Après de longs mois passés à tergiverser, le gouvernement d'Angela Merkel doit dévoiler vendredi sa grande loi climatique sur fond de manifestations pro-environnement massives attendues en Allemagne.

L'Union chrétienne-démocrate (CDU) de la chancelière et son allié social-démocrate ont promis des résultats lors de ce "sommet du climat" à Berlin, qui se tient quelques jours avant une réunion des Nations-Unies sur le même sujet à New York.

"J'en suis sûre, l'Allemagne peut trouver son chemin pour une bonne protection du climat", a assuré la chancelière samedi dans son podcast hebdomadaire, parlant aussi de "défi pour l'humanité".

Son vice-chancelier social-démocrate Olaf Scholz a, lui, évoqué dimanche "un paquet climatique très ambitieux". Les médias font état d'un cocktail de mesures d'un montant total de 40 milliards d'euros.

Le même jour, les jeunes de Fridays for Future, le mouvement de l'égérie suédoise Greta Thunberg, accompagnés cette fois d'adultes d'une multitude d'ONG, de syndicats et de l'Eglise protestante, ont appelé en Allemagne à une grande journée de "grève pour le climat".

"Les pouvoirs politiques doivent enfin agir", a déclaré lundi à la presse Linus Steinmetz, représentant de Fridays for Future. "Nous nous dirigeons vers une crise qui détruira des vies, et rien ne se passe", a-t-il accusé.

Légitimité

L'enjeu est de taille pour la première économie européenne, autrefois pionnière de l'énergie renouvelable mais qui va manquer ses objectifs de réduction d'émissions de carbone en 2020.

Ces dernières années, le pays a accru sa dépendance au charbon très polluant après la décision en 2011 de sortir de l'énergie atomique suite à l'accident nucléaire de Fukushima.

Et sa puissante industrie automobile, avec des géants comme BMW, Daimler ou Volkswagen, a longtemps privilégié les véhicules essence ou diesel avant de prendre le virage de l'électrique, dans la foulée du scandale des moteurs diesel truqués de VW.

"Il ne s'agit pas seulement de questions d'avenir pour l'écologie, l'économie et la société", pointe toutefois l'hebdomadaire Spiegel. "Le maintien du gouvernement est peut-être aussi en jeu".

Olaf Scholz, également candidat à la présidence d'un SPD en pleine crise, a lié directement la poursuite de la coalition à la politique climatique, après les cuisants revers électoraux essuyés par les deux partis aux élections européennes de mai au profit des Verts et les élections régionales de septembre en ex-RDA marquées par une poussée de l'extrême droite.

"Nous avons besoin d'un grand projet climatique (...) si nous voulons conserver une légitimité pour gouverner le pays", a-t-il prévenu.

'Taxe carbone' ou pas?

Concrètement, la stratégie du gouvernement comprend une panoplie de mesures destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l'énergie, le bâtiment, l'agriculture, l'industrie et les transports.

Cela va de la promotion des transports publics et des trains, à l'augmentation du prix des voyages en avion en Allemagne, ou à diverses subventions pour le développement des voitures électriques ou pour des chauffages individuels efficaces et propres.

Les partis restent toutefois divisés sur la façon de financer le tout et, plus encore, sur les mécanismes potentiellement impopulaires pour inciter ménages et entreprises à modifier leur façon de se chauffer, s'éclairer ou se déplacer.

Le SPD favorise une "taxe carbone", touchant le carburant et les dépenses de chauffage. La CDU prône une extension du marché européen du carbone, limité pour l'heure à l'énergie et l'industrie lourde, mais a besoin pour cela de l'accord de ses partenaires de l'Union européenne.

Or le temps presse, estime Joachim Fünfgelt, de l'ONG Brot für die Welt, pour qui une taxation aurait l'avantage d'envoyer "un signal très important pour les entreprises, en les incitant à investir différemment, et aux citoyens en les encourageant à être plus soucieux de l'environnement".

A un moment où l'Allemagne est exhortée de toute part à investir davantage pour stimuler son économie menacée de récession, comme récemment encore par la Banque centrale européenne, le paquet de vendredi pourrait en tout cas "montrer que le pays est capable de lancer son plan de relance", juge l'économiste d'ING Carsten Brzeski, prônant "un plan vert".

AFP,rtbf.be

 

Le quotidien Het Nieuwsblad révèle ce samedi de nouveaux témoignages dans l’affaire dite des "enfants volés" en RDC. En 2015, une douzaine d’enfants congolais de 3 ou 4 ans avaient été enlevés à leurs parents biologiques par l’ONG Planet Junior, qui leur proposait de les envoyer en colonie de vacances. En réalité, ils avaient été transférés dans un orphelinat à Kinshasa, pendant plusieurs mois afin de leur faire de faux papiers, puis envoyés vers des pays occidentaux comme la Belgique, où ils avaient été adoptés contre une forte somme d’argent.

En RDC, l’affaire a détruit les familles biologiques des enfants. Maryam, la mère de Zakiatu, vit à Gemena, un petit village dans le nord du pays, à la frontière centrafricaine. "Elle est toujours dans mes pensées, confie Maryam à Carl Theunis, du Nieuwsblad, qui l’a rencontrée. Quand les enfants ne sont pas revenus, mon mari s’en est pris à moi, en disant que ma famille les avait enlevés… que je l’avais accepté. Il m’accuse toujours, on n’est plus en bons termes. Il y a un an et demi, il est parti en République centrafricaine. Je n’ai plus Abdullah, le père de Samira, vit le même cauchemar : "nous nous sommes séparés à cause de cette affaire, explique-t-il au Nieuwsblad. Au bout de 3-4 mois, elle n’était toujours pas là. Mes beaux-parents ont dit que j’avais vendu leur petite fille en Belgique. Et ils sont venus reprendre ma femme." Les familles d’adoption ont établi des contacts avec ces familles biologiques, par le biais des affaires étrangères. Elles ont fait parvenir des lettres avec des photos des deux enfants.de contact. Il n’envoie pas d’argent."

 Abdullah, le père de Samira, vit le même cauchemar : "nous nous sommes séparés à cause de cette affaire, explique-t-il au Nieuwsblad. Au bout de 3-4 mois, elle n’était toujours pas là. Mes beaux-parents ont dit que j’avais vendu leur petite fille en Belgique. Et ils sont venus reprendre ma femme." Les familles d’adoption ont établi des contacts avec ces familles biologiques, par le biais des affaires étrangères. Elles ont fait parvenir des lettres avec des photos des deux enfants.

rtbf.be

La présidente de la Commission européenne présentait son équipe mardi. Un poste en particulier attire l’attention : celui du Grec, Margaritis Schinas. Il va gérer la migration et la sécurité dans l’Union. Le fait de coupler ces deux matières en laisse déjà plus d’un perplexe. Mais surtout la dénomination officielle pose problème : Commissaire en charge de la protection du mode de vie européen.

Si l’on en croit la future présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, il faut comprendre que notre mode de vie européen, c’est s’accrocher à nos valeurs. "La beauté de la dignité de chaque être humain est l’une des plus précieuses valeurs".

Une justification qui ne convainc pas l’eurodéputé écologiste Philippe Lamberts. "C’est évidemment un scandale absolu. Autrement dit, quoi qu’il s’en dise, ils reprennent la vision de l’extrême droite selon laquelle la question migratoire est d’abord un enjeu de protection d’un soi-disant mode de vie européen, dont on n’a d’ailleurs pas idée de ce qu’il signifie".

Cette dénomination peut être vue comme une manière de rassurer les pays du groupe de Visegrád — la Pologne, la Tchéquie, la Slovaquie et la Hongrie — des pays qui se sentent menacés par l’arrivée de migrants dans l’Union européenne.

Philippe Lamberts soupçonne ainsi Ursula von der Leyen de vouloir tendre la main à certains au sein du Parti populaire européen, certains qui n’avaient pas voté pour elle cet été. "Ce qu’elle fait ici, je pense, c’est redonner des garanties au PPE, c’est-à-dire la droite européenne, qui comprend, je vous le rappelle, le Fidesz de Viktor Orbán et des partis qui flirtent avec l’extrême droite — je pense à Berlusconi en Italie. Il faut donc donner des gages à ces gens-là".

L’opposition écologiste dit ne pas vouloir viser l’homme, Margaritis Schinas. L’audition du Grec ne devrait donc pas être perturbée par cette nomination. Margaritis Schinas, comme tous les autres commissaires européens, doit passer ne audition devant les parlementaires européens qui ont toujours le pouvoir de refuser les candidatures.

 RTBF,rtbf.be

Le leader nord-coréen Kim Jong Un a supervisé un nouveau test d'un "lanceur de missiles multiples de très grande dimension", ont rapporté mercredi les médias officiels, confirmant des tirs d'essai signalés la veille par la Corée du Sud et alors que Pyongyang a proposé à Washington de reprendre les négociations sur son programme nucléaire.

L'armée sud-coréenne avait fait état d'un nouveau lancement de "projectiles" --un terme par lequel elle qualifie généralement les missiles balistiques de courte portée-- mardi à l'aube depuis le centre de la Corée du Nord. Ces projectiles ont volé environ 330 km avant de s'abîmer en mer du Japon.

L'agence nord-coréenne KCNA a annoncé que Kim Jong Un avait personnellement dirigé sur le terrain cet essai destiné à "mesurer le temps de déploiement" du lanceur de missiles. Elle a indiqué qu'au moins un autre test était encore à prévoir.

Un essai de ce "lanceur de missiles multiple" avait déjà été annoncé fin août par la Corée du Nord, qui a par ailleurs tiré de nombreux autres projectiles depuis le début de l'été.

Nous voulons nous retrouver en face-à-face avec les Etats-Unis fin septembre

Le test de mardi est intervenu quelques heures après que le régime nord-coréen eut affirmé être prêt à reprendre les négociations avec les Etats-Unis, au point mort depuis février.

"Nous voulons nous retrouver en face-à-face avec les Etats-Unis fin septembre, à une date et en un lieu dont nous pouvons convenir", avait déclaré lundi la vice-ministre nord-coréenne des Affaires étrangères Choe Son Hui.

Après une dangereuse montée des tensions, les deux pays ont entamé un dialogue inédit depuis la rencontre historique de Donald Trump et Kim Jong Un en juin 2018 à Singapour.

Mais leur deuxième sommet, en février à Hanoï, s'est soldé par un échec: le président américain a refusé de commencer à lever les sanctions en échange d'un simple début de désarmement nucléaire proposé par le dirigeant nord-coréen.

Les négociations sont depuis à l'arrêt, malgré l'annonce d'une relance imminente faite par les deux hommes lors d'un troisième entretien plus improvisé, fin juin à la frontière entre les deux Corées.

 AFP,rtbf.be

Netflix diffuse depuis mercredi dernier le premier documentaire produit par Higher Ground la société de production des époux Obama.

Les Obama s’engageaient en mai 2018 avec Netflix pour produire séries, films et documentaires. Cette production se fera par le biais de la société de production Higher Ground Productions, qu’ils ont créée pour l’occasion.

A l’époque, Barack Obama déclarait "Nous espérons cultiver et aider à s’affirmer les voix de talent, sources de créativité et d’inspiration qui promeuvent davantage d’empathie et de compréhension entre les peuples".

"Barack et moi avons toujours eu foi en la puissance du récit pour nous inspirer, nous faire réfléchir différemment sur le monde qui nous entoure et nous aider à ouvrir aux autres nos esprits et nos cœurs", avait ajouté Michelle Obama.

Quand la Chine arrive aux USA pour sauver l'économie locale...

Le film documentaire s’intitule "American Factory", il raconte l’histoire d’ouvriers d’une usine du groupe General Motors de Moraine, dans l’Ohio. En pleine débâcle économique après la crise des subprimes en 2008 l’usine ferme.

En 2014, l’usine redémarre, après avoir été rachetée par les chinois de Fuyao. Une renaissance qui est marquée par un vrai choc de culture, tant sur les méthodes de management que sur les nouvelles tâches des ouvriers qui devront adapter leur "rêve américain".

Dans une vidéo partagée sur Twitter par Barack Obama, l’ex-couple présidentiel explique pourquoi il a décidé de soutenir ce documentaire. "Pourquoi avez-vous choisi notre film ? Il y a un million de films", questionne Julia Reichert, coréalisatrice avec Steven Bognar. "Vous laissez les gens raconter leur propre histoire", répond Michelle Obama, pour qui le récit fait écho au vécu de son père ouvrier.

 Olivier Arendt,rtbf.be

Après le Mozambique et Madagascar, deux des pays les pauvres au monde, le pape termine lundi sa tournée africaine d'une semaine par une visite-éclair à Maurice, une île multi-ethnique de l'océan Indien.

Dans un message vidéo adressé aux Mauriciens avant sa visite, le souverain pontife, fervent avocat du dialogue interreligieux, avait loué un peuple "riche de diverses traditions culturelles et aussi religieuses".

"Ce ne sera pas une visite du pape François aux catholiques, mais au peuple mauricien dans toute sa diversité religieuse", confirme le cardinal Maurice Piat, évêque de Port-Louis, la capitale.

"Diversité culturelle"

La petite république majoritairement hindoue (52%), compte 30% de chrétiens, principalement catholiques, et 18% de musulmans.

Le Premier ministre mauricien, Pravind Kumar Jugnauth, voit déjà la visite comme une vitrine du "succès de Maurice sur le plan économique et social, mais également comme un vrai modèle de pluralisme". "Notre diversité culturelle ne nous a jamais empêchés de créer un environnement favorisant le dialogue, la compréhension et la paix", a-t-il souligné.

Lundi, François fera un aller-retour à Maurice depuis Antananarivo, la capitale de Madagascar, avant de rentrer le lendemain à Rome.

Après son arrivée en fin de matinée, François célébrera une messe au monument "Marie reine de la paix", qui surplombe depuis son flanc de colline la capitale, là où Jean Paul II l'avait déjà précédé en 1989.

AFP,rtbf.be

A travers tout le pays, les Russes se rendent aux urnes dimanche pour élire leurs représentants locaux, après une campagne agitée et une des plus importantes opérations de répression judiciaire contre des manifestants en près de dix ans.

Des scrutins municipaux et régionaux ont lieu dans tout le pays au lendemain d’un échange historique de 70 prisonniers entre la Russie et l’Ukraine, salué unanimement comme un premier pas vers une résolution du conflit qui oppose les deux pays depuis 2014.

Selon les analystes, les résultats du vote seront suivis de près à l’approche des élections parlementaires de 2021 et contribueront à façonner l’avenir politique de la Russie, alors que le président Vladimir Poutine entame sa troisième décennie au pouvoir.

Tous les yeux seront rivés vers la capitale, où des manifestations quasi-hebdomadaires ont eu lieu cet été pour protester contre l’éviction de candidats de l’opposition à l’élection du Parlement local.

Pour la plupart non autorisées, elles ont donné lieu à près de 2700 interpellations. Du jamais vu depuis la vague de protestations de 2011-2012 qui avait précédé le retour de Vladimir Poutine à la présidence après un mandat de Premier ministre.

Les autorités ont brièvement emprisonné pratiquement tous les candidats d’opposition voulant participer au scrutin moscovite. Plusieurs manifestants ont également écopé de lourdes peines, allant jusqu’à quatre ans de prison. Un homme a lui été condamné à cinq ans de prison pour un tweet appelant à attaquer les enfants de policiers.

"Voter intelligemment"

A Moscou, près de 7,2 millions d’électeurs seront appelés à élire 45 députés au Parlement de la ville, dominé par le parti au pouvoir, Russie Unie, et qui ne s’oppose jamais aux politiques du maire pro-Kremlin, Sergueï Sobianine.

Pas un seul candidat ne se présente toutefois officiellement sous les couleurs du parti, dont la popularité a atteint un score historiquement bas.

L’opposant Alexeï Navalny, 43 ans, a appelé les Moscovites à "voter intelligemment" en soutenant ceux qui sont les mieux placés pour battre les candidats affiliés au pouvoir. La plupart d’entre eux sont communistes.

En tout, plus de 5000 élections ont lieu le pays ce dimanche. Les Russes vont élire 16 gouverneurs régionaux et les parlementaires locaux de 13 régions, dont la Crimée, péninsule ukrainienne annexée par la Russie en 2014.

En dehors de Moscou, la campagne pour l’élection du gouverneur de Saint-Pétersbourg a été parmi les plus controversées, le Kremlin soutenant le très impopulaire gouverneur sortant, Alexandre Beglov.

Samedi, Moscou a voulu se monter sous son meilleur jour en organisant de nombreuses festivités et des feux d’artifice pour célébrer le 872e anniversaire et tenter de faire oublier les évènements de l’été. Les bureaux de vote y seront ouverts de 08h00 à 20h00 locales (05h00 à 17h00 GMT).

AFP,rtbf.be

Arrivée jeudi au port canadien de Halifax, en Nouvelle Ecosse, la frégate de la marine belge, le Léopold I, devait participer à des exercices communs avec des navires hollandais, portugais, norvégiens et américains, dans le cadre d’un groupe organisé de l’OTAN. Ces exercices devaient se dérouler au large des côtes est du Canada.

Mais l’arrivée de l’ouragan Dorian va changer les plans des 150 membres de l’équipage belge, et aussi des autres navires de la flotte. L’ouragan, reprenant de la vigueur, se dirigeait vers le port de Halifax vendredi. L’alerte a immédiatement été donnée, comme l’explique le commandant du Léopold I, Frederick Van de Kerckhove : "Vendredi matin, la marine canadienne ensemble avec le commandant du groupe maritime dont nous faisons partie, ont pris la décision de quitter le port le plus vite possible pour échapper à l’ouragan Dorian, qui prenait en force et qui venait sur Halifax. On a alors fait route vers une zone protégée, la baie de Fundy, à peu près à 150 nautiques à l’ouest de Halifax."

Pour le capitaine de la frégate, l’opération s’est tout à fait bien déroulée, même si le navire essuyé des vents très forts dans la baie : "On a vu des vents de plus de 55 nœuds, c’est-à-dire de plus de 100 km par heure. On a eu des vagues de 4 ou 5 mètres, ce qui est tout à fait normal dans une tempête sévère bien sûr, mais ce n’est pas menaçant pour une frégate. Par contre, au large devant Halifax dans des zones non protégées, ils ont vu des vagues de 15 voire 17 mètres, et ça, ce sont des risques pour le navire, bien sûr."

Wahoub Fayoumi,rtbf.be