La N-VA a réagi vivement à l’information selon laquelle le PS refuserait toute discussion avec elle au niveau fédéral. Les ponts semblent donc définitivement coupés entre les socialistes francophones et les nationalistes flamands au point que le chroniqueur politique de la VRT Ivan De Vadder s’interroge sur une éventuelle fin de mission des informateurs Johan Vande Lanotte et Didier Reynders (MR).

Ce texte est une opinion de Mehdi kassou, porte-parole de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés, qu'il a d'abord fait paraître sur le réseau social Facebook.

"Ik zweer de Grondwet na te leven" (je jure d'observer la constitution).

Ces mots ont été prononcés ce jeudi par "l'homme" sur cette photo.

Les doigts assassins posés sur cette arme de guerre sont les mêmes qui lui ont servi à prêter serment devant le parlement fédéral.

Cet homme, inculpé pour racisme et négationnisme, libéré sous conditions, dont celle de se visiter la caserne Dossin (Mémorial et centre de documentation sur l’Holocauste) s'est empressé de répondre sans vergogne : “ça tombe bien, j’aime bien visiter les musées”, méprisant notre justice, insultant la mémoire des victimes du fascisme et confirmant impudemment son idéologie nauséabonde.

Dans la foulée et comme pour renforcer l'idée que notre démocratie poreuse aux idées d'extrême-droite est dangereusement menacée, Francken et son parti se sont hâtés de rappeler qu'ils "avaient toujours été contre le cordon sanitaire" et ont remis sur la table, non sans-gêne en cette journée mondiale des réfugiés, la proposition de loi dite des "visites domiciliaires".

Bien qu'il s'agisse probablement d'une vil tentative opportuniste d'exister médiatiquement afin de se (re)positionner à l'extrême-droite et rassurer ainsi l'électorat flamand sur les projets que la NVA mènerait au gouvernement fédéral sans le Vlaams Belang, dont on peut avoir la certitude qu'il ne participera à aucune majorité, cette attitude infecte (et dont on connaît les risques de propagation) devrait pousser l'ensemble des partis démocratiques, de gauche et de droite, à tout faire pour écarter des négociations ce trait d'union avec avec l'extrême-droite qu'est la NVA.

Face à la menace pour notre démocratie et nos droits fondamentaux que représentent ces deux partis, l'idée d'un gouvernement d'union nationale devrait être plus qu'envisagée.

À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle.

Je vous le dis en toute sincérité. J'ai peur. 

Mehdi kassou, porte-parole de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés

Ce texte est une carte blanche rédigée à Schaerbeek le 4 mai 2019 par Christian Delstanches, directeur honoraire de l’école n°1, Marc Guiot, directeur honoraire de l’enseignement de promotion sociale communal, Alain Marchal, directeur honoraire de l’Institut Frans Fischer, Georges Verzin, conseiller communal MR, ancien échevin de l’Instruction Publique et Claude Wachtelaer, ancien inspecteur coordinateur de l’enseignement communal.

Dans son domaine, chacun des signataires connaît bien l’école communale n°1 de Schaerbeek, et plus largement, le groupe scolaire « La Ruche – Josaphat » qui abrite aussi l’Institut technique Frans Fischer, depuis plus de 40 ans. Tous les cinq, nous avons œuvré, avec de nombreux autres, à faire de ce groupe scolaire un modèle. Et nous étions, et sommes toujours fiers, que le réalisateur Roger Beeckmans y ait passé une année entière pour tourner son film « Une leçon de tolérance ». Aujourd’hui, après les événements qui ont commencé le 25 avril et que les médias ont largement relayés, nous sommes partagés entre des sentiments divers qui vont de la colère à la tristesse en passant par le découragement.

Le 25 avril, des parents récupèrent leur petite fille à la sortie de l’école. De retour à la maison, la maman constate que la petite a des traces de sang dans sa culotte. Elle soupçonne quelque chose d’anormal et retourne à l’école. Immédiatement, l’école réagit d’une manière que nous n’hésitons pas à qualifier de parfaitement professionnelle : recours à l’infirmière scolaire, information à l’échevinat, réorientation vers l’hôpital le plus proche.

Les écoles sont régulièrement confrontées à des situations délicates. Elles sont conscientes de la fragilité des enfants confiés à leur garde, elles font de leur mieux pour assurer les meilleurs contacts possible avec les familles, surtout quand elles sont implantées dans des quartiers où les populations fragilisées sont présentes en majorité.

Face à ces difficultés, les écoles communales de Schaerbeek peuvent compter sur des appuis au niveau de l’administration communale, mais aussi des PMS et des services de promotion de la santé à l’école.

Et pourtant, dès le jeudi soir, soit quelques heures après les faits, tout dérape. La rumeur se propage à une vitesse fulgurante. Il y a suspicion de viol, voire viol tout simplement.

Malgré la prise en charge de l’enfant par le service spécialisé de l’hôpital Saint-Pierre, malgré la plainte déposée par les parents avec les encouragements des autorités communales, la rumeur continue d’enfler. Un pédophile agirait dans l’école, menaçant la totalité des enfants et il faut donc fermer celle-ci. L’ensemble des détenteurs de l’autorité (direction, bourgmestre, échevin, médecins, police, justice) formerait une alliance pour cacher la Vérité (qui est, forcément, que la petite a été violée par « un méchant monsieur »).

Dès ce moment, l’irrationnel prend le dessus. Il s’enflammera lors de la manifestation du lundi 29 et culminera lors de la mini-émeute du mardi 30. Ce jour-là, une foule excitée criera « école pédophile » et des dames, d’âge mûr et d’apparence respectable, jetteront des projectiles sur des policiers qui protègent l’école.

Ce groupe scolaire, nous y avons travaillé, nous y avons mené des projets avec de nombreux partenaires. Nous y avons toujours défendu des principes humanistes. Lors de l’inauguration de ce bijou « Art nouveau » en 1907, un échevin avait déclaré : « les écoles sont les palais du peuple, on ne peut les faire ni assez grandes, ni assez belles ». C’était notre conviction quand nous étions en fonction, ça l’est encore aujourd’hui, malgré les dégâts causés par cette triste affaire.

La bêtise au front de taureau a tout ravagé. On a pensé qu’un pédophile rôdait dans les couloirs d’une école dont le personnel est essentiellement féminin. On a avancé l’idée que la petite aurait été abusée après « avoir été déshabillée par un méchant monsieur », sans s’étonner que personne dans le personnel ne remarque rien. On a dit que l’école et les autorités communales, qui ont réagi quasiment dans l’heure, voulaient cacher la vérité. On a crié que si « c’était une enfant blanche, ça se passerait autrement », qu’« en Turquie, on n’aurait mis qu’un jour pour trouver les coupables », on a hurlé « où sont les conseillers communaux musulmans, où sont les conseillers communaux turcs (?) » devant une école pour laquelle, depuis trente ans le « vivre ensemble » a toujours été au cœur de projets pédagogiques.

Quelle tristesse pour nous face à ces dizaines de personnes déchaînées. Mais quelle colère aussi face aux chacals qui ont profité de ce triste fait divers pour l’exploiter politiquement. Nous accusons ces quelques conseillers communaux qui ont encouragé les réactions émotionnelles, qui ont contribué à propager des rumeurs ou des fantasmes ou qui n’ont rien fait pour les démentir ni pour calmer les esprits. Ces racistes aussi, qui ont profité des tribunes offertes par les forums des médias pour déverser leur fiel. Ces bonnes âmes, enfin, qui trouvent qu’il y a aussi des désordres lors de matchs de foot (sans voir que gueuler dans un stade, ce n’est pas tout à fait la même chose que casser les vitres d’une école) ou qui excusent des débordements inadmissibles parce que les manifestants feraient partie de ces nouveaux prolétaires que sont les habitants issus de l’immigration (en oubliant que certains de ces habitants issus de l’immigration sont belges et parfois échevins ou conseillers communaux).

Quelle tristesse aussi de constater que ce vendredi, si les parents admettent enfin que leurs soupçons étaient totalement infondés et s’ils appellent au calme, ils n’ont, pas plus que leur avocat, eu le moindre mot d’excuse pour l’équipe éducative de l’école 1, ni pour celle de l’institut Frans Fischer qui cohabite dans le groupe scolaire. Ces deux équipes doivent reprendre leur travail lundi et reprendre leur mission, qui est celle de l’école, accueillir sans distinction d’origine, de religion, de sexe, les élèves qui leur sont confiés et en faire des citoyens responsables. Ce travail ne peut se faire que dans la sérénité et nous avons honte pour tous ceux qui ont, pour des motifs inavouables, perturbé une des tâches les plus nobles qui soient : éduquer la jeunesse. Nous adressons notre soutien inconditionnel à toute l’équipe éducative du Groupe scolaire « Ecole 1 – La Ruche ».

Christian DELSTANCHES, Directeur honoraire de l’école n°1

Marc Guiot, Directeur honoraire de l’enseignement de promotion sociale communal

Alain MARCHAL, Directeur honoraire de l’Institut Frans FISCHER,

Georges VERZIN, Conseiller communal MR, ancien échevin de l’Instruction Publique

Claude WACHTELAER, Ancien Inspecteur coordinateur de l’enseignement communa

Quel bilan « Justice » pour la législature sortante ? Et quelles sont les attentes et recommandations du secteur pour les politiques à venir ? C’est ce dont Eddy Caekelberghs discute avec Marie Messiaen, la présidente de l’Association syndicale des magistrats, et Jean-Pierre Buyle, le président de l’Ordre des barreaux francophone et germanophone de Belgique.
Le bilan de la législature

En ce qui concerne le volet de la justice, Jean-Pierre Buyle parle d’une période interpellante et complexe. « On a eu un ministre de la justice extrêmement actif, qui est venu avec beaucoup d’idées. » Il veut donc être juste, et équilibré. « Il y a eu de très bonnes choses, il y en a eu aussi des moins bonnes. Je pense qu’il y a eu une vraie vision, on a un ministre de la Justice qui s’inscrira dans l’histoire, qui a modernisé la justice, comme avec le droit des sociétés, la réforme des droits des successions, etc. Par contre, au niveau du Code pénal, l’instruction criminelle : les textes sont là, mais ils ne sont pas aboutis. » Certaines autres mesures positives, comme l’accès à la justice pour les pro deo, font partie des bons points du gouvernement sortant que Jean-Pierre Buyle tient à souligner. Mais, à côté de cela, il souligne de gros soucis. « La justice est le mal aimé des derniers gouvernements, et particulièrement de celui-ci. Les chiffres sont tous au rouge : il y a une insuffisance de personnel qui est flagrante, avec des justiciables qui ne sont pas jugés, des problèmes de droit familial, de garde des enfants, ... Est-ce que c’est anormal ? Oui ! » Ces situations sont d’ailleurs symptomatiques d’un problème de budget, notamment. « La justice n’est pas le troisième pouvoir, elle est un des trois pouvoirs ! Ce qui a manqué dans ce gouvernement, c’est la considération du pouvoir judiciaire en tant qu’homologue, un équivalent, et pas comme un service du ministère de la justice auquel on applique une austérité budgétaire. »

 Des revendications pour demain

Avant tout, Jean-Pierre Buyle réclame du respect à l’égard du pouvoir judiciaire. Ensuite, une revendication budgétaire est avancée. « Il faut qu’on s’aligne avec les États membres de l’Union européenne. La moyenne des états consacrent 2% de leur PIB à la justice. En Belgique, on est entre 0,3 et 0,5% ! Voilà où on se trouve. » De son côté, Marie Messiaen, la présidente de l’Association syndicale des magistrats, étend la notion de respect aux justiciables. « Le justiciable a le droit, en tant que contribuable, d’être reçu d’une façon digne. On parle des bâtiments, de délai de traitement, au niveau de l’arriéré, ... Tout ça crée un sentiment très dangereux d’amertume, d’aigreur vis-à-vis de la justice. »

 Tout à la prison?

Les exécutifs se succèdent, mais rien ne change sur la politique carcérale, malgré les demandes répétitives des acteurs de terrain de trouver des solutions alternatives au « tout à la prison », comme le souligne Marie Messiaen. Cependant, Jean-Pierre Buyle souligne que le gouvernement Michel a fait « un tout petit effort » sur cette question. « Le nombre de détenus entre la prise de fonction du dernier gouvernement et aujourd’hui a légèrement diminué, mais moins qu’il n’en conviendrait : on enferme toujours trois personnes sur 9 mètres carrés pendant 23 heures sur 24. La surpopulation est intolérable, la manière dont on traite les prisonniers est inacceptable. La Belgique est dans le peloton de tête où il y a le plus de prisonniers par habitant, d’une part, mais surtout le plus de prisonniers en détention préventive, c’est-à-dire des personnes qui n’ont pas encore été condamnées. » Et puis il rappelle que des mesures sont à prendre pour la réinsertion, le quotidien, l’accompagnement des prisonniers. Notons qu’aujourd’hui, une mort sur trois en prison est un suicide…

Lucie Hermant, RTBF

 

Sur sa carte de visite, il est écrit « Public Affairs Manager ». « Il n’est jamais explicitement écrit 'lobbyiste', explique Benoît Vivier, c’est trop connoté. » Dans son bureau situé dans le quartier Louise, à Bruxelles, Benoît commence tranquillement sa journée par un café. « Cette période est assez calme pour les lobbyistes. Avec les élections européennes qui approchent, il n’y a plus de travail législatif en cours. »

A 27 ans, Benoît travaille pour l’EENA, une association qui vise à améliorer le travail des services d’urgences, via le numéro 112. « Le lobbying ne concerne pas seulement les grosses industries comme le tabac, explique Benoît, il y a aussi des ONG, des associations comme la nôtre qui œuvrent pour l’intérêt général et apportent des informations aux députés chargés de faire la législation. C’est une sorte de lobby citoyen. »

Incroyable de voir l’impact qu’on peut avoir

Récemment, le travail de Benoît a par exemple permis d’améliorer la localisation des appels d’urgence. « Dans la plupart des pays européens, un appel d’urgence est localisé dans un rayon de 2km. Ça représente une surface énorme qui ne permet pas de secourir assez rapidement les personnes qui ne sont pas en état d'indiquer le lieu précis où elles se trouvent ou l'ignorent, explique-t-il. J’ai poussé pour qu’on se base sur la géolocalisation des smartphones – beaucoup plus précise – et c’est passé dans la législation européenne. »

« Après des heures de travail là-dessus, relate-t-il, j’ai un jour reçu un mail me signalant qu’une vie avait été sauvée grâce à ce nouveau système. C’est incroyable de voir l’impact qu’on peut avoir. »

Avoir un impact sur la société en évitant d’être en première ligne, c’est justement la raison pour laquelle ce diplômé en affaires européennes s’est tourné vers le lobbying. « En tant que citoyens, nous avons tous le désir de changer les choses. Mais on n’a pas forcément tous envie de s’engager de manière frontale en politique », explique Benoît.

Démocratique ?

L’influence de ces lobbyistes peut cependant poser question. Ceux-ci n’étant pas élus, ce fonctionnement est-il vraiment démocratique ? Oui, selon Benoît. « Les lobbies sont essentiels au bon fonctionnement démocratique, assure-t-il. Quand les politiques réfléchissent aux nouvelles législations, il est important que tous les intérêts soient représentés dans la prise de décision. C’est ensuite à eux de se nourrir des informations qu’on leur apporte et de choisir en leur âme et conscience. »

Benoît admet cependant qu’il « peut y avoir des abus. D’autant que certains lobbies fonctionnent de façon sournoise. Des industriels ont par exemple créé de 'fausses' associations pour tenter de détourner l’attention et freiner certaines avancées. La transparence est donc essentielle. On doit savoir quels lobbies travaillent avec quels budgets. »

On ne solutionne pas tous les problèmes avec des lois

Aspect moins connu du travail du lobbyiste : les relations avec les compagnies privées et tout particulièrement les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple). « Ces acteurs transnationaux non-étatiques sont devenus tellement puissants qu’on ne peut pas fonctionner sans eux », explique Benoît.

« Pour défendre notre cause – la meilleure location des appels d’urgence - on a eu des contacts avec Google, qui s’est montré très ouvert, précise-t-il. L’avantage de cette option, c’est l’immédiateté. Ça va beaucoup plus vite et c’est directement appliqué à tous les utilisateurs de Google. Si on doit toujours attendre une solution législative pour résoudre tous les problèmes, ça peut prendre 3-4-5 ans. On ne solutionne pas tous les problèmes avec des lois. »

On a l'Europe qu'on choisit

Le 26 mai prochain, Benoît vivra ses premières élections européennes en tant que lobbyiste. « On sait que 60 à 70% des députés européens vont changer. On se prépare déjà à ce renouvellement », explique-t-il. Il appréhende beaucoup les résultats et craint d’assister à une nouvelle montée de l’extrême droite. 

« Nous élisons des députés qui nous représentent, votent des lois, changent des choses », dit-il, insistant sur l’importance du vote. Et conclut : « On a l’Europe qu’on choisit. »

Député européen sans discontinuer depuis 1984, Gérard Deprez ne rempilera pas aux élections européennes le 26 mai prochain, pas plus qu’il ne se présentera aux législatives et régionales belges. Vague populiste, Brexit, Suédoise bis, à quelques jours de sa Der des Ders, Gérard Deprez a donné son opinion sur les ondes de La Première mardi matin.

A l’heure actuelle, on remarque, partout en Europe, une montée du populisme et des eurosceptiques. « Il y a un sérieux avertissement dans pratiquement tous les pays de l’UE. Il y a des gens qui expriment leur mécontentement par rapport à la manière dont l’Europe fonctionne. Elle est opaque et bureaucratique même si elle fait beaucoup de choses positives », explique-t-il. Mais il n’est pas inquiet. « Quant à dire qu’il y aura un déferlement populiste, je n’y crois pas. D’après les sondages on prévoit entre 140 et 150 députés eurosceptiques. »

« Des pays mal à l’aise avec eux-mêmes »

Mais il insiste, il faut prendre, malgré tout, cet avertissement au sérieux. « Si on ne change rien au niveau européen cette vague qui commence peut prendre de l’élan et être plus importante. »

Selon lui, le problème est que ces différents pays sont mal à l’aise avec eux-mêmes. « La Hongrie cherche son identité, l’Italie ne va pas bien et se donne un dirigeant populiste qui va la conduire à l’impasse. Dans chacun des pays il se passe quelque chose de préoccupant. »

A la veille d’un Sommet extraordinaire sur le Brexit, le Royaume-Uni est toujours dans l’impasse. Mais faut-il leur laisser un nouveau délai ? « Je pense qu’on peut leur laisser un nouveau délai, mais qu’il y a une date limite à ne pas dépasser : c’est le 30 juin. Car le 2 juillet on installe le nouveau Parlement européen, on entre dans une nouvelle période, une nouvelle Commission européenne va être installée, on va devoir se prononcer sur les moyens financiers de l’UE pour 7 ans. Donc, la clarté doit être intervenue pour le 30 juin au plus tard. »

On apprenait en outre lundi que le Royaume-Uni a fixé des élections européennes le 23 mai, tout en assurant espérer ne pas avoir à les organiser. « Ce sont les Britanniques qui vont se retrouver dans une situation ridicule. Si jamais il y a des élections et qu’ils doivent quitter l’UE le 30 juin, ils auront fait des élections pour du beurre. »

Une situation surréaliste, « une tragédie grecque ». « Ce sont les Britanniques qui l’ont choisi. Ils disent: "Nous voulons un accord avec les pays européens pour une sortie, mais nous ne parvenons pas à nous mettre d’accord entre nous sur le type d’accord que nous voulons". »

Une Suédoise bis?

Gérard Deprez ne rempilera donc pas aux prochaines élections fédérales et régionales, pour lesquelles les partis dessinent petit à petit leurs stratégies et expriment leurs désirs de coalition. Coté MR, on a le sentiment que le parti est prêt à repartir pour une Suédoise bis. « Le MR fait campagne, exprime ses idées. La chose qui me frappe toujours, c’est que coté francophone, on indique le type de coalition que l’on veut. Mais il y a aussi les Flamands qui votent. Les Flamands sont plus nombreux et plus riches. Donc avant de savoir quel type de coalition on pourra faire, je voudrais voir quel sera le vote des Flamands. »

Il poursuit : « On a accusé le MR d’entrer dans ce gouvernement avec la N-VA, mais si elle était indispensable dans ce gouvernement, ce n’est pas parce que le MR l’a choisie, c’est parce que le CD&V a dit: "Nous n’irons pas dans un gouvernement sans la N-VA, premier parti flamand et de Belgique. Donc si la N-VA est demain le premier parti flamand et de Belgique, il faudra voir s’il est possible de faire sans. Et si ce n’est pas possible, il faudra faire avec".»

Gérard Deprez ne dit donc pas qu’ils ne repartent pas avec la N-VA, mais « qu’on ne pourra peut-être pas faire sans ». Ce qu’il affirme par contre, c’est son souhait que « M. Francken ne soit pas dans l’équipe gouvernementale. » Le député avait lancé un coup de gueule contre Theo Francken sur l’affaire des ressortissants soudanais rapatriés.

Récemment, Alain Destexhe a quitté le parti et a créé sa propre liste. « Il y a quelques petits événements regrettables. Mais dire que c’est à cause de l’alliance avec la N-VA, je ne pense pas. M. Destexhe est parti car il est en désaccord avec la politique d’immigration et d’asile menée par le gouvernement, indépendamment des déclarations de M. Francken que je condamne. »

« Quand vous lisez le programme du MR et écoutez ce que dit le premier, il dit quoi ? Créer de l’emploi. C’est un message fondamental. Sur la politique d’asile et d’immigration, il dit fermeté et humanisme. Sur le plan financier, il dit rigueur mais en tenant compte du fait que nous avons besoin de financer des investissements. »

Une ligne parfois remise en cause en interne. Hervé Hasquin notamment. « J’ai entendu M. Hasquin faire des règlements de compte personnels, ce que j’ai regretté. »

RTBF

Nous sommes les élèves de 2ème et 6ème année primaire de l'école communale de Micheroux près de Liège.
 

En découvrant dans l'actualité que des jeunes se rassemblaient chaque jeudi pour sauver la Terre des dérives climatiques liées à la pollution, nous avons voulu -nous aussi- sensibiliser notre entourage à ce problème.

Ainsi est né notre projet "écologie".

Chaque vendredi de février, nous nous sommes rassemblés en vue de réaliser des panneaux qui seraient ensuite affichés dans l'école et présentés aux parents ainsi qu'à tous les adultes qui fréquentent l'établissement.

Huit thèmes se sont dégagés (le tri des déchets, se déplacer "vert", la déforestation, l'eau polluée, le réchauffement climatique, les animaux en danger, l'énergie verte et la nourriture ).

Sur chaque panneau, nous avons axé nos recherches sur les solutions à apporter au problème traité. 

Nous sommes fiers d'avoir participé (à notre échelle) au mouvement lancé par des étudiants plus âgés que nous.

Nous comptons maintenant mettre ces solutions en pratique dans le cadre de l'école et de nos familles. Il y a en effet de nombreuses choses que chacun peut  entreprendre, parfois simplement en changeant nos habitudes.

Enfin, l'idée de diffuser notre initiative dans les médias nous plaisait. On devrait d'ailleurs -la nôtre comme beaucoup d'autres- les prendre très au sérieux au vu des enjeux.

Nous sommes convaincus que si tout le monde s'y met , le futur sera sauvé.

Les élèves de 2ème et de 6ème primaire de l'école communale de Micheroux.

Cette carte blanche est écrite par les élèves de 2eme et de 6ème primaire de l'école de Micheroux avec l'aide de Madame Antoine et de Monsieur Dell'aquila.  

Des élèves de l'école communale de Micheroux, RTBF

La Fédération bruxelloise du PS élabore depuis dimanche ses listes pour les élections régionales et fédérales du 26 mai. La RTBF a appris à bonnes sources que Delphine Chabbert, secrétaire politique de la Ligue des familles, devrait occuper la quatrième place à la Région.

A la Ligue des familles, Delphine Chabbert occupe également les fonctions de porte-parole et directrice des études. Sur la liste PS aux régionales bruxelloises, elle se présentera comme candidate d’ouverture. Dans différentes chroniques dans les médias, Delphine Chabbert s’est régulièrement positionnée sur les questions liées à l’enfermement des mineurs étrangers, aux droits de femmes, à l’allongement de la durée du congé de paternité… Contactée, Delphine Chabbert n'a pas souhaité commenter l'information. 

La PS tiendrait donc sa candidate de la société civile, à l'instar du cdH avec l'ancien journaliste Philippe Malherbe, Ecolo avec la rédactrice en chef de Marie-Claire Anouk Van Gestel ou encore DéFi avec François De Smet de Myria.

Vervoort, Laanan, Madrane: le trio de tête 

La liste, comme déjà annoncé, sera emmenée par le ministre-président sortant Rudi Vervoort. Fadila Laanan, actuelle secrétaire d'Etat bruxelloise, occuperait la deuxième place et Rachid Madrane, ministre à la Fédération Wallonie-Bruxelles la troisième. Philippe Close, actuel bourgmestre de la Ville de Bruxelles doit pousser la liste. Décumul oblige pour les maïeurs de communes de plus de 50.000 habitants, il ne siégera pas après le scrutin s'il décroche son siège.

Le PS bruxellois devrait également miser sur la fraîcheur avec une figure jeune du parti dans les dix premières places à la Région.

Les candidats régionaux seront officiellement présentés ce mardi à 18 h, lors d'un Congrès de fédération à la Maison du Peuple de Saint-Gilles. Les noms des candidats bruxellois à la Chambre seront également annoncés. Cette liste, on le sait déjà, sera tirée par Ahmed Laaouej. Il sera suivi de l'Ixelloise Caroline Désir: c'est ce qu'a déjà rendu public le parti sur ses réseaux sociaux. Reste encore à connaître les places des députés sortants Emir Kir, Karine Lalieux et Nawal Ben Hamou. Laurette Onkelinx a déjà annoncé qu'elle quitterait la politiqueactive après les fédérales de cette année.

 

rtbf.be