Le géant de la distribution Carrefour réfléchirait depuis cet été à une offre de reprise de son rival Casino, rapporte le média français BFM Business, sur base de plusieurs sources anonymes. Une telle opération donnerait naissance à un géant du commerce de détail.

Selon BFM Business, une offre publique d'échange (échanges d'actions) entre 4 et 4,2 milliards d'euros a été évoquée, soit 25% de plus que la valeur de Casino fin juin.

Casino, c'est aussi Monoprix et Leader Price

Le PDG de Casino, Jean-Charles Naouri, est en difficulté financière et a été contraint de placer, fin mai, ses sociétés (Rallye, Foncière Euris, Finatis et Euris) actionnaires de Casino en procédure de sauvegarde judiciaire. La première, Rallye, croule sous 2,9 milliards d'euros de dettes financières nettes à fin juin, rappelle le média français.

Casino contrôle plusieurs enseignes dans l'Hexagone, comme Monoprix et Leader Price.

L'arrivée récente au capital de Casino du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, qui a pris une participation de 4,63%, pourrait toutefois refroidir les ardeurs de Carrefour.

Parmi les actionnaires de Carrefour, on retrouve notamment le président de LVMH, le milliardaire Bernard Arnault, l'homme d'affaires brésilien Abilio Diniz ou la famille Moulin, propriétaire des Galeries Lafayette.

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Au lendemain de l’annonce surprise du départ de la CEO de Proximus, la question de sa succession se pose déjà. Dominique Leroy partira le 1er décembre pour l’opérateur néerlandais de télécommunication KPN. Un départ qui survient quelques mois après l’annonce de la suppression de 1900 emplois dans cette entreprise désormais cotée en bourse.

Mais quelles sont les pistes possibles pour remplacer Dominique Leroy ? Le choix peut se faire en interne ou en externe. En 2014, la succession s’était jouée en interne. C’est à ce moment-là que Dominique Leroy avait justement été désignée. Si c’est en externe, par contre, cela ouvre le champ des possibles.

Dans tous les cas, c’est un défi de taille pour cette entreprise soumise à une forte concurrence dans un domaine en pleine mutation. Rappelons aussi que l’actionnaire majoritaire de Proximus est toujours l’Etat belge et qu’il lui rapporte de l’argent. L’Etat a donc son mot à dire.

Une décision politique ?

La décision finale revient au gouvernement. Mais vu la situation politique actuelle, cela risque d’être compliqué. S’il n’y a pas de nouveau gouvernement dans les prochaines semaines, c’est l’actuel gouvernement minoritaire et en affaires courantes ou les partis en train de négocier qui devront trancher.

Un jeu d’équilibriste linguistique ?

Ce genre de nomination dépend aussi d’un équilibrage politique. D’autant que ce poste de CEO de Proximus n’est pas le seul à connaître des changements. C’est aussi le cas chez B-Post. Le CEO actuel, Koen Van Gerven, s’en va lui aussi. Il faut donc tenir compte de l’équilibre linguistique. Didier Bellens qui occupait le poste chez Proximus avant Dominique Leroy et cette dernière étaient tous les deux francophones. Proximus a donc été géré pendant plus de 15 ans par ce côté de la frontière linguistique. Chez B-Post, c’est l’inverse. Les deux derniers CEO étaient flamands. La question linguistique jouera sans aucun doute un rôle dans les prochaines nominations.

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Le patrimoine financier des Belges s’élève à 1350 milliards d’euros. C’est une belle somme et ce patrimoine est en hausse par rapport à l’année 2018. Il faut dire que cette année-là avait été très mauvaise pour notre patrimoine financier. Il avait baissé l’année passée pour la première fois depuis 2008 et la crise financière, à cause essentiellement de la chute des marchés boursiers à la fin de l’année. C’est un choc qui explique peut-être pourquoi des centaines de milliards d’euros dorment littéralement sur des comptes courants et des comptes d’épargne.

Selon Charlotte de Montpellier, économiste chez ING Belgique, "les Belges mettent de plus en plus d’argent sur ces types de comptes alors qu’on est tous bien conscients que ces types de comptes n’ont pas un rendement réel quand on tient compte de l’inflation, du fait que l’argent perd de la valeur en cours de route et que cette situation n’est pas près de changer. On sait que la Banque centrale européenne est plutôt dans une tendance à encore diminuer les taux, donc ce n’est pas certain que les taux sur les comptes d’épargne par exemple vont se remettre à augmenter en 2020".

Pourtant, 31,7% du patrimoine financier des Belges est détenu via les comptes courants, les comptes d’épargne et aussi l’argent liquide. Jamais la part des liquidités dans notre patrimoine financier n’a été aussi élevée qu’aujourd’hui.

Le patrimoine financier, ce sont tous les actifs financiers, les placements en actions, en obligations, les assurances vie, l’argent liquide... bref, tous les actifs financiers.

Endettement record

En termes de rendement, les liquidités ce n’est pas un bon plan. Le carnet d’épargne traditionnel offre un taux maximum de 0,11%. Au bout d’un an, avec une inflation de 1,5%, le pouvoir d’achat de cette épargne baisse de 1,4%. Ce n’est donc pas du tout une bonne affaire. C’est d’ailleurs sans doute pour ça aussi que de plus en plus de Belges investissent dans l’immobilier pour essayer de trouver du rendement. Mais, constat d’ING, il y a une conséquence : une forte hausse de l’endettement des Belges, poursuit Charlotte de Montpellier : "Evidemment, pour acquérir un bien immobilier, on passe très souvent par l’endettement. Et que voit-on ? On voit que les ménages s’endettent de plus en plus pour l’acquisition de biens immobiliers alors que dans le passé les Belges étaient plutôt connus comme étant les ménages européens qui avaient beaucoup d’actifs financiers et peu d’endettement. On voit que cette tendance est en train de changer : l’endettement augmente très clairement en Belgique depuis un petit temps, et surtout au cours de l’année dernière".

Au premier trimestre de cette année, l’endettement des Belges s’élevait à 294 milliards d’euros. Cela représente grosso modo à peu près 60 000 euros par ménage. Cette augmentation de l’endettement est un sujet d’inquiétude et un sujet d’attention, surtout que pas mal de ménages consacrent une partie très importante de leurs revenus mensuels pour rembourser leur emprunt. En cas de chômage, de maladie ou de séparation, ça peut faire très mal. Et s’il s’agit d’emprunter pour investir dans un bien immobilier destiné à la location, donc pas pour se loger soi-même, il y a aussi des risques, insiste Charlotte de Montpellier : "On ne peut jamais être sûr, quand on investit, du rendement. C’est la même chose pour tous les investissements, que ce soient des investissements immobiliers ou que ce soient des investissements dans les marchés financiers. Il y a donc toujours une mesure de risque, et un des risques du marché immobilier est que le bien acquis perde de sa valeur".

On a tendance à l’oublier, mais la valeur d’un bien immobilier peut aussi baisser. Et si toute votre épargne est concentrée sur un, voire deux biens immobiliers, votre risque est super concentré, et ça, ce n’est jamais conseillé.

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