Pablo Carreno Busta sera à nouveau l'adversaire de David Goffin au premier tour du tournoi de tennis ATP 500 de Tokyo, au Japon, une épreuve sur surface dure dotée de 1.895.290 dollars, la semaine prochaine. Les deux hommes se retrouvent face à face une troisième fois en un mois.

L'Espagnol, 28 ans, 63ème mondial, avait sorti le Liégeois, 28 ans aussi, 15ème joueur du monde, en huitièmes de finale à Metz il y a dix jours (6-3, 6-2) prenant ainsi sa revanche sur leur duel à l'US Open qui avait vu le numéro 1 belge écarter Carreno Busta en trois sets au terme d'un débat très intense : 7-6 (7/5), 7-6 (11/9) et 7-5.

Pablo Carreno Busta avait remporté un premier duel entre les deux joueurs, mais c'était en 2013 sur la terre battue d'Estoril (1-6, 6-2, 6-2).

Seul belge dans la capitale japonaise, David Goffin y est tête de série numéro 3. Le Serbe Novak Djokovic, numéro 1 mondial, est tête de série N.1 et le Croate Borna Coric (ATP 14), N.2.

 Belga,rtbf.be

Le Real Madrid connaît une préparation d’avant-saison plutôt délicate. Les Merengues ont enregistré mercredi leur premier succès en 5 matches amicaux. C’était face à Fenerbahçe. Les Madrilènes, avec Eden Hazard une mi-temps mais sans Thibaut Courtois blessé, ont gagné 5-3 face à une formation turque qui avait subi un lourd revers 6-1 la veille face au Bayern Münich.

Bref, le Real ne brille pas mais ce n’est pas une raison pour être inquiet selon Frédéric Hermel, correspondant l’Equipe et RMC en Espagne : "Zinedine Zidane prépare la saison en deux temps. Il y a celui des supporters, de la presse et même de certains dirigeants qui est l’immédiateté. On veut voir gagner le Real tout de suite. Et puis, il y a le temps de Zidane, de son staff et des joueurs. C’est-à-dire se préparer pour être en pleine forme toute la saison. A quoi cela sert de travailler pour être en pleine bourre au mois d’août et d’arriver la langue pendante en février-mars. Zidane a une conception très italienne de la préparation. C’est un entraîneur à l’italienne, très marqué par ses 5 ans à la Juve. Zidane veut faire beaucoup travailler ses joueurs en été pour que les bénéfices se distillent durant toute la saison. Donc, automatiquement, les joueurs manquent un peu de jus car il y a un gros travail foncier qui est effectué derrière. Il est conscient que c’est un moment difficile pour le moment mais il est persuadé que l’équipe sera très forte bientôt. A partir du moment où Zidane ne s’inquiète pas, je ne vois pas pourquoi il faudrait s’inquiéter".

 

Et de poursuivre son analyse sur les critiques qui s’abattent actuellement sur Zizou et les prestations de son équipe : "Zidane était parti en pleine gloire. Là, il revient et il n’est aujourd’hui plus protégé par les 9 titres remportés en deux ans et demi. C’était plus facile pour lui d’être arrivé comme le sauveur après l’échec de Rafael Benitez (en janvier 2016). Aujourd’hui, on a l’impression que personne ne va lui faire de cadeau. Moi-même, je suis surpris par la violence des mots utilisés par des supporters sur les réseaux sociaux et surtout par des journalistes qui tirent des conclusions après trois semaines. Quand je vois le journal Marca faire une enquête sur "La saison du Real Madrid est-elle déjà perdue ?", c’est un truc de fou. C’est l’exagération habituelle de la presse espagnole, peut-être plus forte aujourd’hui parce que Zidane revient et qu’il n’est plus protégé. Comme partout, on aime bien aussi brûler les idoles. On a vu le Zidane qui réussissait comme personne et on a aussi envie de voir Zidane dans l’échec. C’est une relation ambivalente des supporters du Real Madrid. On aime brûler ce qu’on a adulé".

Quoi qu’il en soit, l’ambiance n’est pas au beau fixe et la presse ne rate pas une occasion pour pointer du doigt certains choix. Il y a notamment le cas Gareth Bale sur le départ.

"Le climat est assez délétère autour du club. Mais, ce qui compte, c’est ce qui se passe à l’intérieur de l’équipe et là, tout se passe très bien. Je peux vous assurer que Zidane est imperméable aux critiques. Il ne va pas changer son équipe parce que la presse dit que tel ou tel joueur doit jouer. Zidane ne veut plus de Gareth Bale car ce n’est pas un joueur de football "digne" de l’esprit que veut insuffler Zidane. Il veut un collectif uni, il préfère un Lucas Vazquez, un bon petit joueur de football qui n’est pas une star internationale mais qui est un bon soldat qui va se défoncer sur un terrain et qui va faire du football sa priorité. Et ce, plutôt qu’un Gareth Bale qui est beaucoup plus fort mais qui n’a finalement joué que 53% des minutes possibles depuis qu’il a revêtu le maillot blanc du Real Madrid. C’est un échec cuisant. Oui, il a des fulgurances et il met des buts très importants à certains moments mais on ne peut pas faire confiance à quelqu’un qui ne peut, physiquement et mentalement, jouer que la moitié des matches. Zidane a une certaine conviction et vision du football. Il veut un effectif uni de 23 ou 24 joueurs et Gareth Bale n’entre pas dans cette logique-là. La presse espagnole qui a défoncé Bale pendant des années prend aujourd’hui fait et cause pour le Gallois. Il y a là une incohérence un peu exagérée", conclut Frédéric Hermel.

Grégory Bayet avec Pascal Scimè,rtbf.be

Battu 2-3 par Gand vendredi, le Standard a enregistré une quatrième défaite consécutive dans ces playoffs 1. Un 0 sur 12 que les Rouches n'avaient plus connu depuis septembre 2015. Invités à noter la saison des Rouches avec une cote sur 10, les consultants et journalistes présents sur le plateau de La Tribune n'ont pas épargné les Liégeois.

Le plus dur d'entre eux est Stéphane Streker qui attribue une note de 3 sur 10. « C’est insuffisant quand on voit d'où ils viennent. Avec le potentiel joueurs qui n'est pas mauvais, il y avait moyen de faire beaucoup mieux », s'est-il justifié.

Les autres consultants sont un peu plus généreux mais sont eux aussi restés avec un goût de trop peu. Ils attribuent tous un 5/10.

« Je rejoins Stéphane sur le fait qu'ils peuvent mieux faire avec ce noyau », explique Philippe Albert qui nuance :«  L’objectif était d'être européens et ils devraient l'être. »

« Je n'ai pas été convaincu par cette équipe », enchaîne Khalilou Fadiga qui divise sa cotation en 3 parties. « Je mettrais 3/10 aux dirigeants, 5/10 au noyau et 10/10 aux supporters. »

Rodrigo Beenkens conclut le tour de table en ouvrant le débat sur les problèmes rencontrés par le Standard. « Ce bilan est insuffisant. On voulait avoir plus. On nous disait qu’il y aurait de la stabilité et de la sérénité avec l'arrivée de Michel Preud'homme. Ce n’est pas le cas. On sait qu'il y a des tensions en interne et que l'on doit s'attendre à une grande lessive dans le vestiaire. »

Transferts manqués, grincements de dents internes, rendement des cadres de l'équipe, blessures: nos consultants et journalistes ont poursuivi la discussion pour tenter de déterminer les raisons de cette fin de saison compliquée.

Giovanni Zidda, RTBF

500 francs suisse d’amende, voilà la sanction rendue jeudi soir par le jury des commissaires. En cause, le soigneur Deceuninck - Quick-Step qui dans les derniers mètres du Galibier donne un bidon à Julian Alaphilippe puis le pousse sur quelques mètres. La toile s’emballe et réclame une équité dans les peines, se référant à Primoz Roglic au Giro qui avait écopé de 10 secondes de pénalités et d’une amende financière pour deux poussettes de supporters.

Certains vont plus loin sortant la cause du grand complot et du protectionnisme français visant à favoriser Thibaut Pinot ou Alaphilippe. Les arguments se succèdent, l’exclusion de Luke Rowe et Tony Martin, équipiers de Geraint Thomas et Steven Kruiswijk, où les contrôles sanguins opérés chez Deceuninck et Jumbo-Visma au matin de la première étape alpestre... comme si l’UCI était à la solde de la France via son président. Les commissaires constatent, interprètent et jugent en leur âme et conscience. Lorsque Geraint Thomas rentre derrière la voiture après sa chute mardi, les commissaires estiment que l’abri n’est pas le même que celui qui avait valu une pénalité à Tom Dumoulin à Mur de Bretagne en 2018. C’est une interprétation... et là où il y a interprétation, il y aura toujours une part de subjectivité. Les sanctions des commissaires paraissent parfois sévères mais elles correspondent à ce que l’Union cycliste internationale a établi.

La poussette d’Alaphilippe lui aura permis de gagner en criant fort trois secondes ! Alors si il gagne le Tour avec 4 secondes d’avance sur son dauphin, ce seront plutôt celles glanées à Epernay, dans la bordure vers Albi ou dans des choix tactiques surprenants des Movistar ou d’Ineos sur le Galibier.

Reste la question, fallait-il sanctionner le fait d’une amende de 500 francs suisses ? Car si amende il y a, c’est que le jury a reconnu une faute, faute qui aurait dû être pénalisée en temps. Tout n’est sans doute qu’une question d’interprétation.

 Laurent Bruwier,rtbf.be

Qui est le plus rapide ? Avec ses mimiques enfantines, sa joie simple et partagée, Usain Bolt ramène le sprint à son essence : le défi d’une cour de récré. Le 16 août 2009, en 9 secondes 58 sur 100 m à Berlin, il signe l’un des plus grands exploits de l’histoire du sport.

Et pourtant, le Jamaïcain a mal commencé sa journée, par un faux départ en demi-finales de l’épreuve reine du 100 m, symbole d’une nervosité qu’il cache derrière son grand sourire. Par bonheur, le premier faux pas n’est pas encore éliminatoire à l’époque. Usain Bolt écrase sa demi-finale et se tourne vers la caméra : "I’m ready" (je suis prêt).

Prêt pour la finale qui a lieu le soir même à 21h35 sur la piste bleue du stade olympique de Berlin. Bolt (22 ans) aimante comme à son habitude la lumière. Pour lui, chaque présentation des coureurs est un show : ce dimanche soir, il sautille, il parle au public, mime sa fameuse flèche, puis le décollage d’un avion.

A sa droite, sans sourire, l’Américain Tyson Gay s’invective. Il est l’homme le plus rapide de l’année, 9 secondes 75 sur la ligne droite. C’est mieux qu’Usain Bolt (9.77), ce grand Jamaïcain (1,95 m) né aux yeux du monde entier il y a un an jour pour jour dans le "nid d’oiseau" de Pékin, devenu champion olympique en 9 secondes 69, nouveau record du monde.

Silence de cathédrale. Dans la fureur soudaine du stade, Bolt réalise un bon départ, pourtant son seul point faible d’habitude. Aux 30 mètres il est devant, déploie son immense foulée (près de 3 m) et s’envole aux 60 m.

Contrairement à sa course de Pékin, il pousse à fond jusqu’au bout, jette un coup d’œil furtif à droite pour surveiller Tyson Gay, franchit la ligne en fixant le panneau du chronomètre. 9 secondes 58 centièmes. Record du monde. Il sourit et se frappe le torse.

Sylvain Rouquet avec AFP,rtbf.be