Il a été le baron de la drogue le plus puissant au monde, mais il risque d'être condamné à la perpétuité au Etats-Unis: à quelques heures de l’énoncé de sa peine à New York, Joaquin Guzman dit "El Chapo" n'est plus que l'ombre de lui-même.

Depuis son extradition aux Etats-Unis le 19 janvier 2017, "El Chapo" --"Le Courtaud", un surnom dû à sa petite taille, environ 1,60 m-- a perdu son aura: isolé dans sa cellule 23 heures sur 24, après deux évasions au Mexique, il ne peut voir que ses avocats et ses jumelles de sept ans. Même sa femme est interdite de visite.

Après trois mois de procès qui ont documenté l'extrême violence et la corruption des cartels, Joaquin Guzman, 62 ans, a été jugé coupable en février de 10 chefs d'accusation, y compris d'avoir co-dirigé pendant 25 ans le puissant cartel de Sinaloa, responsable de l'exportation de centaines de tonnes de cocaïne et d'autres drogues aux Etats-Unis.

Il devrait connaître sa peine mercredi et devrait, sauf surprise, être condamné à la perpétuité.

Vendeur d'oranges

La chute est rude pour celui qui dirigea 25 ans durant l'un des cartels les plus puissants de la planète, ancien héros de la culture narco et des "narcocorridos", ces ballades mexicaines avec guitares et trompettes qui racontent les chefs de cartels.

Ses évasions rocambolesques ont alimenté sa légende et lui ont valu une notoriété internationale, jusqu'à son arrestation en 2016 qui a mis fin à des décennies de traque par les autorités.

Joaquin Guzman est l'un de ces narcotrafiquants partis de rien: né le 4 avril 1957 dans une famille pauvre d'un village des montagnes de Sinaloa, au nord-ouest du Mexique, il travaille dès l'enfance en vendant oranges, caramels et boissons gazeuses.

Comme il le racontera à l'acteur Sean Penn lors d'un entretien en octobre 2015 censé rester secret mais qui contribuera à son arrestation, il se met, adolescent, à cultiver marijuana et pavot, faute d'alternatives.

"La seule façon d'avoir de l'argent, d'acheter de la nourriture, de survivre, était de faire pousser le pavot à opium, la marijuana, alors à cet âge, j'ai commencé à en cultiver et à en vendre", confiera-t-il à l'acteur américain.

Il sera ainsi recruté par le chef du cartel de Guadalajara Miguel Angel Felix Gallardo, surnommé "le parrain" des cartels mexicains modernes.

Après l'arrestation de Gallardo en 1989, Guzman fonde avec trois associés le cartel de Sinaloa, dont il fera en quelques années un empire aux ramifications européennes et asiatiques.

"Je fournis plus d'héroïne, de méthamphétamine, cocaïne et marijuana que n'importe qui dans le monde. J'ai des flottes de sous-marins, d'avions, de camions et de bateaux", se vantait-il dans l'interview à Sean Penn, publiée dans le magazine Rolling Stone.

La fortune amassée par le cartel lui vaudra de figurer un temps sur la liste du magazine Forbes des hommes les plus riches du monde, avant d'en sortir en 2013 en raison des dépenses nécessaires à sa protection.

Ingénieuses évasions

S'il alimentait une image de Robin des Bois aidant les pauvres et ridiculisant les puissants, El Chapo a aussi mené une lutte ultra-violente contre ses rivaux, une guerre entre cartels qui ravage aujourd'hui encore le Mexique.

Une fusillade en 1993 à l'aéroport de Guadalajara a notamment coûté la vie au cardinal Juan Jesus Posadas Ocampo, que des tueurs avaient confondu avec El Chapo.

Un mois après, le chef de cartel est arrêté au Guatemala. Détenu dans une prison de haute sécurité mexicaine, il soudoie ses gardes et s'échappe en 2001, caché dans un bac à linge sale.

Les autorités mexicaines mettront treize ans à le rattraper, en février 2014, dans la station balnéaire de Mazatlan, où il se cachait avec sa femme Emma Coronel, une reine de beauté de 32 ans sa cadette, et leurs jumelles, nées aux Etats-Unis.

En juillet 2015, rebelote: Guzman s'évade par un tunnel de 1,5 kilomètre débouchant sous la douche de sa cellule et équipé de rails, illustrant l'ingéniosité de ses hommes et infligeant un sérieux camouflet aux autorités mexicaines.

Cette nouvelle cavale sera brève: il est arrêté en janvier 2016 à Los Mochis, sur la côte pacifique, dans son fief de Sinaloa.

C'est en interceptant des messages adressés à l'actrice américano-mexicaine Kate del Castillo que les autorités l'auraient retrouvé. L'actrice, qui incarnait une chef de cartel dans la série "La Reine du sud", accompagnait Sean Penn pour l'interview de 2015.

Avant d'épouser Emma Coronel, Joaquin Guzman s'était déjà marié au moins deux fois.

Outre ses jumelles, il a d'autres enfants, dont au moins deux fils que les autorités américaines ont accusés de jouer un rôle "important" dans son cartel. Un autre fils, Edgar, a été abattu en 2008.

AFP,rtbf.be

Un incendie a brûlé samedi 120 hectares de végétation en Ardèche au sud de l'aérodrome d'Aubenas-Lanas, mobilisant notamment sept avions mais sans faire de victimes ni de dégâts, a-t-on appris de sources concordantes.

Le feu s'est déclaré aux alentours de 13H00 et a un temps menacé deux habitations isolées, mais plus aucun bâtiment n'était menacé samedi en fin d'après-midi, ont indiqué les pompiers à l'AFP, précisant que le feu n'était pas encore fixé et que de nombreux moyens étaient engagés.

Sept avions avaient ainsi été mobilisés pour larguer du retardant ou de l'eau, dont quatre Canadairs qui se relayaient pour appuyer 150 pompiers au sol, dont l'intervention était compliquée par un vent de secteur nord avec des rafales à 50 km/h.

Les pompiers de l'Ardèche ont relevé deux départs de feu distincts mais ne pouvaient préciser leur cause à ce stade. "Le feu est désormais contenu au niveau de la route d'Uzer à Balazuc, qui reste fermée à la circulation", a précisé la préfecture dans un communiqué.

Vingt gendarmes ont par ailleurs été mobilisés et deux lignes moyenne tension mises hors-tension pour la sécurité des sapeurs pompiers au sol, selon la même source.

rtbf.be

Le bilan de décès causés par un hantavirus, un virus provenant de rongeurs sauvages, totalise 14 victimes depuis six semaines dans la région de Buenos Aires depuis 

Le nombre de cas recensés est déjà le double de celui de 2018

Cette femme de 34 ans, décédée dans la clinique de La Plata, travaillait dans les champs, affirme la chaîne de télévision TN, citant des sources du ministère de la Santé de la province de la capitale. Cette épidémie s'est déclenchée il y a six semaines avec plusieurs cas détectés à Epuyén, petite localité montagneuse de 3500 habitants dans le sud-ouest du pays, où dix personnes ont succombé début janvier. Ces cas ne sont pas forcément liés à ceux apparus dans le reste du pays, estiment les autorités sanitaires. Dans la province de Chubut, où se trouve Epuyén, le nombre de cas recensés est déjà le double de celui de 2018, et quelque 94 personnes ont été mises en quarantaine, selon les chiffres officiels. 

RTBF.BE

La Première ministre de Nouvelle-Zélande Jacinda Ardern a ordonné lundi une enquête nationale officielle sur les attaques contre les mosquées de Christchurch afin d'établir si la police et le renseignement auraient pu empêcher le carnage.

Cette Commission royale, soit l'enquête judiciaire aux pouvoirs les plus étendus de Nouvelle-Zélande, doit déterminer comment un seul tueur a pu abattre 50 fidèles le 15 mars, une attaque qui a ébranlé le monde entier, a-t-elle déclaré. "Il est important que rien ne soit laissé au hasard pour déterminer comment cet acte de terrorisme s'est produit et comment nous aurions pu l'empêcher", a dit Mme Ardern à la presse.

Les services de renseignement et de police se sont retrouvés au centre de critiques dans la foulée de l'attaque, certains leur reprochant de s'être trop focalisés sur les menaces islamistes.

Les victimes à Christchurch étaient toutes musulmanes, et le tueur est un suprémaciste blanc convaincu que les musulmans "envahissent" les pays occidentaux. "

Une question à laquelle nous devons répondre c'est de savoir si oui ou non nous aurions dû en savoir plus", a déclaré Mme Ardern. "La Nouvelle-Zélande n'est pas un Etat de surveillance (...) mais il y a des questions qui attendent des réponses".

La Première ministre a exclu le retour de la peine de mort pour le suspect, un extrémiste australien de 28 ans. Brentan Tarrant a été arrêté quelques minutes après les attaques et a été pour l'heure inculpé d'un chef de meurtre.

Des détails concernant cette enquête doivent encore être précisés mais celle-ci sera exhaustive et rendra ses conclusions dans un délai raisonnable, a-t-elle ajouté.

 

 

Un cachalot retrouvé mort en Indonésie avec 6 kilos de plastique dans l'estomac, soit 115 verres et 25 sacs. Des plongeurs nageant dans une mer de déchets à Manta Point. Pour lutter contre l'invasion du plastique qui pollue ses côtes et risque de chasser les touristes, Bali a interdit l'usage des pailles et des sacs dans cette matière.

Des millions de voyageurs viennent chaque année bronzer sur les célèbres plages bordées de palmiers, surfer et admirer les fonds marins de l'île tropicale mais Bali n'échappe pas au fléau de la pollution marine, particulièrement aigu en Indonésie. Des vidéos devenues virales montrent des vagues de détritus s'échouant sur les côtes les plus prisées des touristes. Le paradis indonésien est en danger.

L'île a décidé l'an dernier d'interdire le plastique à usage unique mais l'application de ce règlement local était en suspens jusqu'à la semaine dernière, quand le dernier obstacle a été levé: la justice a rejeté un recours d'une association d'industriels du recyclage des plastiques (ADUPI), qui craignaient de ne plus avoir suffisamment de matière première.

"La plainte a été rejetée (...) et en conséquence le règlement peut être appliqué", a indiqué Made Teja, le responsable de l'agence pour l'environnement de Bali à l'AFP. "Nous espérons que les habitants, les consommateurs, comme les entreprises vont soutenir ce programme."

L'Indonésie, comme d'autres nations d'Asie du Sud-Est, retraite peu ses propres détritus et doit depuis 2018 faire face à un afflux de déchets importés, après que la Chine qui recyclait beaucoup de déchets occidentaux leur a fermé ses portes.

Jakarta a annoncé depuis juin le renvoi de dizaines de conteneurs d'ordures impropres au recyclage vers leurs pays d'origine, aux Etats-Unis, en Australie ou en Europe: l'Indonésie refuse de devenir "une décharge" pour les bouteilles, les emballages et les couches usagées des pays occidentaux.

 70% en moins d'ici 2025 ?

Le vaste archipel de 17.000 îles, qui est aussi le deuxième plus gros pollueur marin derrière la Chine, s'est engagé à réduire la pollution par les déchets plastiques de 70% d'ici 2025.

Il compte renforcer ses capacités de recyclage, réduire la consommation de plastique à usage unique et lancer des campagnes de nettoyage pour sensibiliser la population pour l'instant peu informée des enjeux écologiques.

A Bali, le problème des déchets plastiques est devenu si prégnant que l'île a déclaré un état d'"urgence" il y a deux ans après avoir vu l'une de ses côtes recouverte d'ordures.

L'île ne recycle aujourd'hui que 48% de ses déchets, selon une étude publiée en juin par un groupe d'universitaires, de représentants des autorités locales et d'entreprises, le Bali Partnership, soutenu par la Norvège. Le reste est en majorité brûlé ou finit dans des décharges, les rivières ou l'océan.

Le gouvernement local a décidé de mener des campagnes de sensibilisation dans les écoles et les marchés avant d'imposer des sanctions.

"Nous essayons d'éduquer et de sensibiliser les gens" sur le but de cette politique, relève Made Teja. "Ce que nous voulons c'est réduire le volume des déchets et expliquer aux gens qu'ils ne doivent plus utiliser des plastiques jetables, comme des sacs, des pailles ou du polystyrène."

Le distributeur Coco Group a salué cette réglementation en soulignant qu'il n'utilisait déjà plus les emballages plastiques depuis plusieurs années dans ses supermarchés.

"Nous n'emballons plus les fruits et légumes dans du plastique, nous utilisons des feuilles de banane ou des emballages en rotin", indique le responsable marketing Bachtiar Rusydi.

L'association des distributeurs, Aprindo, dit soutenir l'interdiction mais avertit qu'il y aura des difficultés. "L'application n'est pas facile", souligne son responsable, Anak Agung Ngurah Agung Anggara Puta. "Cela prend du temps d'éduquer les gens".

AFP,rtbf.be