Le tribunal de l’entreprise de Gand a déclaré en faillite mercredi trois sociétés de Thomas Cook en Belgique. Il s’agit de Thomas Cook Belgique (70 travailleurs), Thomas Cook Retail (5) et Thomas Cook Financial Services, qui ne compte aucun collaborateur.

Les trois sociétés concernées s’étaient déclarées en faillite mercredi matin auprès du tribunal gantois.

Le tour-opérateur a indiqué mardi viser un redémarrage des activités pour la société Thomas Cook Retail Belgique, qui comprend le siège et les agences, et pour laquelle une demande de protection contre les créanciers – dans le cadre de la loi sur la continuité des entreprises (LCE) – sera introduite fin de cette semaine ou début de semaine prochaine. 501 emplois seraient sauvés.

Un certain nombre de pièces doivent être préparées. "Nous travaillons sur la demande", a indiqué le porte-parole de Thomas Cook. Si le tribunal de l’entreprise approuve la demande de protection, la société sera protégée contre ses créanciers pendant une période encore à déterminer.

Trois curateurs désignés

Le CEO de Thomas Cook Belgique, Jan Dekeyser, avait annoncé mardi à la suite d’un conseil d’entreprise, que la faillite serait demandée pour deux des trois sociétés : Thomas Cook Belgique (70 collaborateurs) et Thomas Cook Retail (5 personnes). Une déclaration de faillite a également été introduite pour Thomas Cook Financial Services. Il s’agit d’une "entité financière légale avec des administrateurs, mais où il n’y a pas d’employés", a souligné le porte-parole.

Le tribunal ne s’est pas prononcé publiquement, s’agissant d’une procédure principalement écrite. Il a désigné une équipe de trois curateurs : Mieke Verplancke, Pieter Huyghe et Hans De Meyer, également curateur dans le dossier de la faillite d’Optima Bank.

Deux juges-commissaires ont également été nommés, chargés de surveiller les opérations et la liquidation de la faillite. Les créanciers peuvent, endéans les 30 jours, introduire des déclarations de créances, mais dans la pratique, ils disposent d’un an pour en faire de supplémentaires.

Les curateurs se rendront au siège de l’entreprise mercredi après-midi et rencontreront le personnel.

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Le géant de la distribution Carrefour réfléchirait depuis cet été à une offre de reprise de son rival Casino, rapporte le média français BFM Business, sur base de plusieurs sources anonymes. Une telle opération donnerait naissance à un géant du commerce de détail.

Selon BFM Business, une offre publique d'échange (échanges d'actions) entre 4 et 4,2 milliards d'euros a été évoquée, soit 25% de plus que la valeur de Casino fin juin.

Casino, c'est aussi Monoprix et Leader Price

Le PDG de Casino, Jean-Charles Naouri, est en difficulté financière et a été contraint de placer, fin mai, ses sociétés (Rallye, Foncière Euris, Finatis et Euris) actionnaires de Casino en procédure de sauvegarde judiciaire. La première, Rallye, croule sous 2,9 milliards d'euros de dettes financières nettes à fin juin, rappelle le média français.

Casino contrôle plusieurs enseignes dans l'Hexagone, comme Monoprix et Leader Price.

L'arrivée récente au capital de Casino du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, qui a pris une participation de 4,63%, pourrait toutefois refroidir les ardeurs de Carrefour.

Parmi les actionnaires de Carrefour, on retrouve notamment le président de LVMH, le milliardaire Bernard Arnault, l'homme d'affaires brésilien Abilio Diniz ou la famille Moulin, propriétaire des Galeries Lafayette.

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Au lendemain de l’annonce surprise du départ de la CEO de Proximus, la question de sa succession se pose déjà. Dominique Leroy partira le 1er décembre pour l’opérateur néerlandais de télécommunication KPN. Un départ qui survient quelques mois après l’annonce de la suppression de 1900 emplois dans cette entreprise désormais cotée en bourse.

Mais quelles sont les pistes possibles pour remplacer Dominique Leroy ? Le choix peut se faire en interne ou en externe. En 2014, la succession s’était jouée en interne. C’est à ce moment-là que Dominique Leroy avait justement été désignée. Si c’est en externe, par contre, cela ouvre le champ des possibles.

Dans tous les cas, c’est un défi de taille pour cette entreprise soumise à une forte concurrence dans un domaine en pleine mutation. Rappelons aussi que l’actionnaire majoritaire de Proximus est toujours l’Etat belge et qu’il lui rapporte de l’argent. L’Etat a donc son mot à dire.

Une décision politique ?

La décision finale revient au gouvernement. Mais vu la situation politique actuelle, cela risque d’être compliqué. S’il n’y a pas de nouveau gouvernement dans les prochaines semaines, c’est l’actuel gouvernement minoritaire et en affaires courantes ou les partis en train de négocier qui devront trancher.

Un jeu d’équilibriste linguistique ?

Ce genre de nomination dépend aussi d’un équilibrage politique. D’autant que ce poste de CEO de Proximus n’est pas le seul à connaître des changements. C’est aussi le cas chez B-Post. Le CEO actuel, Koen Van Gerven, s’en va lui aussi. Il faut donc tenir compte de l’équilibre linguistique. Didier Bellens qui occupait le poste chez Proximus avant Dominique Leroy et cette dernière étaient tous les deux francophones. Proximus a donc été géré pendant plus de 15 ans par ce côté de la frontière linguistique. Chez B-Post, c’est l’inverse. Les deux derniers CEO étaient flamands. La question linguistique jouera sans aucun doute un rôle dans les prochaines nominations.

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