Gouvernement flamand: atterrira ou atterrira pas ?

Il se veut le maître des horloges. Jan Jambon, le formateur N-VA du gouvernement flamand, entend boucler l'affaire ce dimanche. Une négociation au finish quatre longs mois après les élections.

La "ligue des perdants", comme l'a qualifiée la presse flamande, est-elle en passe de déboucher sur une équipe gouvernementale ? Annoncé comme imminent depuis le début de la semaine, l'accord pourrait bien tomber ce dimanche. Les partenaires de cette "bourguignonne bis", la N-VA, le CD & V et l'Open VLD, se sont donné rendez vous dès 9h pour un nouveau (ultime?) round de négociations.

Au cœur des débats, l'épineuse question du budget. Faut-il laisser filer les déficits au profit d'une politique d'investissements publics ou au contraire se serrer la ceinture pour redresser les comptes ? Le Nord du pays doit composer avec un trou budgétaire évalué à 600 millions d'euros et la date du retour à l'équilibre provoque des divergences de vue parmi les partenaires flamands.

En revanche, certaines réformes semblent faire consensus. Baisses des droits de succession ou d’enregistrement, investissements dans les pistes cyclables, durcissement des sanctions financières à l'endroit des étrangers dont le néerlandais laisse à désirer et enfin, une vieille revendication de l'Open VLD et de la NV-A, la fin de l'obligation de vote pour les élections communales et provinciales.

Une fois les négociations achevées, comme de coutume, chaque parti convoquera son congrès pour entériner l'accord de gouvernement. Viendra ensuite la question du casting. Quels seront les ministres qui accompagneront Jan Jambon, formateur et ministre-président en puissance, au sein de l'exécutif flamand ? Beaucoup de questions, et à ce stade encore peu de réponses.

Seule certitude, la traditionnelle "Déclaration de Septembre" au travers de laquelle le ministre-président présente au Parlement flamand l’action de son gouvernement pour l’année à venir n’aura sans doute pas lieu en… septembre !

rtbf.be