Il n'y a jamais eu autant d'étudiants qui travaillent en Belgique

Un étudiant qui n'a jamais travaillé comme jobiste, cela devient très rare dans notre pays. L'an dernier, 80 % des étudiants âgés de 15 ans ou plus ont travaillé occasionnellement comme jobiste (comparativement à 78 % en 2017). Pour la première fois dans l'histoire, les étudiantes et les étudiants ont perçu le même salaire minimum. C'est ce qui ressort de l'enquête "Les étudiants au travail" de l’agence d'intérim Randstad, publiée jeudi.

80% de tous les étudiants exercent un travail rémunéré durant l'année. La plupart des étudiants (73%) travaillent durant l'été. "Le cap des 70% a été franchi pour la première fois l'an dernier. Avec ces 73%, nous approchons sans doute du maximum", souligne Ranstad.

Par ailleurs, plus de six étudiants sur 10 (64%) prestent comme jobistes pendant le reste de l'année. "Jamais cette proportion n'a été aussi importante", estime Randstad. "L'explication est à rechercher dans l'assouplissement croissant de la législation, qui répond partiellement au besoin énorme de flexibilité, tant chez les jeunes qu'au sein des entreprises belges. La pénurie criante sur le marché du travail constitue une explication supplémentaire", explique Randstad.

La plupart des étudiants sont engagés comme caissiers (12%), suivis par les employés administratifs, les ouvriers de production (11%) et les magasiniers (11%).

A peine 15% des étudiants n'ont exercé aucun travail ni petit job d'appoint. 

L'écart salarial entre hommes et femmes c'est du passé, ou presque

L'étude de Randstad montre également que l'écart salarial pour les étudiants qui travaillent dans notre pays semble se réduire. Il semble que les étudiantes et les étudiants obtiennent un salaire horaire similaire (12,2 euros) pour leur dernier emploi étudiant. C'est la première fois dans l'histoire que ce résultat est atteint. Sur une base annuelle, cependant, il y a toujours une différence. Les étudiants disent qu'ils gagnent environ 2600 euros par an, les étudiantes estiment que ce montant est inférieur d'environ 400 euros.

Les étudiants de plus en plus sélectifs et travaillent encore toujours au noir

La nouvelle législation sur le travail étudiants, qui est d'application depuis 2017 et qui donne aux étudiants plus de flexibilité pour planifier leur travail, n'a pas encore eu l'effet souhaité sur une diminution du travail au noir. 20 % des jeunes indiquent qu'ils travaillent sans contrat, ce qui ne constitue pas une diminution par rapport aux années précédentes.

Il est également frappant de constater que les étudiants belges sont de plus en plus sélectifs dans leur recherche de travail étudiant. Pas moins de 65 % disent qu'ils ne sont pas prêts à accepter n'importe quel type d'emploi. Le travail de fin de semaine et le travail du soir sont les moins prisés.