"Les doigts assassins posés sur cette arme de guerre sont les mêmes qui lui ont servi à prêter serment"

Ce texte est une opinion de Mehdi kassou, porte-parole de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés, qu'il a d'abord fait paraître sur le réseau social Facebook.

"Ik zweer de Grondwet na te leven" (je jure d'observer la constitution).

Ces mots ont été prononcés ce jeudi par "l'homme" sur cette photo.

Les doigts assassins posés sur cette arme de guerre sont les mêmes qui lui ont servi à prêter serment devant le parlement fédéral.

Cet homme, inculpé pour racisme et négationnisme, libéré sous conditions, dont celle de se visiter la caserne Dossin (Mémorial et centre de documentation sur l’Holocauste) s'est empressé de répondre sans vergogne : “ça tombe bien, j’aime bien visiter les musées”, méprisant notre justice, insultant la mémoire des victimes du fascisme et confirmant impudemment son idéologie nauséabonde.

Dans la foulée et comme pour renforcer l'idée que notre démocratie poreuse aux idées d'extrême-droite est dangereusement menacée, Francken et son parti se sont hâtés de rappeler qu'ils "avaient toujours été contre le cordon sanitaire" et ont remis sur la table, non sans-gêne en cette journée mondiale des réfugiés, la proposition de loi dite des "visites domiciliaires".

Bien qu'il s'agisse probablement d'une vil tentative opportuniste d'exister médiatiquement afin de se (re)positionner à l'extrême-droite et rassurer ainsi l'électorat flamand sur les projets que la NVA mènerait au gouvernement fédéral sans le Vlaams Belang, dont on peut avoir la certitude qu'il ne participera à aucune majorité, cette attitude infecte (et dont on connaît les risques de propagation) devrait pousser l'ensemble des partis démocratiques, de gauche et de droite, à tout faire pour écarter des négociations ce trait d'union avec avec l'extrême-droite qu'est la NVA.

Face à la menace pour notre démocratie et nos droits fondamentaux que représentent ces deux partis, l'idée d'un gouvernement d'union nationale devrait être plus qu'envisagée.

À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle.

Je vous le dis en toute sincérité. J'ai peur. 

Mehdi kassou, porte-parole de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés