Bruxelles est-il le nouvel eldorado pour les jeunes marchands d'art?

La BRAFA, donc la foire d’art de Bruxelles, s’ouvre demain au grand public. Ce genre d'événement donne à Bruxelles l'image d'un "nouvel eldorado pour les jeunes marchands d’art". Dans le marché international de l’art, les ventes aux enchères les plus spectaculaires ont lieu à New York, à Paris ou encore du côté de Londres, mais Bruxelles reste au-devant de la scène internationale de ce marché ?

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Ce Français s’est installé comme marchand d’art à Bruxelles il y a deux ans après un passage à Londres. Il peut paraître étonnant de privilégier la capitale belge à une grande capitale européenne comme Londres mais cela ne l'est pas tant que ça, selon le vendeur. "La géographie qui joue beaucoup, c’est très central, explique-t-il, donc on peut être partout très rapidementPour le marché de l’art, qui est un marché vraiment international, c’est très important."

Intérêt géographique

L'homme explique par exemple que malgré son exil du sol anglais, il a su conserver ses clients londoniens : "Je peux être à Londres en 2h20 ou être à Paris en 1h20, donc c’est fantastique", se réjouit-il. À côté de ces deux destinations principales, il raconte aussi que la proximité géographique lui permet de travailler avec les Pays-Bas, l’Allemagne, le Luxembourg ou la Suisse. "On est au centre de l’Europe. Et c’est vrai qu’ici les loyers sont beaucoup plus à taille humaine."

S'installer comme marchand d'art à Bruxelles paraît donc être une alternative accessible qui permet une clientèle hybride entre les bruxellois et la situation centrale de la capitale belge qui permet aussi de vendre à l'étranger. Mais les facilités proviennent aussi des infrastructures disponibles sur le sol bruxellois, en matière d'art. "Il y a des très grandes galeries spécialisées qui font partie des meilleures, avec une carrure mondiale. Donc, pour les gens qui viennent à Bruxelles, il y a ce côté à la fois on chine et on va essayer de trouver des trésors, et en même temps il y a une confiance en l’expertise des marchands. Je pense que ce n’est pas du tout de seconde classe.

D'autres types d'acheteurs

Le prix de la vie dans la capitale européenne joue aussi sur le profil des clients que rencontre Jonathan. "J’ai des clients assez jeunes qui ne sont pas spécialisés, qui ne sont pas collectionneurs, qui ont mis un peu d’argent de côté et qui aiment s’acheter une belle œuvre, constate-t-il. Je trouve ça beaucoup plus en Belgique, mais je pense que c’est aussi dû au prix de la vie. Beaucoup plus en Belgique qu’à Londres ou à Paris, des jeunes trentenaires ou quarantenaires s’achètent vraiment de belles pièces. Je trouve ça très agréable."

Pour ce galeriste, la variété de prix est aussi impactée par le coût de la vie, plus abordable que dans d'autres capitales. "On vend des choses qui commencent à une centaine d’euros. À la galerie, on a des choses qui vont jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros, mais on peut très bien, pour un budget de 350 euros à 1500 euros, trouver quelque chose de vraiment unique, historique ou contemporain. L’idée, c’est de trouver des choses qui plaisent."

La BRAFA, la Brussels Art Fair, se déroulera sur le site de Tours & Taxis à Bruxelles à partir de demain et jusqu’au 3 février.

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