Bien entendu, les 50.000 électeurs germanophones ont déjà vu la concrétisation de l’un de leurs bulletins de vote déposés dans l’urne le 26 mai dernier. Un gouvernement a été installé en 48h à Eupen. Pour les 8 millions d’autres, après 50 jours, prière d’attendre.

Bruxelles y est… presque

Un accord paraissait acquis en région bruxelloise mais en dernière minute tout est reporté. La faute aux libéraux ? Le MR, rendu incontournable en Wallonie et en Communauté Française, s’y serait bien vu ; l’Open VLD posera la question par politesse et les trois partis francophones de la future majorité déclineront.

La région-capitale devrait disposer d’un nouvel exécutif pour la fête nationale. Le casting de la nouvelle équipe Vervoort reste à finaliser comme la répartition des compétences.

La Wallonie attend Bruxelles

En Wallonie, PS et ECOLO, après avoir voulu gouverner à " gauche toute " se retrouve donc à inviter Charles Michel à négocier. Ce dernier, devenu incontournable, fait monter (un peu) la pression sur Bruxelles. Les véritables discussions sur un programme wallon et dans la foulée celui de la Fédération Wallonie-Bruxelles ne reprendront véritablement qu’une fois le nouveau gouvernement bruxellois (et donc la mise sur la touche des libéraux) confirmé.

A la fin de cette législature, le MR célébrera ses 20 ans d’opposition bruxelloise. Ostracisme…

La Flandre attend le fédéral qui attend un miracle

Bart De Wever est rentré de Bogota pour constater que son parti venait de passer sa plus mauvaise fête flamande, empêtré dans un scandale mêlant son président de parlement à plusieurs affaires qui ont fait grand bruit.

Le " formateur " De Wever a placé les négociations pour la constitution d’un gouvernement flamand sur " pause ", après avoir négocié avec le seul Vlaams Belang. Il attend de voir comment le CD & V et l’Open VLD se comporteront, pour choisir son allié. C’est ainsi qu’il faut comprendre les gages donnés par Piet De Crem : la N-VA doit absolument intégrer la coalition fédérale.

Ce faisant, cela rend un accord PS-N-VA indispensable… or les nationalistes ne veulent discuter que de la fin de la Belgique avec les socialistes, ce qu’ils recouvrent du vocable fourre-tout, " confédéralisme ".

La Belgique est bien sur les bases de son record du monde de non-gouvernement. Avant le scrutin, le gouvernement fédéral était déjà en affaires courantes, depuis 156 jours.

Philippe Walkowiak,rtbf.be

Les Vingt-Sept ont fait preuve dans la nuit de mercredi à jeudi d'une "très grande unité" pour proposer la nouvelle date limite du Brexit au 31 octobre, a affirmé le Premier ministre belge Charles Michel au terme d'un sommet extraordinaire à Bruxelles.

La différence de points de vue s'est seulement marquée sur la manière d'atteindre l'objectif d'une réduction du risque d'un Brexit dur, entre partisans d'un report long ou court, a assuré le chef du gouvernement belge.

Une réunion sereine

"Il n'y a certainement pas eu d'irritation contre personne, ce fut une réunion sereine", a-t-il répondu aux journalistes, alors que le président français Emmanuel Macron avait adopté une ligne relativement dure pour s'opposer à un long report pourtant défendu par une majorité d'Etats membres.

Le délai maximal du 31 octobre a été choisi en référence à l'installation attendue de la nouvelle Commission européenne, le lendemain 1er novembre. Elle est aussi fondée sur l'expérience du passé: certains pays - comme la Belgique en 2014 - ont éprouvé des difficultés à désigner rapidement leur commissaire européen, a rappelé le Premier ministre.

Charles Michel s'est réjoui des garanties inscrites dans les conclusions du sommet pour réduire les risques de perturbation des institutions européennes par les autorités britanniques.

"Des informations techniques et juridiques apportées par la Commission ont montré que les possibilités pour le Royaume-Uni de prendre en otage les institutions de l'Union sont très réduites. Mais nous devrons rester attentifs", a-t-il commenté.

Il relève notamment l'engagement de coopération loyale exigé du Royaume-Uni dans les traités ainsi que la possibilité pour les Vingt-Sept de discuter sans Londres de sujets qui entreront en vigueur après la date du Brexit, comme le budget pluriannuel ou l'avenir de l'Union.

La ministre britannique chargée du Travail et des Retraites, Amber Rudd, a annoncé sa démission samedi soir en désaccord avec la stratégie du Premier ministre Boris Johnson sur le Brexit.

"Je ne peux pas rester alors que des bons, loyaux conservateurs modérés sont exclus", a déclaré dans un communiqué la ministre et députée, en référence à l’exclusion du Parti conservateur de 21 députés qui ont voté cette semaine avec l’opposition une proposition de loi destinée à éviter un Brexit sans accord.

Amber Rudd quitte à la fois le gouvernement, dont elle était un poids lourd, et le Parti conservateur, critiquant très vertement la stratégie du chef du gouvernement.

Dans une lettre au Premier ministre postée sur Twitter, elle qualifie l’exclusion des 21 "rebelles" d' "assaut à la décence et à la démocratie".

Elle qui avait voté pour rester dans l’Union européenne lors du référendum de juin 2016 estime que l"objectif principal" du gouvernement n’est plus d’obtenir un accord de sortie avec l’Union européenne.

"J’avais rejoint votre gouvernement en toute bonne foi : accepter le + No Deal + devait être sur la table, car c’était le moyen par lequel nous aurions les meilleures chances de parvenir à un nouvel accord pour sortir (de l’UE) le 31 octobre", écrit-elle. "Cependant, je ne crois plus que partir avec un accord soit l’objectif principal du gouvernement."

C’est un nouveau revers pour le chef du gouvernement, qui n’a plus de majorité au Parlement et dont la stratégie sur le Brexit a été court-circuitée par le Parlement.

La secrétaire d'Etat britannique à l'Environnement Therese Coffey devient la nouvelle ministre du Travail et des Retraites, a indiqué dimanche une porte-parole du gouvernement à l'agence de presse allemande DPA.

 Belga,rtbf.be