La Cour suprême du Royaume-Uni examine à partir de mardi le bien-fondé de la suspension controversée du Parlement, voulue par le Premier ministre Boris Johnson et vivement critiquée par ses opposants comme une manœuvre visant à imposer un Brexit sans accord.

Si, à l'issue de ce nouvel épisode dans la saga chaotique du Brexit, la Cour suprême juge la suspension illégale, le Parlement sera immédiatement rappelé, selon les experts en droit.

A 44 jours du divorce prévu avec l'Union européenne, le scénario d'un Brexit sans accord reste ouvertement envisagé par Boris Johnson, malgré certaines prévisions alarmantes, établies par son propre gouvernement, de pénuries alimentaires, de médicaments et de risques de troubles publics.

Une majorité de députés s'oppose à une sortie sans accord de l'UE et veut annuler la suspension du Parlement, jusqu'au 14 octobre, afin d'avoir plus de temps pour bloquer un "no deal". Ils ont déjà réussi à voter une loi obligeant Boris Johnson à demander à l'UE un report de trois mois du Brexit, prévu le 31 octobre.

Trois jours

Sous le feu des critiques de la classe politique comme de la société civile, la prorogation du Parlement a fait l'objet de plusieurs actions en justice aux verdicts opposés.

Le 11 septembre, la plus haute instance civile d'Ecosse a jugé la suspension "illégale" car elle avait selon elle pour objectif d'"entraver le Parlement".

Au contraire, répondant à la plainte d'une activiste anti-Brexit, Gina Miller, la Haute Cour de Londres a refusé de se prononcer sur le fond, estimant que la prorogation -- décision "politique" -- ne relevait pas des tribunaux.

Renvoyés en appel, les deux cas seront examinés devant la Cour suprême à Londres à partir de mardi à 09H30 GMT et ce pour trois jours.

La première journée sera consacrée à l'exposé des avocats des plaignants: dans un cas Gina Miller, et dans l'autre 78 parlementaires pro-européens, conduits par Joanna Cherry, députée du parti nationaliste écossais SNP.

La défense du gouvernement répondra mercredi tandis que l'ancien Premier ministre conservateur John Major, qui soutient Gina Miller, sera entendu le troisième jour de l'audience. D'autres intervenants prendront la parole.

La date du jugement n'est pas connue.

Si la Cour suprême considère la suspension comme illégale, sa décision aura un effet immédiat et le Parlement sera rappelé, a expliqué à l'AFP Sionaidh Douglas-Scott, professeure de droit à l'Université Queen Mary de Londres.

"Quand les tribunaux disent que c'est une affaire politique, qui ne relève pas du domaine de la justice, c'est habituellement parce qu'il existe un remède politique", a-t-elle souligné. "Mais dans ce cas, le Parlement est suspendu et donc réduit au silence. Il me semble que les tribunaux devraient intervenir pour protéger la primauté du droit", a plaidé la professeure.

AFP,rtbf.be

 

La ministre britannique chargée du Travail et des Retraites, Amber Rudd, a annoncé sa démission samedi soir en désaccord avec la stratégie du Premier ministre Boris Johnson sur le Brexit.

"Je ne peux pas rester alors que des bons, loyaux conservateurs modérés sont exclus", a déclaré dans un communiqué la ministre et députée, en référence à l’exclusion du Parti conservateur de 21 députés qui ont voté cette semaine avec l’opposition une proposition de loi destinée à éviter un Brexit sans accord.

Amber Rudd quitte à la fois le gouvernement, dont elle était un poids lourd, et le Parti conservateur, critiquant très vertement la stratégie du chef du gouvernement.

Dans une lettre au Premier ministre postée sur Twitter, elle qualifie l’exclusion des 21 "rebelles" d' "assaut à la décence et à la démocratie".

Elle qui avait voté pour rester dans l’Union européenne lors du référendum de juin 2016 estime que l"objectif principal" du gouvernement n’est plus d’obtenir un accord de sortie avec l’Union européenne.

"J’avais rejoint votre gouvernement en toute bonne foi : accepter le + No Deal + devait être sur la table, car c’était le moyen par lequel nous aurions les meilleures chances de parvenir à un nouvel accord pour sortir (de l’UE) le 31 octobre", écrit-elle. "Cependant, je ne crois plus que partir avec un accord soit l’objectif principal du gouvernement."

C’est un nouveau revers pour le chef du gouvernement, qui n’a plus de majorité au Parlement et dont la stratégie sur le Brexit a été court-circuitée par le Parlement.

La secrétaire d'Etat britannique à l'Environnement Therese Coffey devient la nouvelle ministre du Travail et des Retraites, a indiqué dimanche une porte-parole du gouvernement à l'agence de presse allemande DPA.

 Belga,rtbf.be

Le Monténégro, la Grèce, la Bulgarie, l'Albanie, la Turquie et la Macédoine du Nord font partie des pays européens, les plus sensibles aux fausses nouvelles. C'est ce que démontrent le grand nombre de recherches effectuées par les organisations non-gouvernementales, œuvrant sur ce sujet. En même temps, les pays en question se mettent en tête par rapport aux jugements judiciaires manipulatifs, et aux motifs vagues et imprécis, ce qui prouve que l'impact extérieur  exercé sur les pays, étant énorme, a pour conséquence la prise de décisions judiciaires totalement scandaleuses.

La Macédoine du Nord par exemple est désignée comme le pays, qui est le plus concernée pour ce qui est des fausses nouvelles, étant classée comme un des pays occupant une des dernières places en Europe et le dernier des pays de UE en ce qui concerne les indicateurs du lettrisme médiatique. C’est ce qu'indiquent la recherche bulgare de “l'Initiative des politiques européennes” (EuPI) et de l'Institut “Société Ouverte".

L’index évalue la stabilité de la diffusion des fausses nouvelles dans 35 pays. Dans ce classement la Macédoine, la Bulgarie et la Roumanie occupent les quelques dernières places restantes alors que la Grèce se positionne tristement sur la 30ème place.  

Un fait curieux, constaté cet été lors de l'enquête sociologique effectuée en Bulgarie,  à titre d'exemple, démontre que 34 sur cent des Bulgares, seulement au mois de juillet 2018, avaient rencontré de fausses nouvelles ou bien des informations dont le contenu est considéré par eux comme faux. Ce chiffre équivaut à 1 million 800 mille Bulgares à l'âge de la majorité. La conclusion est tirée d'après un sondage de l'agence “Gallup International”, effectué du 30 juillet au 1er août sur le territoire du pays.

La proie de fausses nouvelles est devenu même le Premier ministre de la Bulgarie Boïko Borissov à qui était attribuée la propriété de demeures de luxe en Espagne et aux États-Unis. Tout ceci était suivi d'encore une fausse nouvelle d'après laquelle cette fois-ci le Premier ministre de la Grèce était voyez-vous, le propriétaire d'une île grecque. Seulement, l'information n’a pas été confirmée, en devenant ainsi  emblématique pour la sphère des fausses nouvelles, au niveau mondial dans le pays concerné, qui d'après les dernières évaluations internationales se trouve à la 113ème place pour la liberté d'expression.

Les gouvernements du Monténégro et de la Roumanie, par exemple, ont entrepris une série d’actions d'éclaircissements parmi la population, dont l'objectif était  d’expliquer aux récepteurs des nouvelles dans le pays, que les fausses nouvelles étaient un canular et représentaient notamment une diffusion intentionnée de rumeurs fallacieuses  (“fake news”) ou encore que c’étaient des déclarations non-véridiques, transmises à l'oral dans les médias sociaux ou les infos dont le but était d’induire en erreur l'auditoire. Les auteurs de ces fausses nouvelles recevaient des bénéfices financiers et politiques.

Ce sont des nouvelles qui sont “totalement inventées afin de tromper l'auditoire”. L’objectif final peut être d’augmenter la fréquentation des sites, le visionnage ou l'écoute des émissions télévisées ou radiophoniques et par conséquent la réalisation de profits grâce à la publicité etc.

Les proies aux fausses nouvelles des Balcans sont quelques dizaines de millions de lecteurs, mais en temps les proies aux fausses nouvelles sont encore des centaines d’hommes d'affaires honnêtes et de bonne réputation devant la loi dont la renommée et le business sont concernés profondément à cause de la publication de fabrications brutales à leur égard. C'est de là que surgit le grand problème, notamment la symbiose entre les fausses nouvelles et le système juridique instable, dont l'instabilité vient de la surveillance malsaine car incessante de la part de l’EU. Il s'avère donc que ces deux systèmes-là se trouvent dans une interdépendance et souvent ce qui se produit c'est qu'elles éditent des actes juridiques et institutionnels manquant de précision et même manipulatifs. Si on rajoutait à cela les nombre de scandales financiers et bancaires dans les pays en question, la situation s'aggraverait encore plus.

 Les exemples dans ce sens abondent dans tous ces pays des Balcans. Au fond même de cette collaboration insensée entre médias, argent et système juridique, c'est essentiellement la corruption qui prend le dessus. Tel était le cas de la Grèce en 2018 quand deux de ses ex Premiers ministres étaient impliqués dans un scandale de corruption car on avait insinué leur relation dans l'affaire avec la compagnie internationale suisse Novartis.

À ce moment-là, des procureurs grecs avaient demandé au Parlement de remettre tous les documents, ayant trait au doute institué sur les pots-de-vin des ministres dans la période de 2006 à 2015.  Les magistrats ont également commencé une enquête contre le manager de la filiale grecque de Novartis à qui on avait interdit de quitter le pays. De son côté, le Parlement grec a voté le commencement d'une enquête sur des dessous-de-table dans le domaine de la santé. Le gouvernement de gauche quant à lui a communiqué que les gouvernements précédents aussi bien socialistes que conservateurs pendant des dizaines d'années, avaient permis aux compagnies médicales de se faire fournir des médicaments et des équipements en échange de pots-de-vin. Tout ceci était accompagné d'une avalanche gigantesque de fausses nouvelles à ce sujet, ce qui a encore agrandi évidemment, le chaos déjà instauré dans l'enquête entamée.

  En Roumanie, cette année quelques banques européennes se sont avérées impliquées dans un schéma de grande ampleur, lié au blanchiment d'argent, connu sous l'appelation de “laverie russe”.

  Au début les participants principaux accusés d’avoir pris part  dans celle-ci ont été la Danske Bank danoise et la Swedbank suédoise mais la liste a augmenté de quelques noms encore, celui de la Raiffeisen Bank International autrichienne, de la Deutsche Bank allemande ainsi que de trois institutions financières hollandaises, Bloomberg a-t-il écrit en avril.  Dans le dernier rapport du Centre de recherche sur la corruption et la criminalité organisée (ОССRР), on indique que les banques sont impliquées dans un système compliqué d'écoulement de moyens financiers depuis la Russie vers l'Europe Occidentale, cela étant le plus souvent réalisé par l'intermédiaire de sociétés en Estonie et Lituanie et en même temps bien couvert de fausses nouvelles et d’actes juridiques manipulatifs.

 Des enquêtes, dues à ces signaux, sont entreprises dans un grand nombre de pays comme les pays Baltiques, les États-Unis, le Royaume-Uni ainsi que les pays du Nord de l'Europe.

  En Bulgarie, voyez-vous, une personne dénommée Haris Kunturis, qui passant pour proche au directeur exécutif de la Pireus Bank grecque en Bulgarie, notamment,  Athanasios Koutsopoulos, pendant des années toucherait de grosses sommes d'argent sans aucune intention de vouloir les rendre. En 2016, le directeur de la Pireus Bank,  Athanasios Koutsopoulos est relevé de ses fonctions à la banque de manière scandaleuse en quittant la Bulgarie, après que l’institution financière concernée avait enregistré la perte annuelle de 134,5 millions.

Heureusement, ces derniers temps le parquet de Bulgarie œuvre sans compromis en ce qui concerne les cas de blanchiment d'argent et des détournements de fonds, d'autant plus que ce genre de situations se rendent minimes.

Tout ceci, est voilé d'une quantité énorme de fausses nouvelles dont l'encombrement rend difficile l'élucidation des faits et  l'éclaircissement de la vérité.

Les médias bulgares sérieux dans leur approche, ont déjà signalé les tours subtils que le chyprien Kountouris avait joué et grâce auxquels, il s'était permis à soi-même de faire des emprunts à l'échelle de 5 000 000 euros ce qui est scandaleux. De cette façon, il rend possible la défaillance et la banqueroute de ses propres sociétés tandis que les citoyens ayant acheté des logements ne sont jamais arrivés  à en devenir les propriétaires. Ajoutons à cela, que les banques étant privées, la Cour de justice bulgare est censée soutenir les intérêts de ses propres citoyens.  Hélas, cela ne semble pas être le cas. Même si on avait déjà prouvé les délits commis régulièrement, le chyprien Kountouris a continué à recevoir le soutien de la part de la justice bulgare.  Récemment, Kountouris a bénéficié d'un jugement judiciaire par lequel sur la première instance, il a fait condamner l'animatrice de télévision Radost Draganova pour qu’elle lui rembourse 800 000 euros sans qu'il présente aucun document que ce soit qui justifie qu'il lui a prêté cette somme d'argent. Ce qui est choquant dans cette situation, c'est qu'à la suite des prétentions sur les 800 000 euros de la part du chyprien  devant le tribunal, l'animatrice Radost Draganova a présenté auprès du tribunal toute la panoplie de documents, y compris les transferts bancaires, prouvant le remboursement de la totalité du montant dû au chyprien. À ce moment-là, celui-ci a changé totalement sa thèse en l'inversant de nouveau, et affirmant qu'il avait prêté une seconde fois 800 000 euros il y avait longtemps. Ce qui est vraiment inquiétant, c'est que sans aucune preuve ni justification à qui, ni comment, il aurait prêté cette somme énorme, sans qu'il ait présenté non plus quelque document que ce soit ni invité de témoin quelconque, le juge bulgare Vladimir Vulkov a admis son droit comme valable. L’affaire sera examinée par une instance supérieure, qui de son côté, est censée prendre en considération les crimes et étourderies frappants, œuvre du chyprien Haris Kountouris. De surcroît, il ne faut pas oublier la série de manipulations et trucages qui torpillent les medias, organisés par Kountouris à l'aide du journaliste bulgare Sacho Dikov. Alors, la situation acquiert vraiment le caractère classique d'un événement organisé au préalable, à des fins de manipulation. De leur part, certains médias dans le pays ayant en tête le journaliste Dikov, se servent de tels cas pour attaquer personnellement le procureur principal de la Bulgarie, Ivan Guéchev, ayant été récemment nommé à cette fonction. Ce qui est étrange,  c'est que le système juridique bulgare accorde l'opportunité à la montée en puissance de la fraude fiscale grâce à la fondation de cours d'arbitrage. Un exemple à traduire est celui du chyprien Kountouris dont il a été question. Bien qu'il ait un passé d'homme d'affaires compromis, il arrive à fonder une cour d'arbitrage dénommée “Société d'avocats : les bonnes pratiques” à l'adresse même de sa société, et en bénéficiant de l'aide de son avocat personnel. Malheureusement, il n'y a rien de bon dans cet arbitrage privé car sa tâche principale est de porter des jugements judiciaires grâce auxquels Kountouris puisse agir au détriment de ses créditeurs. C'est ce qui arrive notamment, à un de ses malheureux créditeurs, étant à la tête d'une de ses nombreuses sociétés en banqueroute, celle-ci portant le nom de “Cappa BG" SARL.

 Malgré les infractions à la loi évidentes et les signalisations faites pour les blanchiment d'argent, les services fiscaux en Bulgarie contribuent à ce que les crimes effectués par le chyprien soient dissimulés. Ce qui est d'autant plus paradoxal, c'est que l'homme d'affaires présente des bilans financiers suivant lesquels, il s'avère que celui-ci n'a effectué aucunes opérations sur le territoire de la Bulgarie. Cependant, il existe des données à propos de grosses sommes d'argent, tirées des sociétés gérées par lui, de même que de l'information sur le blanchiment d'argent dirigé vers les comptes bancaires personnels de l'homme d'affaires en question. Malgré tout cela, les administrations financières gardent bien en cachette les fraudes effectuées. Comment cela se fait et quels sont les accords passés entre les institutions et le citoyen chyprien pour qu'il participe à l'arnaque des banques grecques, condamné pour banqueroute à cause des sommes d'argent énormes, ayant laissé des centaines de citoyens bulgares sans logements et celui-ci ayant reçu en même temps le soutien de la justice bulgare? C'est un énigme que doit résoudre le parquet bulgare et nous croyons que prendront part à cela les institutions internationales qui surveilleront de près les actions de la Cour de Justice tout au long des séances du Tribunal auxquelles prendra part le pauvre chyprien.

Comment se terminera donc cette lutte pour la victoire de la justice dans l’espace des médias et leur objectivité, dans la réglementation des relations financières et l'instauration d'une Cour de Justice indépendante dans le cadre de ces pays des Balcans. Il reste à voir. Ce qu'il faut noter, c'est que tous ces pays sont tout simplement la proie de ce problème global dont on peut voir l'effet néfaste dans toute l'Europe.   

Ce qu'il faudrait prendre en considération également, c'est que ce problème est particulièrement important pour les pays candidates à adhérer à l’UE, comme la Macédoine du Nord et le Monténégro ou l'Albanie encore, par exemple. Il est bien connu qu’en Macédoine du Nord les “usines“ à fausses nouvelles fonctionnent depuis longtemps à Vélès. Ces dernières sont devenues mondialement célèbres, même si, actuellement, il paraît que le pays a connu un tournant dans son industrie médiatique. La Macédoine du Nord contre laquelle, il y avait des accusations d'avoir inondé les électeurs américains de fausses nouvelles avant ses présidentielles aux États-Unis, actuellement vit le même enfer, atteinte d'une campagne pareille, d'après les sources récentes de la radio “Libre Europe”.   Le cas des messages diffusés par les profils faux et dans les résaux sociaux est pareil, les mêmes faisant appel pour faire un boycottage au référendum ou encore pendant l'action de sauvetage de la Macédoine de “l'extermination”, alors que le Premier ministre était appelé “traître". C'est ici qu'il faudrait noter le fait que jusqu'à présent Moscou n'est pas impliquée à ce débat, même si des représentants de l'Ouest avaient prévenu à plusieurs reprises ( y compris à propos de la Macédoine du Nord) que par des trolls et “des guerres hybrides“ la Russie essayait de dissuader les pays de l'Europe de l'Est étant encore en dehors de l'OTAN ou de l'UE, de devenir membres de ces unions.  Des profils douteux et de nouveaux sites qui ne cessent d'apparaître dans ce pays font penser à la campagne des élections aux États-Unis, d’il y a 2 ans. C'est notamment la Macédoine du Nord qui s'est rendue célèbre en “faisant du bruit" par ses dizaines de publications en ligne pleines de fausses nouvelles, enregistrées là-bas.  Au moment actuel lors des événements récents, le ministre américain de la Défense James Mattis cite un cas où, “sans aucun doute (les Russes) ont transféré de l'argent pour effectuer de plus grandes campagnes d’influence”. Comme nous l'avions mentionné plus haut, la situation en Grèce n'est pas meilleure. Dans ce pays européen du Sud les fausses nouvelles inondent le marché autant, sachant que ce n'est qu'à peine au cours de l'année dernière, le pays a commencé à noter le problème et d'y porter son attention de manière plus sérieuse. En effet, c'est ici le moment de l'avouer, notamment, le fait que la diffusion des “fausses nouvelles “ ainsi appelées est une vérité ancienne comme le monde. C'est en Grèce ancienne, notamment, que le tyrant Pisistrat fut le maître incontesté de ce type de désinformation. Il a pris le pouvoir grâce à la propagande, basée sur la falsification de la littérature grecque.

 En revanche, de nos jours, tout ceci est beaucoup plus facile avec Facebook, Twitter, You Tube etc qui donnent une force sans précédent à la désinformation puisque les algorithmes qu'ils utilisent sont basés sur nos recherches antérieures pour nous fournir le contenu. L'avidite pour s'enrichir nourrit cette “peste", puisque la création de l'information contrefaite n'exige pas de grosses ressources, mais attire les gens pour les publicités déterminées. Toutefois, le gros problème consiste en le fait que les fausses nouvelles sont en consonnance parfaite avec toute sorte de spéculations financières et la fraude, qui souvent laissent derrière soi les vrais coupables impunis.

 

Depuis près de 20 mois, le siège de la vice-présidence de la Banque européenne d'Investissement (BEI) dévolu à Belgique reste vacant, rapportent De Standaard et Het Nieuwsblad lundi.

Début 2018, le mandat du Néerlandais Pim Van Ballekom est arrivé à expiration. Il a été convenu que le poste de vice-président serait attribué à un Belge. Mais sa nomination a été entravée par un carrousel d'autres nominations, dont celles de trois administrateurs chez bpost, d'un nouveau vice-gouverneur à la Banque nationale et d'un nouveau haut dirigeant de la Société fédérale de participation et d'investissement (SFPI).

Le Premier ministre Charles Michel (MR) espérait dans un premier temps que son collègue Didier Reynders puisse accéder à la présidence de la BEI. Mais cette ambition ne s'est pas concrétisée car le président allemand a conservé son poste et Didier Reynders ne comptait pas se satisfaire d'une vice-présidence.

Selon l'ancien commissaire européen Karel De Gucht (Open Vld), cité dans les quotidiens, la situation endommage l'image de la Belgique qui ne semble pas pressée d'occuper le siège qui lui est attribué.

Belga,rtbf.be

Un rapport de l’ONU s’inquiète du retour des combattants du groupe terroriste Etat Islamique et de nouvelles possibilités d’attentats. Les auteurs de ce rapport estiment que près de 30.000 étrangers qui se sont rendus dans le "califat" pour se battre sont peut-être encore en vie. C’est le quotidien britannique The Guardian qui a examiné ce rapport.

Le rapport est basé sur des informations fournies par les agences de renseignement des États membres des Nations Unies. Il reprend des inquiétudes déjà exprimées sur la radicalisation en prison : "Des détenus frappés par la pauvreté, la marginalisation, la frustration, le manque d’estime de soi et la violence".

Une autre crainte exprimée par le rapport porte sur la libération imminente d’une première vague de prisonniers détenus entre l’Irak et la Syrie. Les programmes de déradicalisation n’ont pas toujours été efficaces et les pays occidentaux ont souvent abandonné leurs nationaux sur place.

Deux mille radicalisés pourraient être rentrés en Europe. Ce qui fait dire à l’ONU que l’arrêt actuel des attentats terroristes en Europe pourrait prendre fin avant la fin de cette année.

Philippe Walkowiak et JCV,rtbf.be

La future présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen va rencontrer jeudi le Premier ministre polonais Matruesz Morawiecki pour discuter de la structure, du programme et du casting du nouvel exécutif européen.

Les discussions porteront notamment sur la compétence que recevra le représentant de Pologne au sein de la Commission européenne. Le pays d'Europe de l'Est vise les Affaires économiques, l'Energie, les Transports ou l'Agriculture. En ce qui concerne son agenda politique, la Pologne souhaite se concentrer sur le budget européen 2020-2027, la politique climatique européenne, la transition énergétique, le marché unique ou encore la politique de défense.

Varsovie est la deuxième capitale, après Paris, qu'Ursula von der Leyen visite depuis qu'elle a obtenu le soutien du Parlement européen la semaine dernière. Elle doit entrer en fonction le 1er novembre. Le parti politique polonais Droit et Justice (PiS) estime être en position de force, car il souligne que sans le soutien des députés européens de ses rangs, von der Leyen n'aurait pas été approuvée au poste.

Le gouvernement polonais a activement combattu la candidature du néerlandais Frans Timmermans à la présidence de la Commission européenne en raison de son rôle dans des procédures relatives au respect de l'Etat de droit en Pologne. Ces procédures pourraient également être évoquées jeudi, selon le Premier ministre polonais. La semaine dernière, Ursula von der Leyen a déclaré que l'Etat de droit serait l'une des priorités de la Commission, mais qu'elle veillerait à ne pas isoler les pays de l'Europe de l'Est dans ce cadre.

 Belga,rtbf.be

Bien entendu, les 50.000 électeurs germanophones ont déjà vu la concrétisation de l’un de leurs bulletins de vote déposés dans l’urne le 26 mai dernier. Un gouvernement a été installé en 48h à Eupen. Pour les 8 millions d’autres, après 50 jours, prière d’attendre.

Bruxelles y est… presque

Un accord paraissait acquis en région bruxelloise mais en dernière minute tout est reporté. La faute aux libéraux ? Le MR, rendu incontournable en Wallonie et en Communauté Française, s’y serait bien vu ; l’Open VLD posera la question par politesse et les trois partis francophones de la future majorité déclineront.

La région-capitale devrait disposer d’un nouvel exécutif pour la fête nationale. Le casting de la nouvelle équipe Vervoort reste à finaliser comme la répartition des compétences.

La Wallonie attend Bruxelles

En Wallonie, PS et ECOLO, après avoir voulu gouverner à " gauche toute " se retrouve donc à inviter Charles Michel à négocier. Ce dernier, devenu incontournable, fait monter (un peu) la pression sur Bruxelles. Les véritables discussions sur un programme wallon et dans la foulée celui de la Fédération Wallonie-Bruxelles ne reprendront véritablement qu’une fois le nouveau gouvernement bruxellois (et donc la mise sur la touche des libéraux) confirmé.

A la fin de cette législature, le MR célébrera ses 20 ans d’opposition bruxelloise. Ostracisme…

La Flandre attend le fédéral qui attend un miracle

Bart De Wever est rentré de Bogota pour constater que son parti venait de passer sa plus mauvaise fête flamande, empêtré dans un scandale mêlant son président de parlement à plusieurs affaires qui ont fait grand bruit.

Le " formateur " De Wever a placé les négociations pour la constitution d’un gouvernement flamand sur " pause ", après avoir négocié avec le seul Vlaams Belang. Il attend de voir comment le CD & V et l’Open VLD se comporteront, pour choisir son allié. C’est ainsi qu’il faut comprendre les gages donnés par Piet De Crem : la N-VA doit absolument intégrer la coalition fédérale.

Ce faisant, cela rend un accord PS-N-VA indispensable… or les nationalistes ne veulent discuter que de la fin de la Belgique avec les socialistes, ce qu’ils recouvrent du vocable fourre-tout, " confédéralisme ".

La Belgique est bien sur les bases de son record du monde de non-gouvernement. Avant le scrutin, le gouvernement fédéral était déjà en affaires courantes, depuis 156 jours.

Philippe Walkowiak,rtbf.be

C’était l'un des temps forts de la campagne européenne. Ce mercredi soir, les candidats à la présidence de la Commission européenne se sont retrouvés pour débattre au sein du Parlement européen à Bruxelles.

Au coeur de l'hémicycle,

  • Le Belge Nico Cué, de la Gauche européenne (GE)
  • L’Allemande Ska Keller, du Parti vert européen (PVE)
  • Le Tchèque Jan Zahradil, de l’Alliance des conservateurs et réformistes européens (ACRE)
  • La Danoise Margrethe Vestager, de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE)
  • L’Allemand Manfred Weber, du Parti populaire européen (PPE)
  • Et le Néerlandais Frans Timmermans, du Parti socialiste européen (PSE).

Un débat courtois

Pas de coup bas, pas de phrases assassines, lors de ce débat dont le ton est resté courtois de bout en bout. Migration, emploi, changement climatique, politique extérieure, montée des populismes : un débat de fond, sur les principaux thèmes de la campagne, mais où les divergences étaient manifestes. Et où l'on aura finalement pas abordé la question de la future présidence de la Commission européenne.

La migration

L’UE peut-elle trouver une solution commune au problème de la migration ? La plupart des candidats ont défendu le principe de solidarité européenne, excepté le Tchèque Jan Zahradil, fermement opposé à la politique des quotas. Pour lui, « il faut respecter le droit souverain des Etats membres. »

Margrethe Vestager a plaidé pour un système d'asile commun basé sur la solidarité. « Il faut le faire ensemble, sinon nous échouerons. »

Ska Keller soutient elle aussi fermement la solidarité européenne. « Ce qui est inacceptable », dit-elle, « c'est qu'aujourd'hui, des gens se noient en Méditerranée. Il faut des efforts de sauvetage européens ».

Pour Frans Timmermans, le sort de l’Europe est lié à celui de l'Afrique. « Il faut des accords avec les pays tiers mais aussi de la solidarité au sein de l'UE. »

Manfred Weber souhaite renforcer le contrôle de Frontex, pour assurer le contrôle des frontières,  « tout en assumant notre responsabilité humanitaire. »

Lui-même fils d'immigré, Nico Cué estime que l'immigration est une chance et que les migrants peuvent contribuer au bien-être de l'Europe.

L’emploi

D’emblée, le Tchèque Jan Zahradil plaide pour des « solutions sur mesure » pour répondre aux différentes situations nationales en matière d’emploi.

Réplique de Manfred Weber: « Si on avait appliqué la même mesure sur les fonds structurels aux nouveaux Etats membres, la République Tchèque n'en serait pas là où elle est maintenant. »

Même son de cloche du côté de Margrethe Vestager :  « L'UE peut agir, mais en communion avec les Etats membres. »

Pour l'écologiste Ska Keller, l'austérité a fait beaucoup de dégâts auprès des jeunes.  « Il faut commencer par investir dans l'économie verte », estime-t-elle, afin de favoriser une transition sociale de notre économie.

Nico Cué lui plaide pour un renforcement des contrats à durée indéterminée au sein de l'UE.

Le changement climatique

Seul moment un peu tendu de ce débat, les discussions sur le changement climatique. En particulier, lorsque Manfred Weber affirme que son parti, le PPE, est à l'origine de toutes les législations en faveur du climat. Affirmation vivement contestée par l’écologiste Ska Keller. « Certains parlent du climat. Nous, nous voulons agir », martèle-t-elle.

Frans Timmermans propose la mise en place d’une taxe sur le kérosène ainsi qu’une taxe sur le CO2 pour les entreprises. « C'est possible si les Etats membres nous aident », estime-t-il.

 « Ne fixons pas des objectifs irréalistes », déclare Jan Zahradil. « Respectons les engagements des accords de Paris. Par ailleurs, il faudrait revoir les subventions de la PAC afin de subventionner davantage les petites exploitations. »

Nico Cué lui déplore que l’on ne s'attaque pas aux gros pollueurs. « Par contre, je suis opposé à la taxation des citoyens les plus faibles comme le fait Macron en France. C'est inacceptable. »

La fiscalité et les multinationales

Sur ce thème, les candidats étaient sur la même longueur d’ondes : il faut taxer les géants du numérique. Mais peu de pistes concrètes de solutions sont proposées.

Margrethe Vestager: « Il y a beaucoup de travail à accomplir. Il faut taxer le numérique. Certains y échappent et d’autres paient. C’est injuste. Il faut une équité fiscale. »

Ska Keller: « Il est essentiel de créer une équité fiscale. Taxer les entreprises numériques qui échappent à la fiscalité. Il faut de la transparence. »

Frans Timmermans « Il faut un niveau d’imposition plancher dans l’Europe. Certaines entreprises ne paient pas d’impôts. »

Mais pour Jan Zahradil, la fiscalité, ce n’est pas l’affaire de l’Europe : « les Etats ont le droit de taxer les entreprises mais l’Union européenne n’est pas un Etat. Il faut un échange d’informations pour que les entreprises paient leurs impôts, mais il faut que cela se passe au niveau national. »

« La lutte contre les paradis fiscaux, on est d'accord là-dessus », déclare enfin Manfred Weber, « mais la question c'est 'comment procéder ?' Dans certains domaines fiscaux, il faudra passer de la règle de l'unanimité à la règle de la majorité. » 

Politique extérieure

Quelle est la place de l’UE face aux Etats-Unis et à la Chine ? Il faut une Europe plus forte, un avis partagé par plusieurs candidats.

Pour Margrethe Vestager, l’Europe doit être bien plus confiante et plus dure. « Nous sommes le plus grand bloc économique du monde. Il faut peut-être une Europe un peu plus dure aussi. Pour défendre nos pays s’ils font face à une concurrence déloyale. »

« Nous sommes unis, mais si certains dirigeants en Europe sont les meilleurs amis de Trump ou de Poutine, comment créer l’unité ? », se demande Frans Timmermans. « C’est la première fois qu’un président américain préfère une Europe faible. Nous devons être unis, fermes face à Trump ou Poutine. Sans ça, c’est eux qui définiront l’avenir, et ça, nous ne pouvons par le tolérer. »

Manfred Weber renchérit : « Nous avons beaucoup de points communs avec les USA mais ce qui se passe à la Maison Blanche n’est pas notre façon de faire de la politique. Donc nous avons besoin d’être unis et forts. Nous devons passer à la majorité qualifiée : la seule façon de prendre des décisions et de mener une vraie politique extérieure. » Et de regretter qu’il a fallu 4 semaines à l’UE pour prendre une position commune sur le Venezuela. « Ce n’est pas l’Europe dont je rêve. »

Faut-il encourager les traités de libre-échange ? Jeu de ping-pong entre la gauche et la droite.

Jan Zahradil, en fervent défenseur, avance que « le commerce est principal moteur de la croissance économique. Il faut plus d’accords de libre-échange », estime-t-il, «  en particulier avec l’Asie. C’est là que se trouve l’avenir du monde. »

A l'opposé, Nico Cué, dénonce ces traités car « dans la pratique, on diminue les normes sociales et environnementales pour mettre en place ces pratiques commerciales. »

Pour Manfred Weber« 36 millions d’emplois dépendent des échanges commerciaux. Je ne comprends pas pourquoi les partis de gauche ne veulent pas dire oui au commerce pour améliorer le monde. »

De son côté Ska Keller estime que « le commerce peut jouer un rôle important, mais il doit être un moyen servant une fin, pas une fin en soi. »

L’euroscepticisme

Dernier thème de la soirée : la montée de l’euroscepticisme et des populismes. Comment l'expliquer et la contrer ?

Frans Timmermans fait son mea culpa : « Si certains qui, autrefois, votaient pour notre parti, votent aujourd’hui pour des partis extrémistes, c’est notre faute. » Et de pointer les divisions politiques au sein de l’UE. « Nous avons une responsabilité collective. Il faut créer une unité européenne afin de résoudre problèmes auxquels nous serons confrontés à l’avenir. »

Nico Cué pointe du doigt les politiques d’austérité de l’UE : « L’unité européenne est menacée parce que nous avons mené une politique d’austérité. » Pour lui, on a créé un « malaise tel que les gens pensent qu’ils seront mieux en se réfugiant dans leur nation. »

Manfred Weber épingle deux éléments importants : « Nous devons rendre l’Europe démocratique. Et nous avons besoin de mécanismes pour défendre nos valeurs. Il faut que les Etats qui ne respectent pas l’Etat de droit soient sanctionnés financièrement. »

Enfin, pour Jan Zahradil, l’explication réside dans le fait que « beaucoup de gens ont le sentiment que l’UE s’immisce dans leur vie quotidienne. Je suis pour l’intégration européenne. Mais pour une Europe qui fasse moins mais mieux. Plus d’Europe n’est pas la panacée à tous les problèmes. Par exemple, 90% des Tchèques veulent rester UE mais 75% ne veulent pas adopter l’euro. »

Annick Capelle, RTBF