Les gouvernements du pays doivent urgemment être plus ambitieux dans leurs politiques climatiques. C'est ce que clament quelque 3.455 membres du monde académique dans une lettre ouverte publiée jeudi dans la Dernière Heure et De Morgen.

"Nous, scientifiques, ne pouvons que soutenir les raisons des activistes face aux évidences des changements climatiques. Il est nécessaire qu'un débat et que des actions collectives soient entrepris pour engranger une forte transition vers une société zéro carbone", écrivent les membres du collectif "Scientists4climate" dans les quotidiens.

Cette lettre a été signée par plus de 3.400 académiques de disciplines diverses. A l'initiative, des scientifiques de différentes universités, hautes écoles et instituts scientifiques du pays.

Ils plaident pour que les gouvernements du pays renforcent leurs ambitions climatiques. "Nous sommes à des kilomètres des objectifs", selon eux.

Le texte a été publié alors que les étudiants manifesteront jeudi pour la quatrième fois dans les villes du pays afin de réclamer l'action des décideurs pour contrer le réchauffement climatique.

 

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Apple a indiqué jeudi avoir réduit le nombre d'employés travaillant sur la voiture autonome tout en affirmant poursuivre ses activités dans ce domaine porteur.

 

Le groupe informatique confirmait ainsi en partie des affirmations de la chaîne CNBC, selon laquelle le "Projet Titan", nom de code interne, avait vu partir 200 personnes, dont une partie doit être redéployée dans le reste du groupe.

Apple n'a jamais révélé combien de gens étaient consacrés à ce projet.

Les activités d'Apple dans la voiture autonome font l'objet de nombreuses spéculations depuis des années, certains voyant dans une "Apple Car" le futur produit révolutionnaire de la marque à la Pomme, tant attendu, plus de dix ans après l'iPhone.

Mais il est plus probable qu'Apple travaille à des technologies à intégrer à des véhicules faits par d'autres plutôt qu'à une voiture entière.

"Nous avons une équipe incroyablement talentueuse qui travaille sur les systèmes autonomes et les technologies qui y sont liées", a indiqué Apple dans une déclaration écrite, sans donner de chiffre.

"Nous pensons toujours que les systèmes autonomes promettent des opportunités énormes, auxquelles Apple a la capacité de contribuer de façon unique", a ajouté le groupe.

"En 2019, l'équipe va concentrer son travail sur des points clés, et donc certains (employés) sont affectés à d'autres endroits du groupe, où ils s'occuperont notamment de l'apprentissage des machines", une des facette de l'intelligence artificielle, a encore dit Apple, qui a nommé l'an dernier un ancien de chez Tesla pour prendre la tête du projet systèmes autonomes.

Les propos d'Apple font écho à ceux de son PDG Tim Cook qui avait pour la première fois officiellement mi 2017 confirmé son intérêt pour la conduite autonome.

"On se concentre sur les systèmes (de conduite) autonomes" car "c'est de loin le projet le plus important dans l'intelligence artificielle", avait-il dit.

Peu avant, le groupe avait reçu un permis des autorités de Californie (ouest) pour tester des véhicules autonomes.

Mais selon certains médias et analystes, Apple a des hésitations dans la stratégie à adopter sur ce marché d'avenir mais déjà surpeuplé, presque tous les grands constructeurs, équipementiers et groupes technologiques étant déjà au travail.

 

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La bibliothèque Universitaire de Mons possède une magnifique collection de livres anciens et un de ces ouvrages, volé en 2005, a été mystérieusement retrouvé en Italie.

 

Les Romains habitués du marché d'antiquités de Porta Portese ne se doutent pas qu'une partie des richesses exposées provient de vols commis dans d'autres pays d'Europe. Et pourtant l'histoire de ce livre en est la preuve. Un ouvrage précieux, datant de 1552, un livre religieux avec des commentaires sur les quatre évangiles, volé en 2005 à la Bibliothèque Universitaire de Mons vient d'y refaire son apparition.

Le voleur initial reste inconnu mais le cachet de la bibliothèque sur la première page du livre atteste ses origines. Ce livre a été retrouvé par les carabiniers spécialistes  du patrimoine artistique, à Frosinone au Sud de Rome, dans les caves d'un receleur spécialiste des ouvrages anciens et religieux.

Son fonds de commerce était destiné aux marchés des antiquités de Rome. La photo du livre volé se trouvait dans l'immense base de données des enquêteurs italiens qui ont remis l'ouvrage à l'ambassadeur de Belgique à Rome, Franck Carruet, lundi, lors d'une cérémonie de passage en grand uniforme.

Après 14 ans de voyage en Italie, le livre retrouvera enfin sa place sur les étagères de la bibliothèque montoise, grâce aux services de la valise diplomatique.

 

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Selon les associations, la prostitution des enfants connaît un boom depuis plusieurs années au Ghana, aussi bien dans la capitale, Accra, que dans les autres grandes villes du pays. La loi prohibe cette pratique, mais, dans plusieurs quartiers déshérités de la capitale comme à Jamestown ou à Railway, se trouvent de nombreux bordels avec de très jeunes enfants.

 

Les jeunes filles ont entre 14 et 17 ans, le corps frêle et les cheveux courts. Stella, 17 ans, Patient, 14 ans, Porsha, 15 ans et Angela, 17 ans, sont toutes les quatre prostituées à Railway, l’un des quartiers les plus pauvres d’Accra. Le long des anciens rails s’entassent les abris de fortune et les bordels. Les conditions d’hygiène sont déplorables ; des tas de préservatifs usagés jonchent le sol.

"Je suis une enfant, je ne peux pas tomber enceinte"

C’est ici que les quatre jeunes filles, pour la plupart originaires de la région de la Volta, dans l’est du pays, vivent et "travaillent". La loi ghanéenne prohibe la prostitution, et en particulier quand elle touche les mineurs de moins de 16 ans. Mais à Railway, cette prostitution a pignon sur rue, en connaissance des autorités.

"Je suis une enfant, je ne peux pas tomber enceinte." Patient soutient cela avec aplomb. "Je connais une fille de 13 ans qui a eu un gamin", la coupe Stella, assise à ses côtes. A ces mots, Patient baisse les yeux. Cette dernière, qui a eu sa première passe à l’âge de 13 ans, n’utilise jamais de préservatifs. "J’ai peur qu’ils restent coincés", témoigne-t-elle en souriant. Aucune n’a fait le test de dépistage du sida, qui nécessite la présence d’un adulte. Les jeunes filles, en rupture avec leurs familles, ont la plupart du temps été abusées par des proches dans leur jeunesse. "J’ai été violée par mon oncle quand j’avais 8 ans", témoigne Porsha.

"Ils savent parfaitement que nous sommes des mineurs"

Selon l’ONG Free the Slaves, la plupart des jeunes filles prostituées au Ghana sont âgées entre 12 et 20 ans. "Elles se trouvent dans la rue, dans les bordels, près des sites miniers, certaines sont envoyées dans les pays voisins", note ainsi le rapport.

Les quatre jeunes filles, qui travaillent environ 6 jours par semaine, la plupart du temps le soir, gagnent entre 20 et 30 cedis par jour (entre 4 et 6 euros). Les clients sont généralement des hommes âgés entre 40 et 50 ans. "Ils savent parfaitement que nous sommes des mineurs", avance Stella. Quand on les interroge pour savoir si elles ont déjà subi des violences, elles souhaitent ne pas répondre.

"La plus jeune prostituée que j’ai vue avait 9 ans", souligne effarée Susana Dartey, présidente l’association Women of dignity alliance.

Une loi très rarement appliquée

"La loi ghanéenne punit d’une peine de prison d’environ 15 ans le fait d’avoir une relation tarifée avec une mineure, explique encore Susana Dartey. Mais cette loi est finalement très peu appliquée, car il faut que la police soit témoin de l’échange d’argent."

Malgré la difficulté de leur quotidien, les trois jeunes filles sont optimistes pour l’avenir. Certaines mettent de l’argent de côté pour pouvoir arrêter au plus vite. Patient suit des cours pour devenir danseuse. "Je veux devenir journaliste plus tard", témoigne en rigolant Stella. L’espoir pour sortir un jour de l’enfer.

 

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