Alors que la saison trois de "The Crown" a été mise en ligne le 17 novembre dernier, les saisons cinq et six de la série phare sont déjà en préparation. Elles seraient portées par l'actrice Imelda Staunton ("Harry Potter", "Vera Drake"), qui incarnerait à son tour la Reine Elizabeth II.

La saison quatre de "The Crown" n'est pas encore diffusée, mais le casting pour les deux chapitres suivants est déjà en train d'être recherché. La série, qui raconte la vie de la reine Élizabeth de sa jeunesse à son accession au trône, change l'ensemble de ses acteurs toutes les deux saisons pour mettre en scène le vieillissement des personnages. Ainsi, Imelda Staunton prendrait la relève après que la monarque a été interprétée par Claire Foy puis Olivia Colman.

Star britannique du théâtre et du cinéma, Imelda Staunton a remporté un Bafta en 2004 pour sa performance dans "Vera Drake". Les fans de la saga "Harry Potter" la connaissent aussi en tant que Dolorès Ombrage, qu'elle a jouée en 2007 et en 2010. Plus récemment, elle a rejoint la distribution de "Downton Abbey" de Michaël Engler, aux côtés de son mari à la ville, Jim Carter.

Ces rumeurs ont été rapportées par le Daily Mail mais n'ont pas encore été confirmées. Notons que la saison trois de "The Crown" se déroule dans les années 60 et 70. Elle tourne autour des difficultés rencontrées par Elizabeth et sa famille, face à l'évolution de la Grande-Bretagne. De la paranoïa de la Guerre Froide aux avancées spatiales, ils doivent s'adapter à un monde plus libéré, mais aussi plus tourmenté. La quatrième saison est encore en cours de tournage.

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La 76ème Mostra de Venise s’est donc achevée hier soir au Lido avec la cérémonie du palmarès. Un palmarès qui a pris bien soin de récompenser des films de toutes nationalités, alors que la présence américaine cette année était impressionnant.

De l’avis unanime des festivaliers, les quatre films américains en compétition cette année était d’une qualité remarquable. Or seul l’un d’entre eux, "Joker" de Todd Philipps, se retrouve au palmarès, heureusement pour lui à la plus haute marche du podium puisqu’il décroche le Lion d’Or. "Joker", variation originale sur la genèse de l’ennemi juré de Batman, permet à Joaquin Phoenix de signer une composition inoubliable. Nul doute qu’il figurera parmi les favoris aux  Oscars.

L’autre film incontournable de cette Mostra était une production française, réalisé par un cinéaste juif, polonais et français : "J’accuse" de Roman Polanski. Malgré ses premières déclarations contre le cinéaste âgé aujourd’hui de 86 ans, la présidente du jury Lucrecia Martel a eu l’honnêteté intellectuelle de reconnaître les grandes qualités de ce film sur l’Affaire Dreyfus en lui décernant le Grand Prix du Jury.

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La 76ème édition de la Mostra s’est ouverte hier soir au Lido de Venise avec la projection du nouveau film du grand cinéaste japonais Hirokazu Kore Eda. Un film tourné en France qui s’intitule "La vérité" et qui propose un face-à-face entre deux grandes actrices qui n’avaient encore jamais tourné ensemble : Catherine Deneuve et Juliette Binoche.

La vérité

Catherine Deneuve, Hirokazu Kore-Eda et Juliette Binoche sur le tapis rouge de la Mostra

Dans "La vérité", Catherine Deneuve incarne Fabienne, une grande actrice vieillissante, véritable monstre d’égocentrisme. Fabienne s’apprête à publier ses mémoires, et c’est pour cette raison que sa fille Lumir, jouée par Juliette Binoche, revient la voir à Paris. La fille a mis de la distance entre elle et sa mère, elle vit à New York avec son mari, un comédien de série B, campé par Ethan Hawke. La joie des retrouvailles entre la mère et la fille sera de courte durée, car Lumir supporte très mal que dans son livre de souvenirs, Fabienne se donne en permanence le beau rôle alors qu’elle a été une mère absente et vaniteuse, exclusivement concentrée sur son métier et sur sa gloire personnelle.

Catherine Deneuve a fait preuve d’un courage intellectuel très impressionnant en endossant ce rôle de star narcissique, véritable langue de vipère, qui tord en permanence la vérité pour fuir le réel. Tant à la vision qu’à la conférence de presse, sa composition a été très applaudie. Mais comment a-t-elle travaillé son personnage avec pour guide un cinéaste, Kore Eda, qui ne parle que le japonais ? " L’expérience était très originale, très complexe " a-t-elle avoué. " La première semaine a été un peu plus difficile, il fallait le temps de s’habituer à regarder quelqu’un et à écouter quelqu’un d’autre puisque tout passait par la traductrice de Kore Eda. Mais après un certain temps, quand on pose des questions, on limite les choses à l’essentiel, d’ailleurs il n’y avait pas de bavardage sur le tournage… C’était quand même quelque chose d’assez particulier. Mais sur le visage, avec les expressions, on peut lire quelque chose avant même qu’il fasse des commentaires. Je sentais sur son visage si j’étais dans la bonne direction ou pas. "

Si "La vérité" reste une expérience singulière pour Deneuve, c’est aussi un film singulier pour le spectateur. Certes, il a toutes les apparences d’un film français, et pourtant, il se démarque très nettement de ces psychodrames parisiens que le cinéma hexagonal nous sert à la pelle. Car si le film est verbal, il n’est jamais inutilement bavard : Kore Eda va à l’essentiel, pour raconter ce dialogue mère-fille si difficile. Il a offert une belle ouverture à ce 76ème festival de Venise.

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