Le constructeur automobile suédois Volvo rappelle un demi-million de voitures à travers le monde en raison d'un risque d'incendie d'éléments du moteur. en Belgique, cela concerne 40.000 véhicules, a-t-on appris auprès de la division belge de l'enseigne.

Cela est arrivé à plusieurs reprises, a déclaré samedi un porte-parole à la chaîne de télévision suédoise SVT, sans que cela ait entraîné d'accident ou de blessure. Le problème concerne les modèles équipés d'un moteur diesel quatre cylindres conçus entre 2014 et cette année, ce qui comprend les V40, V60, V70, S80, XC60 et XC90. Certains d'entre eux ont été produits au sein de l'usine de Gand.

En Belgique, le constructeur automobile suédois rappelle 40.000 voitures pour des raisons de sécurité, a fait savoir Volvo Belgium dimanche. Le rappel concerne la gamme complète des moteurs diesel à quatre cylindres.

La majorité du demi-million de véhicules concernés est rappelée en Europe, précise l'entreprise. Ainsi, 54.000 doivent repasser par le garage en Allemagne et 86.000 en Suède.

Belga,rtbf.be

Commandés sur internet et très grossièrement imités, ils trompent pourtant la vigilance des commerçants: la police s'inquiète de la mise en circulation depuis le printemps de "milliers de faux billets", essentiellement de 20 et 50 euros, utilisés comme accessoires dans les films.

"C'est apparu en Europe vers avril. Ca a commencé par quelques exemplaires, maintenant on en a plusieurs milliers", a expliqué vendredi le commandant divisionnaire Alain Bateau, adjoint au chef de l'Office central pour la répression du faux-monnayage (OCRFM).

La France est le premier pays de la zone euro touché par ce phénomène, avec 42% de la "movie money" qui circule en Europe, selon l'officier de police.

"Ecoulés essentiellement dans les petits commerces ou les fast-foods", ces nouveaux billets s'achètent en ligne "sur des sites chinois comme Aliexpress" pour un prix dérisoire, "moins de 10 euros les 100 exemplaires", et sont "destinés à servir d'accessoires au cinéma", a précisé le commandant.

Dans le coin supérieur gauche du billet, sous le drapeau de l'Union européenne, on peut ainsi lire la mention "Movie money", à la place de la signature du patron de la Banque centrale européenne Mario Draghi. Dans une marge, figure aussi la phrase: "This is not legal. It's to be used for motion props" ("Ce billet n'a pas cours légal. Son utilisation est réservée au cinéma").

Les coupures, essentiellement bleues et orange des billets de 20 et 50 euros, présentent également une bande holographique et des filigranes de piètre qualité, selon M. Bateau: "avec un minimum d'attention, on s'aperçoit rapidement qu'il s'agit de billets grossièrement imités".

Si le faux-monnayage classique touche d'abord l'Île-de-France et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, ce nouveau phénomène concerne tout l'Hexagone, affirme le policier.

Au moins "une centaine d'enquêtes" ont été ouvertes et des personnes ont été interpellées à la suite de colis interceptés par les douanes.

Les mentions "accessoires" qui figurent sur ces billets permettent à leurs fabricants d'échapper aux 30 ans de réclusion criminelle et aux 450.000 euros d'amende encourus en France par les faux-monnayeurs classiques.

Ils ne risquent qu'une peine d'un an de prison et de 15.000 euros car les coupures "font la même taille que les vrais euros", explique M. Bateau.

Historiquement, la France est le pays de la zone euro le plus touché par le faux monnayage classique, avec "30 à 40%" des faux billets qui circulent en Europe, issus en très large majorité d'Italie, premier producteur européen de fausse monnaie.

Belga,rtbf.be

 

 

C'est une nouvelle découverte de l'UCLouvain dans le domaine énergétique. Des chercheurs ont développé une batterie qui réduit considérablement les risques d'incendie et qui pourrait un jour stocker beaucoup plus d'électricité qu'aujourd'hui en toute sécurité. Une belle avancée technique et scientifique, mais avec de vrais enjeux économiques également.

Les batteries sont aujourd'hui le nerf de la guerre dans plusieurs domaines stratégiques. Mobilité, énergie, objets connectés... mais la question reste la même : comment parvenir à stocker de l'énergie renouvelable ? C'est un enjeu capital pour l'avenir. Des chercheurs de Louvain-la-Neuve viennent de donner un début de réponse.

Quand tout le monde arrive le soir chez soi et allume en même temps la lumière, les centrales électriques, qu'elles soient au gaz ou au nucléaire, produisent plus. L'offre et la demande s'ajustent en temps réel. Mais demain, quand nous dépendrons beaucoup plus des énergies vertes pour avoir de l'électricité, il faudra qu'il y ait du vent dans les éoliennes, du soleil dans les panneaux photovoltaïques, et de l'eau dans les barrages. Cette énergie devra donc être stockée pour l'utiliser au bon moment.

Nouvel or noir

Tout l'enjeu est donc de produire de l'électricité quand la nature le permet, et de parvenir à la stocker. Une opération encore problématique aujourd'hui. C'est la raison pour laquelle tous les géants énergétiques dépensent des budgets parfois colossaux en innovation dans le domaine des batteries. Ils anticipent la diminution (voire la disparition) à long terme du pétrole et la sortie du nucléaire. Pour Geoffroy Hautier, l'un des chercheurs qui a développé ce nouveau matériau dont on parle aujourd'hui, c'est à ce moment-là que nous aurons besoin de batteries. "Si l'on veut passer à l'énergie renouvelable, il va falloir stocker l'énergie. On va devoir passer par là. Aussi, si on veut ne plus avoir d'essence, ne plus utiliser de pétrole, comment va-t-on faire avancer nos voitures sans essence ? Une des options est d'utiliser des batteries, donc d'utiliser l'électricité, transformer les transports", prévoit-il.

En d'autres termes, ces batteries seraient le nouveau pétrole, le nouvel or noir dans le domaine de l'énergie. Cette recherche de l'UCLouvain a d'ailleurs été partiellement financée par Toyota, preuve de l'intérêt des entreprises dans cette innovation.

Bien sûr, les batteries sont déjà essentielles aujourd'hui dans nos smartphones, dans les vélos ou trottinettes électriques, et il y a encore un énorme potentiel à court terme, principalement dans la voiture électrique. C'est ce qui intéresse particulièrement Toyota, ainsi que la plupart des constructeurs automobiles.

Le marché est à la fois énorme et sur le point de s'ouvrir. Les entreprises y voient naturellement une opportunité d'investir et de réaliser un bénéfice à terme sur ces ventes de ces batteries.

La Chine domine

Enfin, ces batteries présentent aussi des enjeux géopolitiques. Actuellement, un rapport de force existe entre ceux qui produisent du pétrole et du gaz, et ceux qui en dépendent. Les batteries sont probablement l'enjeu énergétique de demain, et il se trouve qu'aujourd'hui, presque 90% des batteries sont produites par la Chine.

Julien Covolo avec RTBF La Première,rtbf.be

Le magnat de l'automobile déchu Carlos Ghosn a porté plainte contre les constructeurs japonais Nissan et Mitsubishi Motors pour rupture abusive de son contrat au sein d'une co-entreprise basée aux Pays-Bas, a indiqué à l'AFP une de ses porte-parole en France.

"Je confirme le dépôt de plainte" auprès de la justice néerlandaise, a-t-elle déclaré jeudi, corroborant une information du quotidien français Le Figaro. L'ancien PDG de Renault et Nissan réclame jusqu'à 15 millions d'euros.

La filiale Nissan-Mitsubishi B.V. (NMBV), qui avait été fondée en juin 2017 pour explorer les synergies entre les deux groupes, a désormais été dissoute, selon une décision annoncée en mars 2019, dans la foulée de l'arrestation de Carlos Ghosn pour des malversations financières présumées.

Dans le cadre d'investigations conduites en parallèle à celles du parquet de Tokyo pour d'autres motifs, Nissan et Mitsubishi Motors (MMC) avaient affirmé en janvier que le dirigeant, en tant qu'administrateur de NMBV, "avait reçu une rémunération totale de 7.822.206,12 d'euros (taxes comprises)".

Selon Nissan, qui a dit vouloir récupérer cette somme jugée indûment perçue, M. Ghosn "s'est signé en 2018 un contrat sans discuter avec les autres membres du conseil d'administration de NMBV", à savoir le PDG de Nissan, Hiroto Saikawa, et le PDG de Mitsubishi Motors, Osamu Masuko. "Ils n'ont pour leur part touché aucun revenu", avait alors assuré le constructeur.

Carlos Ghosn, qui dénonce depuis le début de l'affaire un "complot" ourdi par Nissan pour empêcher une intégration plus poussée de l'alliance, a donc décidé de contre-attaquer.

Si M. Ghosn a bien démissionné de chez Renault-Nissan BV (RNBV), ce n'était pas le cas chez NMBV, et "la rupture de contrat serait insuffisamment motivée", selon les arguments de ses avocats rapportés par Le Figaro.

Nissan a indiqué ne pas avoir de commentaire à faire sur ce nouveau développement.

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Six employeurs sur dix prévoient de proposer un budget mobilité à leurs travailleurs, selon une enquête du prestataire RH Acerta.

"Plus de la moitié des travailleurs sont prêts à échanger leur voiture contre de l'argent, une voiture plus respectueuse de l'environnement ou des vacances supplémentaires", explique Acerta."Les employeurs semblent les plus enthousiastes vis-à-vis du budget mobilité pour les cas où l'occupation du travailleur requiert une voiture et où celle-ci est donc la moins considérée comme une voiture salariale pure. Néanmoins, dans les cas où la voiture fait clairement partie de la politique salariale, 56% des employeurs estiment encore que le budget mobilité est une solution alternative pertinente à proposer", détaille Acerta.

Toujours selon l'enquête, plus de la moitié des travailleurs sont prêts à échanger leur voiture contre de l'argent (57%), une voiture écologique (54%), des congés supplémentaires (52%) et un abonnement pour les transports en commun (38%).

"Se détacher de la voiture salariale demande un effort de la part de toutes les parties: l'employeur doit gérer l'aspect administratif et les travailleurs doivent déterminer comment régler leur mobilité. Il faut peser le pour et le contre, ce qui demande du temps et de la motivation. Nous savons qu'il existe des seuils, car l'employeur ne sait pas toujours bien comment implémenter le budget mobilité. Informer et faciliter sont des éléments clés. C'est pourquoi nous vous demandons de ne pas tirer des conclusions trop hâtives sur l'effet du budget mobilité et la sensibilisation autour du thème de la rémunération personnalisée", explique Olivier Marcq, juriste chez Acerta.

Belga,rtbf.be

Une voiture de société, un abonnement Internet, des chèques repas… Ce sont là quelques rémunérations alternatives, parmi la quarantaine qui existe et reprise dans une étude de SD Work, que vous avez peut-être à côté de votre salaire mensuel. Qui en bénéficie ? Existe-t-il des différences entre les secteurs, les genres ?

"La politique RH a bien évolué et on constate qu’il y a plus d’une quarantaine de paquets de rémunérations alternatives", explique Koen Vleminckx, directeur de recherche au sein du Service fédéral de la Sécurité sociale. "C’était vraiment le moment pour en faire un inventaire et avoir un aperçu de tous ces différents avantages. À l’initiative de la ministre De Block, on a donc demandé une étude et cette étude a été confiée à SD Worx, qui a travaillé ensemble avec l’Antwerp Management School et nous, le SPF Sécurité sociale, et l’ONSS".

Ces différents avantages ne sont généralement pas distribués de façon égale parmi tous les employés. Premièrement, tout dépend du secteur dans lequel on travaille. "Qu’une personne perçoive oui ou non une certaine rémunération alternative semble dépendre de la plupart des cas du secteur dans lequel on travaille. Par exemple, on trouve surtout les voitures d’entreprise dans le secteur de l’information et communication. Plus de 60% des employés dans ce secteur-là ont une voiture d’entreprise. Par contre, on trouve beaucoup moins de voitures d’entreprise dans les autres secteurs" précise Koen Vleminckx.

Impact sur le financement de la Sécurité sociale

Au-delà du secteur, il existe aussi des différences, que l’on soit un homme ou une femme. "Pour pas moins de huit des 11 avantages sociaux qu’on a étudiés, il semble que les femmes entrent beaucoup moins en considération pour bénéficier d’une certaine forme alternative de rémunération comme les voitures par exemple", remarque-t-il. "Pour l’étude finale, on a étudié 11 de ces 40 avantages et pour huit de ces 11 avantages, les femmes en perçoivent moins".

Autre tendance qui ressort de l’étude, les ouvriers sont beaucoup moins susceptibles de bénéficier des formes alternatives de rémunérations étudiées. Cela concerne surtout les employés de certaines sociétés privées. Plus de rémunérations alternatives pour les employés que pour les ouvriers et plus pour les hommes que pour les femmes, des constats qui ont un impact sur le pouvoir d’achat et le financement de la sécurité sociale. "On a fait des estimations dans notre étude, mais il faut évidemment nuancer", rajoute Koen Vleminckx.

"Pour certains avantages, on n’a qu’estimé les montants forfaitaires, mais on a quand même essayé d’estimer l’impact, et c’est même une sous-estimation, car l’impact est énorme pour le pouvoir d’achat des gens. Certaines rémunérations alternatives ne sont pas soumises à la Sécurité sociale, donc il y a là un effet important pour nous, qui a donc aussi une influence sur le financement de la Sécurité sociale", conclut-il.

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Le transporteur aérien Ryanair a annoncé mardi qu’il allait fermer des bases aéroportuaires cet hiver et à l’été 2020 à cause des reports de livraison du Boeing 737 MAX, dont la flotte est clouée au sol après deux accidents.

Le groupe irlandais, l’un des principaux du secteur en Europe, a expliqué que la livraison attendue de Boeing 737 MAX 200 était retardée, l’avion devant être certifié par les autorités américaines et européennes. En conséquence, il prévoit désormais de ne recevoir que 30 de ces avions d’ici à mai 2020, contre 58 prévus au départ.

"Ce manque de livraisons va nous contraindre à diminuer notre activité sur certaines bases et à en fermer pour l’été 2020, mais aussi pour l’hiver 2019", a-t-il expliqué dans un communiqué.

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Le chômage en Wallonie va-t-il atteindre un taux historiquement bas ? C'est en tous cas ce qu'estime l'IWEPS (Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique). Il estime que le chômage wallon pourrait tomber à 10,7% en 2024, soit un record.

Selon la dernière étude de l'IWEPS, entre 2019 et 2024, l'économie wallonne va tourner plutôt à bas régime : la croissance de l'économie se situerait à 1,3%. Par contre, le chômage devrait atteindre un taux historiquement bas de 10,7% en 2024. "La bonne nouvelle, c'est la baisse du taux de chômage. Je pense qu'elle devrait perdurer encore pendant les cinq ans à venir. Et elle provient de créations d'emplois qui restent correctes, compte tenu des taux de croissance que l'on observe. Moins intense, c'est vrai, que dans un passé récent. Et elle provient aussi, et cela est peut-être une moins bonne nouvelle, de la progression d'une population active qui est relativement faible, voire légèrement négative en 2024", explique Frédéric Caruso, économiste à l'IWEPS. En d'autres termes, cette baisse du chômage s'explique en partie par un effet démographique. Le défi majeur reste donc d'augmenter le taux d'emploi.

Qu'en disent les patrons?

"Il y a un premier phénomène : le taux d'emploi public dans l'emploi total wallon est encore beaucoup trop important. Et le deuxième phénomène, c'est que le taux d'emploi en lui-même est encore beaucoup trop bas (autour de 63% alors que la moyenne européenne est 10% au-dessus). C'est un réel problème parce que cela veut dire que l'on a un nombre d'allocataires qui est trop important, et qu'il n'y a pas suffisamment de personnes qui contribuent à la création de valeur dans la Région" estime de son côté Olivier de Wasseige, directeur général de l'Union wallonne des Entreprises.

Un autre défi est de trouver la main-d'œuvre adéquate. Il reste toujours près de 28.000 emplois vacants, et toujours plus de métiers en pénurie. "On est passé sur les derniers trimestres de 88 à 100 métiers qui sont en pénurie. C'est évidemment extrêmement problématique pour les entreprises, puisqu'on n'arrive pas à recruter. Et donc on doit freiner les commandes dans des tas d'entreprises" poursuit Olivier de Wasseige.

Il reste encore pas mal de chemin pour parvenir à l'objectif très ambitieux du plein emploi en 2030.

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