La Belgique condamne les opérations en cours dans le nord-est de la Syrie, a indiqué mercredi le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, en commission de la Chambre. Plus tôt dans la journée, elle avait appelé à la retenue et demandé qu'il n'y ait pas d'invasion.

La Belgique a demandé avec la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne l'inscription en urgence de ces événements à l'ordre du jour de la réunion du Conseil de sécurité des Nations-Unies.

"L'urgence, maintenant, c'est le Conseil de Sécurité. C'est là qu'il est possible d'avoir une véritable réaction car c'est là que les problèmes de sécurité se règlent", a-t-il dit en réponse aux questions des députés.

Plusieurs d'entre eux ont réclamé des actions à l'échelon européen et de l'OTAN. Le député Samuel Cogolati (Ecolo) plaide à ce titre pour la suspension de toute forme de coopération militaire avec la Turquie, membre de l'OTAN, et l'adoption de sanction européennes.

Sanctions économiques

Idem pour le ministre-président flamand, Jan Jambon, qui a appelé jeudi l'Union européenne à prendre des sanctions économiques contre la Turquie.

Interrogé sur les ondes de la VRT, M. Jambon, compétent pour les Relations internationales flamandes, juge particulièrement cynique l'attaque lancée contre les forces kurdes "en remerciement de leur travail formidable contre l'Etat Islamique".   Selon lui, l'Union européenne doit revoir de manière substantielle sa relation commerciale avec la Turquie. Les ministres européens des Affaires étrangères se réuniront lundi à Luxembourg. L'UE doit démontrer à cette occasion qu'elle a une "pertinence" sur la scène internationale, estime M. Jambon.

Le chef de la diplomatie belge n'a rien exclu mais ne s'est pas engagé dans une telle voie pour le moment. "Nous essayons d'avoir une position commune au niveau de l'Union européenne. Ce n'est pas encore le cas", a-t-il constaté.

Belga,rtbf.be

Les forces kurdes en Syrie ont annoncé jeudi avoir repoussé un nouvel assaut terrestre de l'armée turque à la frontière entre les deux pays, dans le nord-est syrien, au lendemain de bombardements meurtriers sur ce secteur ayant marqué le lancement d'une offensive d'Ankara.

Des tirs d'artillerie sporadiques de l'armée turque ont également été rapportés jeudi matin dans les zones frontalières de Tal Abyad et Ras al-Aïn, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

De son côté, le ministère de la Défense turc a affirmé que son opération avait été "menée avec succès durant la nuit, dans les airs et au sol", assurant que des "cibles désignées" avaient été "capturées", sans donner plus de précisons.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes, ont annoncé avoir repoussé un assaut au sol dans le secteur de Ras al-Aïn.

"Nos forces ont bloqué une tentative d'incursion terrestre de l'armée d'occupation turque sur l'axe Tal-Halaf/Allouk", est-il indiqué dans un communiqué des FDS.

19 combattants et 8 civils tués

Mercredi soir, les FDS avaient assuré avoir repoussé une attaque similaire dans le secteur de Tal Abyad.

Au moins 19 combattants des forces kurdes et huit civils ont été tués depuis mercredi par les frappes aériennes et les tirs d'artillerie de l'armée turque qui ont visé des secteurs à la frontière entre les deux pays, selon l'OSDH.

L'offensive a provoqué un tollé international et une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU doit avoir lieu jeudi.

L'objectif affiché de l'opération, dévoilée par le président turc Recep Tayyip Erdogan, est d'éloigner de la frontière la principale milice kurde de Syrie, les Unités de protection du peuple (YPG), épine dorsale des FDS.

Alliées aux Occidentaux dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI), les YPG sont considérées par Ankara comme une organisation "terroriste", pour leurs liens avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).

D'après le quotidien turc Hürriyet, la Turquie envisage dans un premier temps de prendre le contrôle d'une bande de territoire à la frontière longue de 120 km et profonde d'une trentaine de kilomètres.

L'offensive de la Turquie est la troisième en Syrie depuis 2016. Elle ouvre un nouveau front dans un conflit qui a fait plus de 370.000 morts et des millions de déplacés depuis 2011.

AFP,rtbf.be

La majorité des stations du métro hongkongais demeurait fermée dimanche, paralysant toujours la ville deux jours après un déferlement d'actes de vandalisme contre le réseau, alors que de nouvelles manifestations étaient attendues dans l'après-midi.

De leur côté, des élus prodémocratie du Conseil législatif (LegCo), le Parlement local, vont défendre dimanche un recours contre la décision de l'exécutif d'interdire le port du masque lors des manifestations en invoquant des dispositions d'urgence court-circuitant le contrôle parlementaire.

C'est cette décision annoncée vendredi par la cheffe de l'exécutif Carrie Lam qui a, encore, mis le feu aux poudres et débouché sur une soirée de violences et d'actes de dégradation ciblés notamment contre MTR, la société gérant le métro de Hong Kong, et accusée de faire le jeu de Pékin.

Hong Kong traverse depuis quatre mois sa pire crise politique, avec des actions et manifestations quasi-quotidiennes pour dénoncer le recul des libertés et la mainmise grandissante du gouvernement chinois sur les affaires de sa région semi-autonome, et exiger aussi des réformes démocratiques.

Alors que les métros n'avaient pas circulé samedi, la société MTR a indiqué que 45 stations étaient ouvertes dimanche, mais que 48 resteraient fermées, notamment dans les quartiers touristiques du centre et dans ceux qui ont été particulièrement affectés par la contestation.

Sur les forums en ligne utilisés par les manifestants, des appels ont été lancés en faveur d'un nouveau rassemblement dans l'après-midi à Victoria Park, un grand parc au cœur de l'île de Hong Kong.

Loi d'urgence

Samedi, des milliers de manifestants ont encore pris part à des rassemblements non autorisés et des flashmobs dans divers quartiers de la ville.

La loi d'urgence invoquée vendredi par Carrie Lam date de 1922, une époque où Hong Kong était une colonie britannique, et ses dispositions n'avaient plus été utilisées depuis les émeutes de 1967. Elle autorise l'exécutif à prendre "n'importe quelle mesure", sans feu vert du corps législatif, dans l'éventualité d'une situation d'urgence ou d'un danger pour la population.

Le choix de l'invoquer a été salué par Pékin et par les partisans du gouvernement. Mais l'opposition et les manifestants y voient les prémisses d'une dérive autoritaire. "Je crois que c'est une des questions de constitutionnalité les plus plus importantes de l'histoire de Hong Kong", a déclaré dimanche aux journalistes le député Dennis Kwok, au sujet du recours formé contre cette décision. "Cela pourrait être notre dernière bataille constitutionnelle. Au nom de la loi, ils essaient de faire du tort aux gens et d'écraser l'opposition."

 AFP,rtbf.be

L'avenir politique de trois pays se joue ce dimanche. Les citoyens du Kosovo, du Portugal et de la Tunisie vont élire les membres de leur prochain gouvernement ou parlement. Quels sont les enjeux?

Kosovo: relations conflictuelles avec la Serbie

Les futurs dirigeants du Kosovo, qui désigne dimanche ses députés, seront soumis à une forte pression internationale pour régler leur conflit avec la Serbie, une des principales sources d'instabilité en Europe. Belgrade ne reconnaît pas l'indépendance proclamée en 2008 par son ancienne province majoritairement peuplée d'Albanais. Le veto de la Russie et de la Chine lui barre toute perspective de devenir membre de l'ONU. 

Ponctuées d'épisodiques poussées de fièvre, les relations exécrables entre Belgrade et Pristina sont un obstacle majeur à leur rapprochement avec l'Union européenne avec qui la Serbie négocie son adhésion

Pour une grande partie des 1,8 million de Kosovars, la priorité n'est pourtant plus là: "J'en ai ras-le-bol de cette histoire de dialogue", lâche Salih Mehana, un commerçant de 39 ans, résumant l'état d'esprit d'une population usée par la pauvreté, la corruption, le clientélisme, des infrastructures et des services publics désastreux. Ce mécontentement pourrait être fatal aux "partis de la guerre", dirigés par les anciens commandants de la guérilla indépendantiste, aux commandes du Kosovo depuis la déclaration d'indépendance. 

En 2018, ils avaient tu leur divergence pour garder de justesse le pouvoir. Cette fois, le PDK du président Hashim Thaçi et l'AAK du Premier ministre sortant Ramush Haradinaj, sont divisés. Si aucun sondage fiable n'est publié, les analystes estiment qu'ils pourraient être chassés du pouvoir par une coalition du centre droit (LDK) et de la gauche nationaliste (Vetevendosje).

Portugal: le socialiste Antonio Costa grand favori

Porté au pouvoir grâce à une alliance avec l'extrême gauche, le socialiste Antonio Costa part favori des législatives de dimanche au Portugal avec à son actif le redressement de l'économie après des années d'austérité. La reconduction au pouvoir de l'ancien maire de Lisbonne d'origine indienne confirmerait que le pays reste l'un des rares d'Europe où les socialistes ont le vent en poupe et où l'extrême droite ne perce pas.

Selon les derniers sondages publiés vendredi, Antonio Costa, 58 ans, est crédité de 36 à 39% des intentions de vote contre 25 à 30% pour son principal adversaire, le Parti social-démocrate (PSD, centre droit) de l'ancien maire de Porto (nord), Rui Rio.

S'il se confirmait, un tel résultat renforcerait sensiblement les socialistes au sein du nouveau parlement de 230 sièges mais sans leur offrir la majorité absolue. Ce qui obligera Antonio Costa à chercher des appuis parmi les autres formations de gauche.

Tunisie: vote sans engouement

Les Tunisiens élisent leurs députés lors d'un scrutin qui pourrait signer, dans la même dynamique que la présidentielle, le rejet des partis établis, conduisant à un Parlement écartelé entre une multitude de formations novices.

Ces troisièmes élections législatives depuis la révolution de 2011 ne suscitent pas grand engouement, en particulier parce qu'elles se déroulent entre les deux tours d'une présidentielle à suspense pour laquelle deux candidats "anti-système" restent en course: Kaid Saied et Nabil Karoui, qui est emprisonné.

Elles sont pourtant cruciales dans le berceau du Printemps arabe, où le Parlement est chargé des questions préoccupant le plus les Tunisiens: l'économie qui peine à décoller, le chômage bien ancré, les services publics défaillants et l'inflation qui ne retombe pas.

 A.T. avec Agences,rtbf.be

L'avenir politique de trois pays se joue ce dimanche. Les citoyens du Kosovo, du Portugal et de la Tunisie vont élire les membres de leur prochain gouvernement ou parlement. Quels sont les enjeux?

Kosovo: relations conflictuelles avec la Serbie

Les futurs dirigeants du Kosovo, qui désigne dimanche ses députés, seront soumis à une forte pression internationale pour régler leur conflit avec la Serbie, une des principales sources d'instabilité en Europe. Belgrade ne reconnaît pas l'indépendance proclamée en 2008 par son ancienne province majoritairement peuplée d'Albanais. Le veto de la Russie et de la Chine lui barre toute perspective de devenir membre de l'ONU.

Ponctuées d'épisodiques poussées de fièvre, les relations exécrables entre Belgrade et Pristina sont un obstacle majeur à leur rapprochement avec l'Union européenne avec qui la Serbie négocie son adhésion.

Pour une grande partie des 1,8 million de Kosovars, la priorité n'est pourtant plus là: "J'en ai ras-le-bol de cette histoire de dialogue", lâche Salih Mehana, un commerçant de 39 ans, résumant l'état d'esprit d'une population usée par la pauvreté, la corruption, le clientélisme, des infrastructures et des services publics désastreux. Ce mécontentement pourrait être fatal aux "partis de la guerre", dirigés par les anciens commandants de la guérilla indépendantiste, aux commandes du Kosovo depuis la déclaration d'indépendance.

En 2018, ils avaient tu leur divergence pour garder de justesse le pouvoir. Cette fois, le PDK du président Hashim Thaçi et l'AAK du Premier ministre sortant Ramush Haradinaj, sont divisés. Si aucun sondage fiable n'est publié, les analystes estiment qu'ils pourraient être chassés du pouvoir par une coalition du centre droit (LDK) et de la gauche nationaliste (Vetevendosje).

Portugal: le socialiste Antonio Costa grand favori

Porté au pouvoir grâce à une alliance avec l'extrême gauche, le socialiste Antonio Costa part favori des législatives de dimanche au Portugal avec à son actif le redressement de l'économie après des années d'austérité. La reconduction au pouvoir de l'ancien maire de Lisbonne d'origine indienne confirmerait que le pays reste l'un des rares d'Europe où les socialistes ont le vent en poupe et où l'extrême droite ne perce pas.

Selon les derniers sondages publiés vendredi, Antonio Costa, 58 ans, est crédité de 36 à 39% des intentions de vote contre 25 à 30% pour son principal adversaire, le Parti social-démocrate (PSD, centre droit) de l'ancien maire de Porto (nord), Rui Rio.

S'il se confirmait, un tel résultat renforcerait sensiblement les socialistes au sein du nouveau parlement de 230 sièges mais sans leur offrir la majorité absolue. Ce qui obligera Antonio Costa à chercher des appuis parmi les autres formations de gauche.

Tunisie: vote sans engouement

Les Tunisiens élisent leurs députés lors d'un scrutin qui pourrait signer, dans la même dynamique que la présidentielle, le rejet des partis établis, conduisant à un Parlement écartelé entre une multitude de formations novices.

 Ces troisièmes élections législatives depuis la révolution de 2011 ne suscitent pas grand engouement, en particulier parce qu'elles se déroulent entre les deux tours d'une présidentielle à suspense pour laquelle deux candidats "anti-système" restent en course: Kaid Saied et Nabil Karoui, qui est emprisonné.

Elles sont pourtant cruciales dans le berceau du Printemps arabe, où le Parlement est chargé des questions préoccupant le plus les Tunisiens: l'économie qui peine à décoller, le chômage bien ancré, les services publics défaillants et l'inflation qui ne retombe pas.

rtbf.be

La Corée du Nord a tiré mercredi des "projectiles" en direction de la mer, a annoncé l'état-major sud-coréen, au lendemain de l'annonce par Pyongyang de la tenue samedi de discussions de travail sur le nucléaire avec Washington.

"La Corée du Nord a tiré des projectiles non identifiés depuis Wonsan en direction de la mer de l'Est (mer du Japon) ce matin", a indiqué l'armée sud-coréenne, sans fournir plus de renseignements mais en utilisant un terme par lequel elle qualifie généralement les missiles balistiques de courte portée.

"Vers 07H10 (22H10 GMT), deux projectiles ont été lancés depuis la côte orientale de la Corée du Nord", a indiqué de son côté à la presse le secrétaire général du gouvernement japonais Yoshihide Suga. Selon lui, l'un des projectiles semble être tombé dans la Zone économique exclusive du Japon (ZEE).

Espace maritime situé entre les eaux territoriales et internationales, la ZEE du Japon représente une superficie de plus de 4 millions de km2, tout autour de l'archipel.

Le Premier ministre japonais a pour sa part condamné ce "tir de missiles balistiques qui viole les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU". "Nous protestons fermement et les condamnons fermement", a-t-il ajouté.

Ces tirs interviennent alors que Pyongyang a annoncé mardi la tenue samedi de discussions de travail sur le nucléaire avec Washington, qui devraient relancer le processus diplomatique huit mois après l'échec du sommet de Hanoï.

La porte-parole du département d'Etat américain Morgan Ortagus a confirmé un peu plus tard la tenue de discussions "au cours de la semaine qui vient".

Les négociations sur le nucléaire nord-coréen sont au point mort depuis le fiasco du deuxième sommet entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, en février à Hanoï.

Les deux hommes s'étaient de nouveau rencontrés en juin à la frontière dans la Zone démilitarisée (DMZ), qui sépare les deux Etats depuis la fin de la guerre de Corée (1950-53).

Depuis juillet, Pyongyang a multiplié des tirs de missiles de courte portée, qualifiés de "provocations" par des responsables américains - même si Donald Trump s'est montré nettement plus conciliant.

Et l'ONU a confirmé début septembre que la Corée du Nord poursuivait son programme d'armement nucléaire tout en se soustrayant aux sanctions.

AFP,rtbf.be

Rudy Giuliani, l'avocat du président américain Donald Trump, a engagé un magistrat qui a fait partie de l'équipe enquêtant sur le scandale du Watergate qui a mené à la démission du président américain Richard Nixon dans les années '70, rapportent les médias américains.

Jon Sale, un ami de longue date de l'avocat et ancien maire de New York Rudy Giuliani, a accepté de représenter celui-ci dans l'enquête pour destitution engagée contre le président américain Donald Trump.

Jon Sale a confirmé l'information au New York Daily News mais il n'a pas indiqué si son client Rudy Giuliani livrerait, comme lui demandent les chefs démocrates de commissions parlementaires, des documents liés à l'affaire ukrainienne qui ébranle le président américain. Celui-ci est soupçonné par les démocrates d'avoir fait pression sur son homologue ukrainien pour qu'il mène des investigations sur le démocrate Biden, son possible adversaire en 2020.

Cette fois, le magistrat Jon Sale sera donc de l'autre côté dans la procédure de destitution après avoir été l'assistant spécial du procureur dans le scandale du Watergate, un programme d'espionnage politique qui avait visé les démocrates dans les années '70 aux Etats-Unis.

Les accusations à l'époque avaient contribué à pousser le président républicain Richard Nixon à la démission en 1974, sous la menace d'une procédure de destitution.

 Belga,rtbf.be

Les services de l'Etat dans les Hauts-de-France "font procéder actuellement" à un recensement des territoires "susceptibles" d'avoir été touchés par des suies dues au nuage de fumées qui a survolé la région après l'incendie de l'usine chimique Lubrizol de Rouen, en France, jeudi, a annoncé dimanche l'Agence régionale de santé (ARS) dimanche.

Dans un communiqué, l'Agence régionale de santé demande aux habitants qui constateraient "la présence de retombées sous forme de suie" "de bien vouloir le signaler aux services de gendarmerie ou de police ou aux services départementaux d'incendie et de secours".

Elle recommande de ne pas consommer les fruits et légumes présentant des traces de suie, de porter des gants pour nettoyer, de laver "simplement à l'eau" les fenêtres, mobiliers, jeux extérieurs, de nettoyer les parties du corps qui auraient été en contact avec les suies avec du savon ordinaire, et pour les yeux, de les rincer avec du sérum physiologique.

Sur internet et dans la presse locale, des témoignages font état de suies à Lille, dans l'Aisne et l'Oise notamment.

Ne pas récolter les productions végétales

La préfecture de Seine-Maritime a publié samedi soir sur son site des résultats d'analyses.

Concernant la qualité de l'air, "les résultats sur les composés organiques volatils sont tous inférieurs au seuil de quantification (quantité trop faible pour être mesurée) et font apparaître un état habituel de la qualité de l’air sur le plan sanitaire", à l’exception du site de Lubrizol (présence de benzène), indique la préfecture dans un de ses quatre communiqués.

Au sujet des retombées de suies, générées par l'épais nuage de fumée, "les résultats d’analyses ne mettent pas en évidence de différences significatives entre le prélèvement témoin et les cinq autres sites situés sous le panache pour les HAP (hydrocarbures aromatique polycycliques)", explique la préfecture.

Autre sujet de préoccupation des habitants et des agriculteurs: l'état des cultures après le passage du nuage.

Selon les autorités, "les productions végétales non récoltées ne doivent pas l’être".

S’agissant des productions végétales récoltées avant jeudi, et susceptibles d’avoir été exposées à la contamination, le préfet a demandé de prendre certaines mesures.

Ainsi, il est demandé que soient consignés, sous la responsabilité de l'exploitant "jusqu'à l’obtention de garanties sanitaires", le lait collecté issu d'élevages dont les vaches étaient au pâturage depuis le jeudi, les oeufs des élevages de plein air pondus et le miel collecté depuis le jeudi ainsi que les poissons d’élevage produits dans la zone concernée.

’’Catastrophe majeure’’

Depuis l'incendie spectaculaire de l'usine, classée Seveso seuil haut, des habitants de l'agglomération de Rouen, partis politiques, syndicats ou encore associations de défense de l'environnement ont

demandé plus de transparence sur les conséquences de l'accident, qualifié samedi de "catastrophe majeure" par le préfet Pierre-Henri Durand.

"Il faut toute la vérité sur #Lubrizol. Comme pour #AZF il y a 17 ans, une commission d’enquête parlementaire doit être ouverte dès la semaine prochaine", a notamment plaidé Olivier Faure, numéro un du PS, sur Twitter.

Plusieurs syndicats, dont la CGT et Solidaires, mais aussi des associations écologistes (Greenpeace, France nature environnement) ont appelé à manifester mardi à 18H00 devant le palais de justice de Rouen, exigeant "une transparence complète".

Vendredi, l'ARS, l'organisme de surveillance de l'air Atmo et la préfecture avaient affirmé que "ce nuage de fumée qui a traversé la zone Nord ne présentait pas de toxicité aiguë" mais que "des retombées de ces fumées peuvaient localement avoir laissé des traces de suie".

Jeudi, quelques heures après l'incendie du site industriel, classé Seveso seuil haut et produisant des additifs d'huile, une enquête judiciaire avait été ouverte du chef "de destructions involontaires par l'effet d'une explosion ou d'un incendie". Le parquet l'a élargie samedi au chef de mise en danger d'autrui.

L'usine appartient au groupe de chimie américain Lubrizol Corporation, lui-même propriété de Berkshire Hathaway, holding du milliardaire et célèbre investisseur américain Warren Buffett.

  rtbf.be