Le mouvements de jeunes Fridays for Future prévoit une nouvelle journée mondiale d'actions pour le climat le 29 novembre, à quelques jours de la prochaine conférence des Nations Unies sur le changement climatique dont le coup d'envoi sera donné le 2 décembre au Chili.Des manifestations sont attendues dans plus de 100 villes, a indiqué l'organisation. A côté de la grève des écoliers pour laquelle l'initiative est devenue célèbre, des "protestations créatives" sont également prévues. Le mouvement des "vendredis pour le futur", qui a motivé des millions de personnes à défiler dans les rues le mois dernier à travers le globe, est né après que l'étudiante suédoise Greta Thunberg a entrepris de manifester devant le parlement de son pays l'an dernier, alors qu'elle avait 15 ans. Elle se plaçait chaque semaine devant l'institution, arborant un panneau "kolstrejk for klimatet" (grève des écoliers pour le climat).

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Les montants saisis par la police fédérale sont passés de 644 millions d'euros en 2017 à 14 milliards l'an dernier, rapporte dimanche le journal De Zondag. Il s'agit principalement de saisies dans le milieu de la drogue.

Un dossier colossal à hauteur de 13 milliard y est pour beaucoup, une affaire de fraude qui doit encore être jugée.

"Le crime ne doit pas valoir la peine, c'est pourquoi nous devons frapper les bandes criminelles là où ça fait mal: dans le portefeuille", a commenté la porte-parole de la police Sarah Frederickx.

Avec la lutte contre le terrorisme et le trafic d'êtres humains, la lutte contre la drogue reste une priorité pour la police fédérale. 11% des capacités d'enquête y ont été consacrées l'an dernier.

La problématique des stupéfiants est plus importante que jamais en Belgique, tout comme dans d'autres pays d'ailleurs, constate la police.

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Il y a deux ans, Olivier Delire a connu un grave accident de vélo et se déplace désormais en chaise roulante. Depuis, il lui est impossible de reprendre son ancien poste d’électromécanicien pour grue. Son employeur a créé un poste adapté pour qu'il puisse réintégrer l'entreprise. Une chance alors que des dizaines de personnes handicapées sont victimes de discrimination à l'emploi chaque année.

Tout a basculé le 17 mai 2017. "C’était le jour de la fête des mères" se souvient Olivier. "C’était un dimanche matin, on était parti en balade à vélo mon père et moi. En roulant, je suis parti en arrière et je suis tombé sur mon dos. Quand j’ai voulu me relever, j’ai senti que je ne pouvais plus bouger les jambes. Et c’est là que j’ai compris. Ça n’a pas été simple, ça a été beaucoup de larmes, de cris, de douleurs… en attendant que l’ambulance arrive". Olivier est alors transféré à la Clinique Saint-Pierre d'Ottignies où il est opéré en urgence. Une de ses vertèbres est totalement brisée.

"La première chose à laquelle j’ai pensé, c’est mon boulot! Comment je vais faire? Il faut que j’appelle mon chef. Et le lendemain matin à la première heure, je l’ai appelé".

Quand Christophe Dedocq reçoit un appel ce lundi-là, il est stupéfait : "On ne s’y attend pas mais à ce moment-là, la question de l’après ne se pose pas, on est dans le malheur d’Olivier. Qu’il doive quitter son emploi ne m’a pas traversé l’esprit. C’était logique qu’il réintègre son travail autrement. Avec le handicap, c’est certain que la fonction qu’il avait avant n’était plus faisable".

Avant son accident, Olivier Delire était électromécanicien pour grue à tour.

Dans son bureau, Olivier a une chaise télescopique pour pouvoir accéder à tout ce dont il a besoin.

Un poste adapté

Aujourd’hui, Olivier se rend à nouveau dans l’entreprise de construction de Gembloux, où il travaillait depuis 17 ans. Mais beaucoup de choses ont changé. Il travaille aujourd’hui à mi-temps et sa fonction a complètement évolué. Avant son accident, Olivier était électromécanicien, il montait en haut des grues pour les entretenir ou les réparer. Désormais, il est un appui logistique précieux pour ses collègues depuis son bureau adapté. Il prépare le travail en amont, commande les pièces nécessaires aux réparations, apporte son expertise.

"Ça me permet de penser à autre chose" explique Olivier. "D’être concentré sur le travail et non sur ce que je ressens et sur la différence physique par rapport aux autres. Ici, je suis assis, quand mon collègue est à côté, il est assis aussi. Il est dans la même situation que moi. C’est également important de pouvoir partager mes connaissances, de faire évoluer l’équipe. Grâce à cela, je me sens utile. Au moins, j’ai quelque chose à apporter".

Olivier a toujours été passionné par son travail. Le fait qu’il ait la garantie de pouvoir réintégrer l’entreprise malgré son handicap lui a permis de traverser le processus de revalidation plus sereinement. "Ça m’a beaucoup aidé car je savais qu’à la sortie, j’aurais la possibilité de retravailler, de rester en contact avec mes collègues. Apres autant d’années, une relation s’est créée. C’est comme une petite famille".

Olivier Delire a pu retravailler et retrouver ses collègues après son accident.

Les collègues d'Olivier venus le soutenir lors d'une course de handbike.

Bénéfique pour toute l’équipe

L’entreprise d’Olivier a également adapté le lieu de travail. Un chemin de béton a notamment été construit afin de permettre à Olivier de circuler partout et de rejoindre ses collègues à l’extérieur. Gaylord Sostilio est chef monteur de grue à tour. Il connaît Olivier depuis 6 ans et il est ravi que ce dernier ait pu réintégrer l’entreprise. "C’est une très bonne chose, c’était un membre de l’équipe à part entière, avec beaucoup de connaissances pratiques. C’est un atout de l’avoir au bureau désormais. Et puis, je me suis dit qu’il y a beaucoup d’entreprises qui ne l’auraient pas fait, cela renforce la bonne image que j’ai de ma société".

Au-delà de l’empathie, Christophe Dedocq est convaincu de l’intérêt du nouveau poste d’Olivier pour le service. "Cela fonctionne super bien" confie le responsable du service de grue à tour. "Je dirais même que le poste qu’il occupe aujourd’hui est plus important que celui qu’il occupait auparavant. Cela nous a permis de nous améliorer dans la préparation du travail. Ce qui est super important pour nous. Et puis, cela apporte aussi une vision différente à l’équipe. Les petits problèmes quotidiens ne sont rien à côté de ses problèmes à lui. Cela nous permet de relativiser et je pense que pour l’équipe, c’est bénéfique".

Un chemin en béton a été aménagé pour permettre à Olivier de circuler.

Nombreux cas de discriminatio

Mais la situation d’Olivier est loin d’être la norme. De nombreuses personnes handicapées sont victimes de discrimination à l’emploi.

En 2018, Unia a ouvert 604 nouveaux dossiers relatifs au critère du handicap dont 145 signalent une discrimination à l’emploi. Les dossiers concernent surtout l’organisation et les conditions de travail (37,2% des dossiers emploi/handicap), des cas de licenciement (26,2% des dossiers emploi/handicap) et des cas de discrimination présumée à l’embauche (14,5% des dossiers emploi/handicap). Dans la plupart des dossiers, des aménagements raisonnables sont possibles mais n’ont pas été pris en considération.

Le centre interfédéral pour l’égalité des chances, UNIA, rappelle qu’une personne handicapée dispose de droits, au même titre que les autres (cfr la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées). Et notamment le droit à l’emploi et à des aménagements raisonnables. "Cela peut être des aménagements liés à l’accessibilité telle une rampe d’accès, un horaire plus flexible ou allégé pour pouvoir aller à ses horaires médicaux, ou encore un changement de poste" détaille Véronique Ghesquière, cheffe du service Handicap.

"Refuser un aménagement raisonnable est considéré comme une discrimination et est donc punissable. Bon, on concilie beaucoup et on trouve des solutions ensemble sans aller en justice. Mais quand on va en justice et que le refus d’aménagement raisonnable est reconnu, l’employeur est prié de les mettre en place assez rapidement, sinon il écope d'astreintes financières".

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La cheffe de file du cdH bruxellois, Céline Fremault, a fait part, mercredi, de son étonnement à propos de la décision de la Ville de Bruxelles de remettre à plat tout le projet Neo tel que développé depuis dix ans.

Selon le quotidien Le Soir, l'avenir du projet de réaménagement du plateau du Heysel s'est fortement assombri au cours des derniers mois. Plusieurs obstacles font actuellement barrage à sa marche en avant.

Après la réaction du groupe MR de la Ville de Bruxelles demandant l'organisation d'un conseil communal extraordinaire pour entendre les explications du bourgmestre Philippe Close (PS), la députée Céline Fremault (cdH), ex-ministre régionale, s'est dite inquiète de l'avenir du plateau du Heysel dont "les rebondissements sont récurrents".

"Je m'étonne de la décision de la Ville de Bruxelles remettant à plat tout le projet Neo tel que développé depuis 10 ans. Pourquoi encore une nouvelle étude?", a-t-elle demandé sur Twitter.

Céline Fremault a ajouté qu'elle interpellerait le ministre-président Rudi Vervoort (PS) afin de connaître le positionnement du gouvernement bruxellois dans ce dossier en particulier pour ce qui relève de la méthodologie, du timing et des coûts.

La Ville de Bruxelles et la Région bruxelloise sont les deux partenaires publics engagés dans le montage du projet de réaménagement du plateau du Heysel.

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Une Américaine, survivante d'un cancer du sein, est devenue mardi la première personne à avoir traversé la Manche à la nage quatre fois d'affilée, une performance de 54 heures.

Sarah Thomas, 37 ans, est arrivée mardi matin à Douvres, dans le sud de l'Angleterre, sous les applaudissements d'un petit groupe de personnes. "Je me sens un peu malade", l'entend-on dire sur une vidéo publiée sur Facebook.

La nageuse a fait deux allers-retours entre Douvres et le Cap Gris-Nez, situé près de Boulogne-sur-Mer, dans la région du Pas-de-Calais en France.

Cette nage est dédiée à tous les survivants

Avant de se lancer dans cette aventure sportive, Sarah Thomas avait aussi écrit samedi: "cette nage est dédiée à tous les survivants. C'est pour ceux d'entre nous qui ont prié pour nos vies, qui se sont demandé avec désespoir ce qui allait se passer, qui ont bataillé, dans la douleur et la peur, pour vaincre".

Le traitement de Sarah Thomas contre le cancer s'est achevé il y a un an. Elle a confié à la BBC que le plus difficile durant les traversées avait été l'eau salée, qui brûlait sa gorge. Elle a également été piquée au visage par une méduse.

Le nageur d'endurance Lewis Pugh a salué sur Twitter une performance "extraordinaire, géniale et surhumaine".