Le bancassureur KBC transforme cette année 65 agences bancaires en distributeurs automatiques, a-t-il annoncé jeudi. Par ailleurs, 51 distributeurs seront fermés.

KBC indique que son réseau de distribution s'adapte à l'évolution du comportement des clients, de plus en plus nombreux à opter pour la banque en ligne. « Au premier trimestre de 2019, 57% des clients n'utilisaient plus que des services bancaires numériques », souligne le groupe.

73% des Belges ne connaissent pas l’architecture du système belge des pensions en trois piliers. 34% des Belges ne savent pas à quoi servent leurs cotisations. 61% des Belges sous-estiment le temps moyen durant lequel un retraité bénéficie d’une pension. Quelques chiffres épinglés dans l’Observatoire des pensions de la banque CBC. Il en ressort une méconnaissance de notre système pour une majorité des gens.
 
Déficit de légitimité

Le problème pour Alexia Autenne, professeur à l’UCLouvain et spécialiste des pensions, c’est que quand on méconnaît une politique publique, c’est difficile d’y souscrire : « C’est un vrai problème, parce que pour qu’un système de pension soit accepté socialement, les gens doivent pouvoir y adhérer. Il doit être perçu comme juste, comme légitime, comme efficace, parce qu’on est dans un système qui concerne tout le monde, les jeunes, les vieux, la retraite, la vieillesse, les revenus de remplacement ça concerne tout le monde ». Et aujourd’hui, cette compréhension fait défaut.

Ce ne signifie pas que les gens n’adhèrent pas au système tel qu’il existe aujourd’hui : « les gens sont dans le système des pensions, c’est comme ça » tranche Alexia Autenne. Par contre, cela pose problème particulièrement quand il s’agit d’aborder les réformes du système des pensions. « Le déficit de légitimité accentue les difficultés à réformer les systèmes de pensions alors même que nous sommes dans un contexte de vieillissement de la population où une série de réformes sont nécessaires. Une méconnaissance rend les politiques publiques en matière de pensions assez sensibles et compliquées ».

Manque de préparation

Une autre conséquence du déficit de connaissance de notre système c’est le manque d’anticipation. Si l’on ne sait pas quand on partira à la retraite, combien de temps on pourrait y rester, quel montant on touchera,… difficile de préparer ses vieux jours. Clemens Scholzen, CEO de CBC Banque et Assurance qui présente ces chiffres aujourd’hui, le voit bien au quotidien avec ses clients: « Les gens sous-estiment leur pension, sous-estiment le nombre d’années durant lesquelles ils doivent cotiser, ça peut amener à des situations de pauvreté le jour où ils seront à la retraite ».

Simplifier le système? Compliqué!

Faut-il dès lors simplifier le système des pensions pour qu’il soit plus lisible ? « C’est certainement une bonne voie » pour Alexia Autenne, mais simplifier implique de grosses réformes… mal acceptées si elles sont mal comprises. C’est le serpent qui se mord la queue : « C’est paradoxal », reconnaît la chercheuse de l’UCLouvain. « Simplifier c’est très compliqué. Le système a été construit par strates au fil du temps pour répondre à toute une série de questions et de cas particuliers. Si on veut toucher à cet équilibre, il faut procéder à des changements qui eux-mêmes sont sensibles ».

Simon Bourgeois, RTBF

L'introduction d'accises sur le kérosène consommé par le secteur aérien ferait baisser le trafic aérien et la pollution, sans affecter l'emploi global et le PIB, ressort-il d'une étude de la Commission européenne non publiée, mais citée par l'ONG Transport & Environnement (T&E) dans Le Soir lundi.

 

La Belgique fait partie des douze pays européens qui ne taxent pas du tout le transport aérien, mais le gouvernement a récemment soutenu une initiative néerlandaise visant à une "tarification juste et correcte du transport aérien au regard de son impact sur l'environnement".

Selon l'étude réalisée il y a un an par deux sociétés de consultance pour la Commission européenne, dans le scénario d'une taxation du kérosène (accises de 330 euros/1.000 l), le prix moyen d'un ticket augmenterait de 10% et le nombre de passagers et de vols diminuerait de 11%. L'emploi et la valeur ajoutée du secteur aérien chuteraient aussi de 11%, sans impact toutefois sur l'emploi global ou le PIB. "L'impact négatif sur l'emploi dans le secteur aérien et ses fournisseurs est effacé par l'impact positif sur les autres secteurs résultant d'une hausse des recettes fiscales, qui peut entraîner soit une augmentation des dépenses publiques, soit une baisse des autres taxes et une hausse de la consommation", constate l'étude.

Pour Bill Hemmings, directeur Aviation chez T&E, "ce n'est pas la réponse que la Commission voulait entendre". Et c'est ce qui expliquerait pourquoi elle tarde à publier les résultats. "L'étude casse le mythe créé par l'industrie selon lequel l'économie serait irrémédiablement endommagée" par la taxation du carburant aérien, pointe T&E. Surtout, souligne l'ONG, le scénario des accises sur le kérosène entraînerait une baisse de 11% des émissions de CO2 (- 16,4 millions de tonnes) et de 8% des personnes affectées par les nuisances sonores. Ce qui fait dire à Bill Hemmings qu'"il faut mettre fin à l'exonération fiscale sur le kérosène".

Le champagne était branché. Le voilà désormais de plus en plus connecté à travers étiquettes et coiffes, qui réinventent la lutte contre les marchés parallèles, la contrefaçon et le vol, le récit des maisons et leur dialogue avec les clients.

"En 2016, nous n'imprimions aucune étiquette connectée. En 2019, nous en serons à un million ! Le marché double tous les ans", constate Arnold Deregnaucourt, dirigeant de l'imprimerie Billet à Damery (Marne), spécialiste de l'étiquette de champagne depuis... 109 ans !

Ses étiquettes rendent chaque bouteille unique

L'entreprise, toujours familiale, n'en a pas moins été parmi les premières à prendre ce virage de la connexion. Ses étiquettes nouvelle génération rendent chaque bouteille absolument unique grâce aux deux technologies complémentaires que sont le QR Code et la mini-antenne RFID (Radio-frequency identification).

"Pour des productions jusqu'à 12.000 bouteilles/heure, le QR Code suffit. Pour des productions plus importantes, il vaut mieux intégrer une antenne RFID qui permet de lire les bouteilles à travers les cartons", explique Laurent Berns, fondateur de TraceAWine, jeune pousse informatique qui vient d'intégrer le groupe Billet.

Ainsi équipée d'une identité numérique personnelle renvoyant à une adresse IP tout aussi unique, chaque bouteille est suivie à la trace dès qu'elle est scannée, de son lieu de production à celui de sa vente.

"Nous pouvons déceler des anomalies comme, par exemple, une bouteille qui flashe en Angleterre mais qu'on retrouve en Russie. Notre système alerte le client", souligne Laurent Berns.

Au Mesnil-sur-Oger, au coeur de la prestigieuse Côte des Blancs, Rodolphe Peters en sait quelque chose.

"Nos vins sont prévendus à des importateurs, des restaurateurs, des cavistes. Nous ne vendons plus aux particuliers, sauf à quelques clients historiques. Certains en profitent pour revendre des bouteilles deux à trois plus cher", explique le propriétaire et chef de cave de la maison Peters, fondée en 1854.

L'étiquette connectée lui aura ainsi récemment permis de localiser quelques particuliers indélicats qui revendaient sur le marché américain des cuvées rares à des prix qui, cette fois, cassaient le marché.

"Une vraie révolution"

Le Syndicat général des vignerons (SGV) de Champagne a voulu aller plus loin encore que l'étiquette. Il propose depuis septembre 2017, après six ans de recherche et développement, une coiffe dont les QR Codes garantissent l'authenticité du champagne, la traçabilité de la bouteille et un lien vers l'information au client.

Pourquoi une coiffe ? "Parce qu'une coiffe, on la détruit quand on ouvre la bouteille. La technologie n'est ainsi plus réutilisable", répond Eric Lamaille, responsable du service CRD (Capsule représentative de droits) du SGV.

Cette particularité est l'ultime défense d'une coiffe aussi "protégée qu'un billet de banque", selon Laurent Collion, chef de projet à ATT, une entreprise de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) partenaire du SGV.

"Les vignerons sont très enthousiastes. Nous en vendons déjà quelques millions", souligne Eric Lamaille, pour qui s'annonce "une vraie révolution".

Couplée à l'intelligence artificielle, qui permet de gérer des centaines de millions de données, la connexion est devenue en peu de temps l'une des armes les plus efficaces contre les marchés gris, le vol et la contrefaçon. Les douanes s'y intéressent d'ailleurs de près.

Conçues pour garantir et tracer les bouteilles de champagne, étiquettes ou coiffes connectées ouvrent en même temps une nouvelle ère dans la communication, avec des consommateurs toujours plus avides de transparence et de personnalisation.

A Reims, la maison Krug en aura été l'une des pionnières. Depuis six ans déjà, l'étiquette de sa grande cuvée Krug Id comprend une série de chiffres qui, scannée par un smartphone, renvoie en quelques secondes à une palette d'informations diverses.

"L'histoire de la maison comme de la bouteille, la composition du champagne, les parcelles utilisées, le temps passé en cave, des conseils de dégustation et d'accords mets-vins et même des propositions musicales", résume Olivier Krug, dirigeant de la sixième génération. "Le digital a même permis à nos amateurs de se rencontrer !"


AFP

Les prix de l’essence et diesel sont nettement à la hausse depuis quelques semaines. L’essence 95 E10 par exemple, à son prix maximum, réalise une hausse de 14% en trois mois. Pour le diesel, la hausse est sensible aussi, avec une augmentation de 7% sur la même période.

Au bout du compte, le diesel reste toujours plus cher, de quelques centimes, que l’essence sans plomb.

La première explication, et la principale, à cette hausse du carburant, est le prix du baril de brut. Il a augmenté de 30% depuis le début du mois de janvier.

Il y a à cela une série de raisons: la politique des pays producteurs de pétrole, l’OPEP, plus la Russie mais pas les États-Unis, limitent leur production, les tensions en Libye, les sanctions américaines contre l’Iran, et aussi, depuis quelques mois évidemment, la chute de la production au Venezuela.

Faire jouer la concurrence

En roulant moins évidemment et en privilégiant les transports publics et les autres possibilités. Mais ce n'est pas forcément possible pour tout le monde. Comme l'explique Aude Fischer, la porte-parole du site carbu.com, il faut faire jouer la concurrence entre les différents fournisseurs de carburants.

"L’avantage qu’on a en Belgique, s’il y a un prix maximum qui est imposé par le gouvernement, les distributeurs sont libres de pratiquer des remises à la pompe. Les consommateurs peuvent donc tout simplement faire leur marché, aller voir quelles sont les pompes les meilleurs marché et choisir leur pompe en fonction de ces prix."

Il suffit de jeter un coup d’œil sur le site carbu.com pour comparer les prix des carburants situés partout en Belgique, mais aussi en France et au Luxembourg. En choisissant bien votre détaillant en Belgique, vous pourrez économiser jusqu’à 12% par rapport au prix maximum. 

Favoriser les stations automatiques

"Là où il y a beaucoup de compétition, c’est là que les prix sont les moins chers, donc dans les grands centres commerciaux, aux abords des grandes villes, aux forts lieux de passage. C’est là que les guerres de prix se passent le plus souvent", explique Stéphane Hougardy, administrateur délégué de carbu.com.

Certains distributeurs ne font jamais de remises, "une stratégie marketing des enseignes". "Il y a deux catégories de stations. Il y a d’abord les stations-service, donc les stations avec un shop, du personnel, des heures d’ouvertures larges, etc., qui vont proposer des ristournes aux possesseurs de cartes carburant, mais ce n’est pas l’objectif en tant que tel d’être des discounters. À l’opposé, il y a les stations sans personnel, automatiques, qui proposent des discounts importants et basent leur stratégie sur le volume."

C’est donc dans les stations automatiques que le carburant sera le moins cher, parce que, pour l’exploitant, la structure de coûts est nettement plus légère. On sait aussi que sur les autoroutes en Belgique, ce sera toujours le prix maximum qui sera appliqué, ce sont des stations-service, avec toute une série de services sur place.

RTBF La Première

L'office belge de statistique Statbel a enregistré l'an passé 42 faillites de cabinets médicaux, rapporte De Morgen mardi.

Les médecins peuvent depuis le mois de mai l'an passé se déclarer en faillite en vertu de la nouvelle loi introduite en matière d'insolvabilité.

Selon les chiffres de Statbel, il y a eu en 2018 au total 42 cabinets qui ont déposé le bilan, dont 13 médecins généralistes, 15 spécialistes et 14 dentistes.

"Ces histoires démontrent que l'image d'un médecin avec une Ferrari devant sa villa avec piscine ne correspond pas à la réalité", selon Marc Moens, président de l'Absym, Association belge des syndicats médicaux.

Il y a eu au total 10.000 faillites en Belgique, si bien que les cas de cabinets médicaux dans de telles situations sont limités. Selon Filip Dewallens, professeur de droit médical (KU Leuven/UAntwerpen) et avocat, ces faillites résultent surtout de difficultés dans la sphère privée, comme un divorce.

La terre agricole est devenue un objet de spéculation, rapporte Le Soir mardi, indiquant que le prix à l'hectare a connu une croissance de 26,6 % sur cinq ans en Belgique.

Selon le baromètre notarial sur les terres agricoles, le prix moyen en Belgique d'une parcelle de terre agricole négociée en 2018 s'élève à presque 45.000 euros/ hectare. Il était 5% moins élevé en 2017 et cette augmentation se reflète sur les années antérieures également avec un prix à l'hectare qui a connu une croissance de 26,6% sur cinq ans.

La Flandre 40% plus chère que la Wallonie

Le prix moyen des terres agricoles varie énormément au sein de chaque province, selon leur situation (frontalière avec le Luxembourg ou La France, par exemple). Le prix moyen par hectare en 2018 en Wallonie variait entre 27.000 euros (Luxembourg) et 39.000 euros (Brabant wallon). C'est en Flandre que ce tarif est le plus élevé, 40% plus cher qu'en Wallonie. On parle de 37.000 euros/hectare en Brabant flamand et 64.000 dans la province d'Anvers et en Flandre occidentale.

La spéculation sur les terres agricoles "est tout simplement intenable, alors que la terre doit être l'outil nourricier pour un agriculteur", déplore Philippe Duvivier, président du syndicat agricole Fugea. "Quand un hectare de blé coûte 1.100 euros et en rapporte 1.500, on ne peut acheter des terres à 30.000 euros l'hectare. Le problème vient de très grosses exploitations et de gens qui gagnent beaucoup d'argent en dehors de l'agriculture, issus du secteur agroalimentaire ou autre (...) L'excès est parfois tel que cela tue les petits exploitants, il n'y a rien à faire", poursuit-il.

L’ex-dirigeant Carlos Ghosn, à nouveau arrêté cette semaine au Japon, a enregistré un message pour « désigner les responsables de ce qui lui arrive » et qui sera « bientôt » diffusé, a affirmé son épouse dans un entretien au Journal du Dimanche (JDD).

 

Carlos Ghosn, patron déchu de Renault, Nissan et Mitsubishi, a été interpellé jeudi matin à son domicile de Tokyo en raison de nouveaux soupçons de malversations financières, un mois à peine après avoir été libéré sous caution.

Placé une nouvelle fois en garde à vue, après 108 jours passés derrière les barreaux, Carlos Ghosn avait annoncé la veille qu’il comptait tenir une conférence de presse le 11 avril pour « dire la vérité à propos de ce qui se passe ».

Pas au-dessus des lois mais jugé de façon équitable

« Quand il a compris qu’il allait être arrêté, il a enregistré une interview par Skype pour TF1 et LCI », a raconté Carole Ghosn au JDD. « Il a aussi enregistré une vidéo en anglais où il donne sa version de l’affaire. Il avait envie de désigner les responsables de ce qui lui arrive. Ce sont les avocats qui l’ont, elle sera diffusée bientôt », a-t-elle promis.

Carole Ghosn, qui était présente lors de l’arrestation, a indiqué avoir regagné la France malgré la confiscation de son passeport libanais par la police japonaise, en utilisant son autre document de voyage, américain.

Réitérant sa foi dans l’innocence de son mari, Carole Ghosn a assuré ne pas vouloir qu’il soit « au-dessus des lois mais qu’il soit jugé de façon équitable […] Je demande solennellement qu’on lui laisse la présomption d’innocence comme à tout citoyen français et j’en appelle au président de la République ».

Trois inculpations, dont une pour abus de confiance

Plus tôt samedi, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait appelé le Japon à respecter les droits et la présomption d’innocence de Carlos Ghosn lors d’un entretien avec son homologue nippon en marge d’une réunion du G7 à Dinard.

La nouvelle arrestation de Carlos Ghosn est motivée par des soupçons d’avoir transféré des fonds de Nissan à une société « de facto contrôlée par lui », via un distributeur de véhicules du constructeur japonais à l’étranger, selon le parquet.

Carlos Ghosn est déjà sous le coup de trois inculpations : deux pour déclarations inexactes de revenus durant les années 2010 à 2018, dans des documents remis par Nissan aux autorités financières, et une pour abus de confiance.

AFP