Une toile de la série des « Meules » du peintre français Claude Monet a été acquise mardi à New York pour 110,7 millions de dollars lors d'une vente organisée par la maison Sotheby's.

 

Il s'agit d'un record pour l'artiste lors d'une vente aux enchères, pour un montant parmi les dix plus élevés jamais atteints en enchères. Le prix comprend la commission et les frais.

C'est la première fois qu'un tableau impressionniste franchit le seuil symbolique des 100 millions de dollars. La toile de 72 cm sur 92 fait partie d'une série peinte par Monet durant l'hiver 1890-1891 dans sa maison de Giverny, en Normandie.

Une autre de ces « Meules » avait été vendue en novembre 2016 par la maison Christie's à New York pour 81,4 millions de dollars. Tout comme cet exemplaire, le tableau adjugé mardi représente une meule de foin au crépuscule. « Nous pensons et je crois que les gens qui se retrouvent face à elle seraient d'accord, que c'est un exemple encore plus beau » que celui vendu en 2016, avait expliqué à l'AFP Julian Dawes, responsable des ventes de soirée pour l'impressionnisme et l'art moderne, lors de la présentation de la vente. « Même quand vous vous tenez à dix mètres, c'est un enchantement », avait-il insisté.

Le propriétaire qui avait mis le tableau en vente, un collectionneur anonyme, l'avait acquis en 1986 lors d'une vente chez Christie's à New York pour 2,5 millions de dollars seulement. Il a indiqué à Sotheby's qu'une partie du produit de la vente serait reversé à des oeuvres de charité. Le précédent record pour une toile de Monet remontait à mai 2018.

Doris Day, décédée lundi en Californie à l'âge de 97 ans, restera dans les mémoires pour « Que sera, sera », un tube planétaire qui lui a permis de réunir les deux grands axes de sa carrière: la chanson et le cinéma, auxquels elle doit deux étoiles sur le « Boulevard de la gloire » à Hollywood.

La blonde Américaine a 32 ans, en 1956, quand Alfred Hitchcock lui donne le rôle émouvant d'une mère dont l'enfant est enlevé par des espions venant du froid dans « L'Homme qui en savait trop ».

Aux côtés de James Stewart et de Daniel Gélin, Doris Day joue un rôle taillé sur mesure: celui d'une chanteuse célèbre qui interprète « Que sera, sera » à tue-tête pour signaler à son fils que l'heure de la libération est proche. Le morceau, signé Jay Livingston et Ray Evans, décroche l'Oscar de la meilleure chanson originale.

Des Oscars, Doris Day n'en décrochera pourtant aucun, malgré une quarantaine de films et l'adoration du public.

Son côté voisine sympa, joyeuse et sans histoires ne séduira pas la critique cinématographique et elle devra se contenter d'un « Grammy » pour sa carrière de chanteuse, avec 650 titres à son actif.

Pour la critique de cinéma Molly Haskell, Doris Day est « l'actrice la plus sous-estimée, la moins bien reconnue qui soit jamais passée par Hollywood ».

Sur le plan personnel, la vie n'aura pas été facile pour Doris Mary Anne Kappelhoff, née le 3 avril 1924 à Cincinnati, dans une famille d'origine allemande.

Ses parents divorcent alors qu'elle a 13 ans et Doris se retrouve avec une mère qui la pousse à monter sur scène.

Après un grave accident de voiture, elle doit abandonner la danse pour se consacrer au chant.

Sa carrière commence au début des années 1940. Doris Day chante pour le « big band » de Les Brown, avec qui elle interprète « Sentimental journey », futur hymne du retour des soldats à la maison après la victoire de 1945.

Mais la jeune femme a déjà divorcé d'un premier mari, violent, mettant fin au premier de quatre mariages dont aucun ne durera.

En 1948, elle tourne son premier film, « Romance à Rio », qui sera suivi d'autres succès comme « La Blonde du Far-West » (Calamity Jane, 1953), « Les Pièges de la Passion » (Love Me or Leave Me, 1955) ou « Ne mangez pas les marguerites » (Please Don't Eat the Daisies, 1960).

Doris Day brille surtout dans le vaudeville, un genre qui culmine en 1959 avec « Confidences sur l'oreiller », où elle tourne aux côtés de Cary Grant et Rock Hudson. Le film est le seul qui lui vaudra une sélection aux Oscars.

Le jour de ses 29 ans, elle épouse Martin Melcher, qui deviendra son imprésario. Mais lorsqu'il meurt en 1968, elle découvre qu'il l'a criblée de dettes.

La star obtient 22 millions de dollars de dédommagement d'un homme d'affaires embauché par Melcher pour gérer sa fortune. Elle garde de ce second mari son seul enfant, Terry Melcher, qui mourra d'un cancer en 2004.

Tout au long de sa carrière, Doris Day s'efforce de défendre son image d'Américaine propre sur elle, refusant en 1967 le rôle de Mme Robinson dans « Le Lauréat », qu'elle juge osé.

« J'aime être gaie. J'aime m'amuser sur un tournage. J'aime porter de beaux vêtements et être belle. J'aime sourire et que les gens rient. C'est tout ce que je veux », résume-t-elle lors d'une interview.

Depuis qu'elle ne tournait plus, Doris Day était devenue une amie des animaux, qu'elle accueillait dans son hôtel de Carmel, en Californie.

En 2004, le président George W. Bush lui a remis la « médaille de la Liberté », la plus haute récompense civile américaine, pour avoir « ravi les coeurs des Américains tout en enrichissant notre culture ».

Belga News

Record attendu pour Lee Krasner, possible pour Helen Frankenthaler: les oeuvres des femmes peintres abstraites, et des artistes féminines en général, sont de plus en plus prisées des collectionneurs, comme en témoignent les enchères de printemps à New York qui débutent lundi.

"Nous avons vu une réévaluation extraordinaire du marché pour les femmes artistes, qu'elles soient anciennes ou contemporaines", résume David Galperin, responsable des ventes de soirées pour la maison d'enchères Sotheby's à New York.

L'année 2018 avait déjà été faste, avec des records pour les peintres d'art abstrait Helen Frankenthaler (décédée en 2011), la Britannique Cecily Brown (50 ans), Grace Hartigan (morte en 2008) et surtout Joan Mitchell (1992), dont le "Blueberry" est parti en mai 2018 pour 16,6 millions de dollars.

David Leiber, associé de la galerie David Zwirner qui expose plusieurs de ses tableaux, rappelle que Joan Mitchell a très tôt connu le succès, critique et populaire. Mais elle n'avait profité que marginalement de l'accélération du marché de l'art ces dernières années, jusqu'à la vente du "Blueberry".

"La valeur marchande de ces artistes dont les oeuvres sont tout aussi puissantes que celles de leurs contemporains masculins se situait derrière eux depuis des décennies", explique David Galperin.

Si le rééquilibrage a commencé, elles restent néanmoins encore très loin des sommes atteintes par Willem de Kooning (68,9 millions de dollars), Jackson Pollock (58,4) ou Mark Rothko (86,9).

"C'est un ajustement du marché qui aurait dû intervenir il y a bien longtemps déjà", insiste Alexander Rotter, président du département après-guerre et art contemporain chez Christie's à New York.

Cet ajustement tient à plusieurs facteurs, à commencer par la flambée dont ont bénéficié les hommes peintres, beaucoup approchant, ou dépassant, la barre des 100 millions de dollars.

"Il y a un appétit pour les opportunités (...) et c'en est une car les prix sont accessibles par rapport à des oeuvres de qualité comparable et peintes par leurs pairs masculins", analyse David Galperin.

Le phénomène profite d'ailleurs à d'autres femmes artistes, comme la sculptrice Louise Bourgeois (décédée en 2010), qui pourrait battre, cette semaine, son record de 28,2 millions de dollars, établi en 2015.

Comme il y a quatre ans, l'oeuvre est une araignée géante, estimée entre 25 et 35 millions de dollars par Christie's et proposée mercredi soir.

Cherchez la femme

Autre facteur, moins directement lié au marché de l'art: l'époque est à la redécouverte de femmes artistes, scientifiques, politiques, dont la contribution a longtemps été minorée, voire oubliée.

"J'espère que nous aboutirons à un monde dans lequel nous n'aurons plus à faire de distinction, où les prix se décideront en fonction de l'oeuvre plutôt que du genre", avance Alexander Rotter. "Mais aujourd'hui, nous faisons le choix conscient d'être attentifs aux femmes artistes."

Certains collectionneurs et collectionneuses demandent d'ailleurs spécifiquement à acquérir des oeuvres réalisées par des femmes, observe-t-il. "Cela a toujours existé, mais c'est plus important aujourd'hui."

Le mouvement bénéficie aux grands noms mais aussi à des artistes moins connues, comme la peintre d'origine nigériane Njideka Akunyili Crosby, dont une toile est partie pour 3,4 millions de dollars l'an dernier chez Sotheby's, ou l'Anglo-Ghanéenne Lynette Yiadom-Boakye (1,5 million de dollars pour une oeuvre en 2018).

Il traverse aussi les époques, comme en témoignent les 7,1 millions de dollars payés, en janvier, pour une toile d'Elisabeth-Louise Vigée Le Brun (1755-1842), un record pour une femme parmi les maîtres anciens.

Face à cette tendance, les maisons d'enchères ont repositionné leur offre, explique David Galperin, et incluent désormais davantage de femmes, par exemple, dans leurs grandes ventes de printemps et d'automne.

"C'est vraiment crucial de les présenter dans ce contexte nouveau", dit-il, "pour attirer de nouvelles populations d'acheteurs et faire bouger ces marchés."

Contrairement au Salvator Mundi en 2017 ou au "Portrait of an Artist (Pool with Two Figures)" de David Hockney en 2018, aucune oeuvre ne devrait créer l'évènement lors des quatre grandes ventes de la semaine new-yorkaise, organisées de lundi à jeudi par Christie's et Sotheby's.

Mais le marché suivra notamment le parcours du "Rabbit" de Jeff Koons, un lapin en acier qui pourrait établir, chez Christie's un nouveau record pour l'artiste américain (58,4 millions de dollars jusqu'ici).

AFP

Il est né le divin moment. Sonnez zombies, résonnez vampires. Le BIFFF est de retour. Et pour cette 37ème édition, qui se tient du 9 au 21 avril à Bozar, nous nous sommes lancés, machette à la main, dans la jungle luxuriante des films proposés, pour tenter de vous conseiller les plus alléchants d'entre eux.

La Belgique se divise en deux. Non, pas le Nord et le Sud. Non, pas les pro-Hergé et les pro-Franquin. Ceux qui vont au BIFFF et ceux qui n'y sont pas encore allés.

On pourrait deviser des lignes entières sur les joies de ce festival pas comme les autres, qui réunit chaque année des dizaines de milliers de fans avides de sensations, de films singuliers, et de bons moments entre gens de joyeuse compagnie.

Et si vous pensez que le BIFFF est réservé aux fans de films d'horreur, nous ne pouvons que vous encourager à surmonter ce cliché et franchir les portes de Bozar.
Vous y découvrirez un monde à part, peuplé de personnes bienveillantes et rigolardes, qui se réunissent pour faire la fête au cinéma de genre, qu'il soit fantastique, d'horreur, de science-fiction ou thriller.

Oui, le BIFFF, c'est le village des Schtroumpfs. Un monde merveilleux peuplé de petits lutins joyeux, qui se nourrissent de trolls et qui sont bleus de films. Alors, si vous voulez vous aussi rejoindre ce pays magique, voici d'abord le petit lexique à connaître quand la salle se plongera dans le noir. Car au BIFFF, le spectacle n'est pas que sur l'écran. Ne soyez donc pas surpris quand vous entendrez les spectateurs crier, et munissez plutôt de ce petit guide pour vous joindre à eux...

Et si l'an dernier, le BIFFF a marqué les esprits par ses invités, dont Guillermo Del Toro, tout juste auréolé de son Oscar de meilleur réalisateur pour "The shape of water", cette année c'est la programmation qui risque de faire la différence. Les organisateurs nous ont mijoté un copieux buffet d'une grosse centaine de films, dont certains risquent de marquer les esprits.

Alors, pour s'y retrouver dans la grande bouffe du BIFFF, nous avons sélectionné pour vous dix longs métrages, de façon totalement subjective. Au feeling. Ou ce que nous appellerons... le bifffomètre.

1. Pet Sematary

 

Ça raconte quoi ?

Le docteur Louis Creed vient s'installer dans le Maine avec sa femme et leurs deux jeunes enfants. Mais non loin de leur maison se trouve un cimetière pour animaux. Où il ne vaut mieux pas y enterrer vos bestioles. Et encore moins des êtres humains...

Pourquoi celui-là ?

Parce que c'est une adaptation d'un des meilleurs romans de Stephen King.

Parce que ceux qui avaient vu la première version en 1989 auront envie de la comparer avec la nouvelle, trente ans plus tard (tout ça ne nous rajeunit pas, ma pauvre dame). Parce que cela surfe sur le succès monstre de "Ça". Et qu'on se demande si ce sera aussi fidèle à l'univers du King.

Parce qu'il y a l'excellent et trop souvent méconnu John Lithgow au casting.

Parce que quelqu'un dans la grande salle de Bozar ne pourra pas s'empêcher de crier "Enfin un bon film de Pet !"

Oui, mais ça passe quand ?

En ouverture, le mardi 9, à 20h.

2. Iron Sky 2

 

Ça raconte quoi ?

Après la destruction de la Terre suite à une guerre nucléaire, une ancienne base nazie située sur la face cachée de la lune est devenue le dernier refuge de l'humanité.

Pourquoi celui-là ?

Parce que c'est la suite de "Iron Sky", longtemps annoncée et repoussée. Et que le premier  était reparti du BIFFF en 2012 avec la récompense suprême, le Corbeau d'Or.

Parce que le premier était un gros délire visuel et scénaristique, et que le deuxième s'annonce dans la lignée. Voire pire...

Parce qu'on y voit dans une des bande-annonces Adolf Hitler chevaucher un dinosaure, qui fait le salut nazi avec sa petite patte de dinosaure.

Parce qu'on y croise Donald Trump et Jesus. Entre autres.

Parce que ça risque bien d'être le gros bordel festif dans la salle.
Parce que le réalisateur est un fan du festival, et qu'il devrait être de la partie.

Oui, mais ça passe quand ?

Le mercredi 10, à 20h30.

3. Brother's nest

 

Ça raconte quoi ?

Deux frères veulent tuer leur beau-père. Ils préparent alors le crime parfait... Ou pas !

Pourquoi celui-là ?

Parce que c'est un mélange de thriller et de comédie noire, que l'on annonce entre Agatha Christie et les frères Coen. Miam miam.
Parce que ce n'est pas tous les jours qu'on peut voir un film joué par deux véritables frères, dont un des deux est également le réalisateur.
Parce que c'est un film australien. Et ça, ça en bush un coin.
Parce que c'est souvent bien les films avec un plan de départ qui ne se passe comme prévu.

Oui mais ça passe quand ?

Le jeudi 11, à 22h30.

4.Hellboy

 

Ça raconte quoi ?

Hellboy est de retour et il va devoir affronter un puissant démon revenu d’entre les morts pour assouvir sa vengeance.

Pourquoi celui-là ?

Parce que Hellboy est un des meilleurs personnages de comic books. Devant Deadpool. Et tant pis pour Deadpool s'il lit ces lignes. (Probabilités que Deadpool lise ces lignes : 0%).
Parce qu'on craignait un peu ce reboot, après les deux films réalisés par le génial Guillermo Del Toro. Mais comme Neil Marshall est aux commandes, et qu'on lui doit déjà les épatants "Dog Soldiers" et "The descent", on est curieux de voir le résultat.

Parce que David Harbour reprend le rôle de Hellboy, tenu jusque là par Ron Perlman. Et que David Harbour, c'est le shérif dans la série "Stranger Things". Et qu'il est excellent.

Oui mais ça passe quand ?

Le vendredi 12, à 20h30.

5. The Pool

 

Ça raconte quoi ?

Un homme se retrouve coincé dans une piscine qui se vide lentement, sans possibilité d'en sortir. Jusqu'au moment où il reçoit la visite d'un crocodile...

Pourquoi celui-là ?

Parce que le synopsis fait baver autant qu'un crocodile devant un homme coincé dans une piscine.

Parce que la bande annonce fait baver autant qu'un crocodile devant un homme coincé dans une piscine

Parce que c'est un film thaïlandais avec un mec coincé dans une piscine et un crocodile !!! Franchement, il vous faut quoi de plus, hein ??!!

Oui, mais ça passe quand ?

Le vendredi 12, à 22h30 et le samedi 20, à 14h.

6. Superlopez

 

Ça raconte quoi ?

Petit employé de bureau, Juan Lopez est surtout un super-héros, qui va devoir sauver le monde.

Pourquoi celui-là ?

Parce que c'est une parodie de Superman, tirée d'une bande annonce espagnole.
Parce qu'un super-héros espagnol qui s'appelle Superlopez, c'est aussi aguichant qu'un super-héros belge qui s'appelle Supervanpiperzeele.

Parce que c'est le nouveau film du réalisateur Javier Luiz Caldera, qui avait déjà obtenu le grand prix du BIFFF et deux prix du public pour Ghost Graduation et Spy Time, deux sommets de folie drolatique. Et que ce Superlopez s'annonce aussi potache et hilarant que ces deux prédécesseurs.

Oui, mais ça passe quand ?

Le samedi 13 à 20h30.

7. Aniara

 

Ça raconte quoi ?

Ayant épuisé toutes les ressources sur Terre, la population humaine restante rejoint la planète Mars à bord de gigantesques vaisseaux spatiaux. L'un d'entre eux se nomme Aniara. Ses passagers s'amusent durant les trois semaines de voyage à bord de cet immense centre commercial dédié au consumérisme. Jusqu'au jour où un accident fait dévier Aniara de sa trajectoire...

Pourquoi celui-là ?

Parce qu'on n'a pas tous les jours l'occasion de voir un film de science-fiction suédois.

Parce que le scénario est basé sur un poème écrit en 1956 par Harry Martinson. Et que Harry Martinson, eh ben il a obtenu le Prix Nobel de Littérature en 1974. Et que ça fait quand même très chic, quand tu sors de la salle, de croiser quelqu'un qui te demande "T'es allé voir quoi ?", et de pouvoir lui répondre : "Oh, un film de science-fiction tiré d'un poème écrit par Harry Martinson. Tu sais, celui qui a obtenu le Prix Nobel de Littérature en 1974".

Parce qu'on sent qu'on est plus dans de la science-fiction à la 2001, l'Odyssée de l'Espace qu'à la Star Wars. Et que du coup, si tu rentres dedans, ça peut être un voyage fascinant. Mais que si tu rentres pas dedans, ben tu peux toujours te replier au bar du BIFFF et boire des coups. Dans tous les cas, tu auras fait un voyage, donc. 

Oui mais ça passe quand ?

Le dimanche 14, à 21h30.

8. Little Monsters

Ça raconte quoi ?

Dave accepte de partir en voyage scolaire avec son neveu pour draguer sa maîtresse, Miss Caroline. Mais il va devoir changer ses plans quand il se retrouve face à une attaque de zombies.

Pourquoi celui-là ?

Parce qu'il y a des zombies qui attaquent des enfants. Et qu'on se demande qui est le plus dangereux des deux.

Parce que le film a été projeté au festival de Sundance. Et que ça en jette toujours un peu.

Parce qu'il y a Lupita Nyong'o, qu'on a vue dans "12 years a Slave", "Star Wars le réveil de la force" et "Star Wars les derniers Jedi", ainsi que dans "Black Panther" et dans "Us". Bref, il y a Lupita Nyong'o. 

Parce qu'aller au BIFFF sans voir un film de zombies, ça n'est pas vraiment aller au BIFFF.

Oui mais ça passe quand ?

Le mardi 16, à 20h30.

9. Extra ordinary

 

Ça raconte quoi ?

Rose est instructrice d'auto-école en Irlande. Mais Rose a surtout des dons paranormaux. D'ailleurs, elle peut même exorciser des poubelles possédées. C'est alors qu'elle va croiser la route de Christian, une ancienne rock star qui a fait un pacte avec le diable pour retrouver le chemin du succès.

Pourquoi celui-là ?

Parce que le film est annoncé comme une comédie fantastique digne de "Ghostbusters". Le vrai "Ghostbusters", hein. Pas le remake pourri.

Parce que ce film irlandais est une coproduction avec la Belgique, et que cocorico donc, un peu, quand même..

Parce que certaines voix nous soufflent déjà de l'au-delà que le film pourrait repartir avec le grand prix.

Parce qu'il y a Will Forte, ancien acteur du "Saturday Night Live", vu notamment dans le film "Nebraska" d'Alexander Payne et dans la série "The last man on Earth". Et que niveau drôlerie du jeu, il porte bien son nom de famille.  

Oui, mais ça passe quand ?

Le vendredi 19, à 20h30.

10. Freaks

 

Ça raconte quoi ?

Chloé est une petite fille qui a toujours vécu recluse avec son père. Ce dernier, paranoïaque, lui répète qu'elle est différente des autres, et que le monde extérieur est un danger pour elle. Mais Chloé va braver l'interdit et sortir de sa maison. Elle va alors découvrir une toute autre réalité...

Pourquoi celui-là ?

Parce que ce film de science-fiction s'annonce comme un des plus prometteurs de cette édition 2019.
Parce qu'il y a au casting Emile Hirsch ("Into the wild") et Bruce Dern ("Nebraska").
Parce que c'est typiquement le genre de films où moins l'on en sait, mieux c'est.
Parce que les retours des critiques et des spectateurs qui ont déjà pu voir le film sont tout simplement excellents.

Oui, mais ça passe quand ?

Le samedi 20, à 20h30.

Christophe Bourdon, RTBF

La 34e édition du festival d'expressions artistiques pour et par les jeunes "Bruxelles Babel" a été présentée mercredi après-midi dans le tram 51, au départ du dépôt Stib de Molenbeek-Saint-Jean. Elle se tiendra cette année sur le thème "Quelle différence ?" pour traiter des stéréotypes de genre. Le spectacle prendra place le 19 avril à 20H00 et le 20 avril à 15H00 au Centre culturel Jacques Franck à Saint-Gilles. Une exposition sur les 34 ans du festival s'y tiendra du 12 au 21 avril.

150 jeunes de 12 à 21 ans sont entrés dès octobre dans un processus créatif qui visait à déconstruire les stéréotypes qui se mêlent dans les relations entre les garçons et les filles. L'ASBL Tremplins, à l'initiative du festival, a également organisé pour cette édition un weekend créatif.

Théâtre, musique, danse, vidéos ou arts plastiques, tous les moyens artistiques sont à leur disposition pour faire passer leurs idées.

Pour le spectacle, un tram sera suggéré sur scène. "Le tram permet de traiter du phénomène du harcèlement de rue, mais aussi de choses plus positives, comme les rencontres, parfois de personnes qu'on ne verra qu'une seule fois dans sa vie", explique Assia Manah, coordinatrice de projets à l'ASBL Tremplins. "Le tram 51 traverse Bruxelles de part en part. Il va aussi bien à Uccle, qu'à Bruxelles, à Saint-Gilles... C'est la rencontre de personnes de différents quartiers".

L'affiche du festival a été sélectionnée parmi les 18 proposées par des élèves de l'institut Diderot. Celle retenue, qui montre sur fond noir les chromosomes X et Y, était une des rares à ne pas jouer sur les couleurs rose et bleue, communément attribuées aux deux sexes.

L'exposition des 33 années du festival Bruxelles Babel montrera des photos, des affiches ou des films des anciennes éditions.

Un focus sur la thématique des relations filles-garçons sera aussi proposé par les élèves de 6e Arts de l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, de la Cité des jeunes de Saint-Gilles et de l'ASBL AxCESS.

Pour le vernissage, le 11 avril au soir, des anecdotes sur les stéréotypes de genre seront racontées dans une "bibliothèque vivante", dans laquelle les livres sont des personnes. Une intervention des élèves de 4e Danse de l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles est également prévue.

RTBF

Deux lettres personnelles de l'artiste malinois Rik Wouters, considéré comme l'un des précurseurs de l'Art moderne en Belgique, seront mises aux enchères lors d'une vente les 29 et 30 mars prochains à l'hôtel de ventes Arenberg Auctions de Bruxelles, annonce celui-ci.

Ces lettres de Rik Wouters (1882-1916) donnent accès à un volet plus personnel de l'artiste aux 170 peintures, 35 sculptures, 50 gravures, 40 pastels et 1.500 dessins.

La première missive, un brouillon de 1914, est destinée à un ami peintre, Maurice Wagemans (1877-1927). Rik Wouters y parle de Punch, un chien adopté grâce à cet ami. Il y décrit la gentillesse de l'animal et leur vie ensemble. On y voit aussi deux rapides esquisses au crayon, notamment de Punch qui court après sa propre queue tandis que son épouse Nel l'observe en riant.

La deuxième lettre est aussi un brouillon, daté d'environ 1915. Rik Wouters l'écrit alors qu'il est à Amsterdam après avoir été incarcéré pour désertion dans un camp militaire à Zeist. L'artiste souffre alors déjà de violents maux de tête, symptômes de ce qui s'avèrera être un cancer. L'homme y raconte sa faiblesse à la suite de la maladie et atteste de sa confiance en son médecin.

"Jusqu'il y a peu, nous ne pouvions nous imaginer la souffrance provoquée par la maladie de Rik Wouters que par le biais de ses travaux artistiques. Cette lettre nous offre une vue unique sur les véritables émotions de l'artiste durant ses derniers mois", explique Henri Godts, expert de l'hôtel de ventes.

D'autres lots exceptionnels seront proposés, comme un atlas vieux de 350 ans réalisé par Joannes Blaeu, avec une valeur estimée entre 170.000 et 250.000 euros. Il est issu de la bibliothèque personnelle de Charles-Alexandre de Lorraine (1712-1780). Considéré comme "le plus grand et le plus détaillé de tous les temps", cet atlas a été édité intégralement en français en 1663.

Intéressé.e ? Rendez-vous à l'hôtel de ventes Arenberg Auctions de Bruxelles les 29 et 30 mars prochains.

La 32e édition de la The European Fine Art Fair (TEFAF) de Maastricht ouvrira ses portes au public ce samedi 16 mars. Elle se tiendra au MECC de Maastricht jusqu'au 24 mars. Elle est la plus prestigieuse foire d'art et d'antiquités au monde.

La TEFAF, vient de mettre en place une nouvelle politique globale en matière d'expertises pour toutes ses foires. Un "vetting", un examen par un comité d'experts des pièces proposées, a lieu avant chaque foire. Dorénavant, le droit de vote au sein de ces comités est réservé à des experts universitaires, à des conservateurs et scientifiques spécialisés dans la conservation des œuvres et à des historiens de l'art indépendants. Marchands d'art et experts des maisons d'enchères en sont donc exclus.

Rassurer encore plus les clients, éviter tout soupçon de conflit d'intérêt, tout en renforçant ses liens avec les institutions scientifiques, la TEFAF compte tirer plusieurs bénéfices de sa nouvelle politique d'expertise des œuvres et objets d'art. "On arrive à un degré de compétence pendant les commissions d’expertise qui est assez impressionnant. En plus, ces différents conservateurs et historiens de l’art peuvent avoir l’aide des laboratoires scientifiques du Rijksmuseum. Les équipes viennent avec un matériel scientifique impressionnant de radiographie, d'analyse, des microscopes, etc.", explique Christophe de Quénetain, membre du comité exécutif et du conseil d'administration de la TEFAF...

Le marchand d'art bruxellois Eric Gillis salue cette évolution : "C’est très bien, c’est toujours une matière délicate car l’expertise c’est toutes des compétences très différentes Je pense aussi que c’est la responsabilité d’une foire qui rassemble quand même 280 marchands et les meilleurs au monde. C’est aussi de faire évoluer la réflexion sur l’expertise".

HBO a dévoilé des détails de programmation relatifs à la saison 8 de "Game of Thrones", qui sera diffusée à partir du 14 avril 2019. La longueur des six épisodes qui la compose n'est plus un secret pour les fans.

HBO a révélé la durée des deux premiers épisodes de la saison 8. Le listing des quatre derniers épisodes, non publié, reste accessible publiquement. La chaîne américaine a alloué 54 minutes au premier épisode et 58 minutes à l'épisode 2.

Un habitué du site non officiel Winter is Coming a ensuite deviné les identifiants des autres épisodes, découvrant ainsi la durée de l'épisode 3 (1 heure), de l'épisode 4 (1 heure et 18 minutes), de l'épisode 5 (1 heure 20 minutes) et de l'épisode 6 (1 heure 20 minutes).

En résumé, la plus courte des saisons de la série HBO contient trois de ses plus longs épisodes. Les trois derniers épisodes de la saison 8 dépassent les 68 minutes du dernier épisode de la saison 6 "The Winds of Winter"("Les Vents de l'hiver") et les deux derniers égalent les 80 minutes de l'épisode de clôture de la saison 7, "The Dragon and the Wolf"("Le Dragon et le loup").

Avec un total de 6 heures et 50 minutes, la saison 8 reste la plus courte des saisons de la série, avec une demi-heure de moins que la saison 7. HBO prépare déjà un spin-off appelé "The Long Night", qui entrera en phase de production à la mi-2019. Les fans pourront découvrir de nouvelles aventures à Westeros.

Le Kanal-Centre Pompidou met l’accent sur le numérique lors d’un week-end d’expositions et expériences. Ça se passe les 23 et 24 mars.

 

 

Dans un monde où les musées se numérisent et l’art et la technologie se marient, de plus en plus d’initiatives consacrées émergent. C’est le cas de l’évènement “Printemps Numérique” qui se déroulera au Kanal-Centre Pompidou l’avant-dernier week-end de mars. 

 

Des activités originales telles des expositions avec expérience en réalité augmentée et autres séances de codage. Une table ronde évoquera les enjeux éthiques du numérique avec la présence d’intervenants spécialiste de la technologie. L’évènement Printemps Numérique est l’occasion de vivre une expérience immersive tout en s’interrogeant sur les enjeux liés. 

 

Ouvert en 2018 dans les anciens bâtiments Citroën sur le quai des péniches, le musée d’art moderne est une collaboration multiple entre CIVA, le Centre Pompidou et la Fondation Kanal. Les locaux de près de 16.000 mètres carré constituent une surface exceptionnelle pour l’art contemporain. Le bâtiment qui date des années 30 est classé. L’intérieur devrait subir des rénovations à partir de juin 2019 et l’ouverture définitive est prévue en 2023.

Informations pratiques

Printemps Numérique

Les 23 et 24 mars 2019

Au Kanal - Centre Pompidou (Quai des Péniches - 1000 Bruxelles)

Entrée gratuite

L’évènement sur Facebook

 

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