Dans le cadre de la FBN 31st Global Summit à Budapest en Octobre, l’association bulgare des entreprises familiales, fondée par l’entrepreneur, philanthrope et consul d’honneur d’Ouzbékistan Petar Mandjoukov, présentera le sujet des « Investissements des entreprises familiales dans la recherche et les découvertes scientifiques pour lutter COVID-19 ».

Le fondateur et président d’honneur de la FBN-Bulgaria a réalisé un investissement considérable pour déchiffrer le génome de COVID-19. Avec ce don il devient un des grands leaders du business, engagés directement dans la lutte contre la pandémie.

« Pour donner un exemple de modèle effectif de responsabilité sociale des entreprises, la fondation « Petar Mandjoukov», représentée par moi, a tendu la main à la science bulgare en conférant une laboratoire de biologie moléculaire ultra moderne à l’université « Saint-Clément d’Ohrid » – l’université bulgare le plus renommé. Je suis fier que grâce à cette décision aujourd’hui notre pays est au point d’une découverte scientifique importante. Le but des scientifiques est de clarifier de manière plus précise les mécanismes de contamination et de traitement », explique avec optimisme le président d’honneur de Family Business Network.

D’apres les analisateurs, étudiant la démarche des différents pays en 2020, l’expérience bulgare est unique au monde, parce qu’elle représente une modèle de solidarité, vision et coopération entre les entepreneurs, la communauté académique et les médecins.

« Cette réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos (le 25 Janvier 2021) souligne le rôle important des entreprises familiales pour surmonter les conséquences de la pandémie, parce qu’elles sont gérées avec une vision à long terme et une stratégie, fondée sur des valeurs spirituelles intemporelles », dit le fondateur de FBN-Bulgaria. D’après lui aux Balkans et plus précisement en Bulgarie, Grèce et Turquie les entreprises familiales sont un facteur central pour l’économie et les valeurs et traditions familiales triomphent des tendances de la mondialisation. Alors, ce n’est pas dû au hasard que, avec les pays l’Extrême-Orient, le région des Balkans est cité en exemple.

Mandjoukov se solidarise avec les participants à Davos, d’après lesquels la pandémie sera une occasion pour l’humanité de repenser le rôle des groupes économiques globaux et cette focalisation sur les gains et le consumérisme laisseront la place à un nouveau modèle de capitalisme plus effectif et plus éthique. « Le monde d’aujourd’hui a besoin d’une synergie entre l’économie du marché et un modèle d’allocation des ressources publiques socio-libéral. Je ne supporte pas ledit modèle américain qui représente le consumérisme et le gain comme une valeur sociale de base. La moralité des entreprises familiales met en doute le cercle fermé de production des marchandises d’une quantité croissante, mais d’une qualité décroissante qui sont vite remplacées par d’autres. Sans fin, sans balance. Cette spirale ascendante paraît à un serpent qui mord sa propre queue. La circularité « publicité-production-consommation » a une grave influence sur l’environnement. En outre, elle est nuisible pour notre spiritualité, ajoute l’entrepreneur.

Au beau milieu de la pandémie en 2020 Mandjoukov a fait don à l’Académie de medecine militaire des ambulances modernes, des aspirateurs, des appareils de respiration et de filtration de l’air. Le montant total du don est d’environ 1 million d’euro, expliquent des représentants de l’établissement médical. Le grand philanthope bulgare espère que tous les gens aisés au monde montreront leur solidarité dans la crise et que les entreprises familiales seront la cure globale pour la crise de COVID-19.

 Gabriel Sterling, en charge de superviser le recomptage des bulletins en Géorgie, a vivement demandé à Donald Trump de rappeler ses partisans à l'ordre après que des citoyens qui apportent leur aide pour recompter les voix ont été menacés de mort. Dans une conférence de presse saisissante, l'élu républicain a haussé le ton: "Il faut que cela cesse"

"Je vais faire de mon mieux pour me contrôler", a prévenu d'emblée Gabriel Sterling, en colère. Avec une pause interpellante entre chaque mot, il a averti: "Tout... cela... va... trop... loin". Les partisans de Trump menacent sans cesse les personnes qui recomptent les voix. Le responsable a effectivement donné quelques exemples.

 

Des menaces de mort, des intimidations

"Un employé d'une vingtaine d'années est menacé de mort. Sa famille est harcelée. Il y a une corde dehors avec son nom dessus. Ce n'est pas juste. J'ai une protection policière devant chez moi, très bien, j'ai pris un poste important, je comprends. Mais ce gamin a juste pris un travail. Il faut que cela cesse", explique-t-il, le ton grave.

Gabriel Sterling demande à Donald Trump et aux sénateurs d'intervenir, en affirmant leur opposition à de telles méthodes. "Monsieur le Président, vous n'avez pas condamné ces actions ni ces mots. Sénateurs, vous n'avez rien condamné non plus. Il faut que cela cesse. Nous avons besoin de vous, et si vous voulez un jour retrouver le pouvoir, montrez-le nous", a-t-il appelé.

 

“Cela va trop loin”

La semaine dernière, Trump a qualifié Raffensperger, secrétaire d'État en Géorgie, d'"ennemi du peuple". Sterling pense que "cela a contribué à ouvrir les vannes à ce genre de conneries." L'adresse de l'homme politique a depuis été divulguée. "La police patrouille devant sa maison, des gens viennent sur sa propriété. Sa femme reçoit des menaces sexuelles par téléphone. Il faut que cela cesse. Ce ne sont que des élections, la base de toute démocratie. Quiconque ne dit pas un putain de mot à ce sujet est complice. Cela va trop loin", poursuit l'élu républicain. 

Les gens sont autorisés à avoir une opinion sur les élections et les résultats, selon Sterling, "mais les menaces de mort, les menaces physiques, l'intimidation, c'est trop, ce n'est pas bien. Il n'y a plus aucune morale. C'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Je suis en colère, tout Américain, tout citoyen de Géorgie, républicain ou démocrate, devrait être également en colère", a-t-il dénoncé. 

“Monsieur le Président, arrêtez cette violence”

Sterling conclut en s'adressant une nouvelle fois à Trump: "Vous avez le droit d'aller au tribunal, mais vous n'avez pas le droit d'inciter les gens à recourir à une éventuelle violence. Quelqu'un va être blessé. Quelqu'un va se faire tirer dessus. Quelqu'un va se faire tuer. Ce n'est pas juste. Je ne sais plus comment le dire. Il est temps de regarder vers l'avenir, Monsieur le Président. Si vous voulez réessayer dans quatre ans, très bien. Mais venez ici maintenant et arrêtez cette violence. Dites-leur de ne plus nous intimider. Ce n'est pas américain.”

Le ministre américain de la Justice Bill Barr a déclaré mardi ne pas avoir constaté “de fraude” suffisante pour invalider la victoire de Joe Biden à la présidentielle, contrairement aux affirmations de Donald Trump.

 

Photo: AP

La source: 7sur7.be

Amesdames Carmen Ramlot, Anne Laffut et à messieurs Philippe Bontemps, Elie Deblire, Francis Demasy, Marc Gauthier, Vincent Wauthoz, François Kinard, Vincent Magnus, Bernard Moinet, Alain Deworme, Guy Gilloteaux, Michel Jacquet, Benoit Piedboeuf, Yves Planchard, Philippe Courard, Francis Steifer, président et membres du Conseil d’administration d’Idelux, à Mesdames et Messieurs les observateurs et les invités du Conseil.

Je vous écris de ma jeune soixantaine. Vous connaissez peut-être mon nom, il vous rappellera alors l’Opération Villages Roumains en 1988 où avec les communes de Belgique et d’Europe – dont toutes les communes de la province du Luxembourg – nous avions combattu et vaincu le plan de destruction de milliers de villages par le pouvoir roumain, sous Ceausescu.

Il vous rappellera aussi les guerres de Yougoslavie où nous avions bâti au cœur même de villes en conflit des “ambassades de la démocratie locale”, avec les communes et les villes d’Europe – et même avec le Conseil de l’Europe – et de nouveau avec les communes du Luxembourg.

Il vous rappellera peut-être aussi le G1000, avec David Van Reybrouck et bien d’autres, lançant un processus participatif dont l’influence et l’héritage sont durables, par exemple en Communauté germanophone toute proche où existe désormais un parlement des citoyens.

Il vous évoquera aussi peut-être les chroniques que je tenais à la radio publique et où je m’échinais à rappeler que la terre est ronde, même si l’écran est rectangulaire.

Si je viens vous trouver sur votre écran rectangulaire, c’est pour cette même raison : parce que la terre est ronde. Et aussi parce que je dois bien vous l’avouer : vous m’avez l’air de tourner carré.

Mais je viens à vous en confiance : parmi vous 11 conseillers sur 14 sont des baby-boomers, comme moi. J’ai donc quelque espoir qu’ils se souviennent de ces moments où les communes et les citoyens ont participé pleinement à l’histoire de leur temps.

Dans quelques heures, vous allez avoir à décider du sort de la Zad de la Sablière d’Arlon et, partant, de l’avenir de la Sablière même. Vous pourrez voter l’expulsion des zadistes, vous pourrez faire place nette pour le zoning industriel que vous projetez.

Je voudrais vous dire que nous avons une chance, vous et nous aujourd’hui. Cette chance, c’est que vous soyez les premiers à arrêter la main de ce qui nous blesse. La Sablière n’est pas la seule situation qui préempte aujourd’hui notre avenir. Bien des choses qui n’ont pas commencé exigent de ne pas être entamées. C’est le cas de la 5G, de Ali Baba, des contournements routiers et autoroutiers et de cent autres situations et bien entendu de la transformation de 31 hectares de sablière en zoning industriel. De gros dossiers qui vont impacter et influencer notre avenir écologique et aussi social sont sur la table. N’aggravons pas la situation avec des projets dont nous pouvons déjà discerner l’impact négatif sur l’environnement carbone et sur le vivant.

C’est là notre chance, votre chance, d’être les premiers à faire jouer le principe de précaution. En pleine COP 25. Vous pouvez faire cela.

Vous le devez aussi.

Car sinon, c’est reconnaître que le monde est destiné à aller " comme ça ", parce qu’on a toujours fait " comme ça ". C’est-à-dire l’inverse de ce progrès que vous semblez appeler de vos vœux.

Car sinon, quel signal montrerez-vous ? Que vous n’avez pas compris le danger qui nous guette ou plutôt que, l’ayant compris, vous choisissez de l’aggraver plutôt que le combattre ?

Voyez-vous, on appelle partout à une écologie des petits gestes, à économiser l’énergie, à trier ses déchets, à limiter son empreinte carbone et voilà que le bétonnage de 31 hectares compterait pour rien ? N’aurait aucune influence ? Vous pensez vraiment cela ?

Avez-vous par exemple fait l’exercice du coût en carbone de votre projet de destruction et de bétonisation ? L’avez-vous fait ? Avez-vous calculé combien va nous coûter, collectivement, l’abattage des arbres, le retournement des terres, la bitumisation, la construction d’entrepôts et d’ateliers, le charroi qui en partira, les produits que l’on y fabriquera, avez-vous calculé cela ? Je vous pose la question : peut-on véritablement lancer un tel projet sans avoir fait ce calcul ?

Chaque mètre carré retourné, chaque arbre abattu sapent un peu plus les possibilités que nous aurons, collectivement, de rendre la planète habitable pour les générations déjà nées et à naître. Prenez vos calculettes, calculez.

Je ne vous appelle pas à la raison puisque la raison est précisément ce que vous invoquez pour défendre votre projet. Non, je vous appelle au déraisonnable, à l’audace. Je vous appelle au risque plutôt qu’au danger. Je vous appelle à permettre à l’avenir de venir.

N’expulsez pas la ZAD. Et si vous ne pouvez arrêter tout de suite ce projet insensé, votez au moins un moratoire pour le zoning. Afin de permettre aux opposants de calculer cette dépense carbonique dont je viens de parler, de construire leur dossier et de le comparer au vôtre. Cela me paraîtrait de saine justice.

Et tant que j’y suis, je vous demanderai aussi de fournir les moyens financiers de cette contre-expertise. Vous savez, un citoyen qui paie des impôts, dont une part sert à financer vos études, doit pourtant repayer une deuxième fois s’il décide de contester tel ou tel projet. Par exemple, si vous décrétez que tel arbre doit être abattu parce qu’il est malade je n’ai pas d’autre choix que de payer moi-même une contre-expertise si je veux prouver le contraire. Vous voyez, rien n’est juste dans ces affaires. Vous n’avez pas à vous encombrer de payer de votre poche vos opinions. Nous, si. Et vous n’avez pas à dormir dans les bois dans un automne brumeux et froid pour vous faire entendre. Eux, si. Vous savez, ces zadistes que vous voyez comme des dangers encagoulés sont peut-être parmi les plus sensibles de vos fils et vos filles.

Vous devriez être fiers que l’on défende votre région. Et tant pis s’ils ne sont pas d’Arlon ou si elles ne sont ni luxembourgeoises ni peut-être même wallonnes. Et alors ? Est-ce qu’Arlon serait à Arlon ce que l’Amazonie serait à Bolsonaro ? Chacun chez soi quand le feu brûle partout ? Ce monde dont le cœur et l’esprit rétrécissent peut en effet penser comme ça. Et croire qu’il est des choses qui appartiennent quand même la pluie qui tombe nous est donnée.

Nous avons une chance aujourd’hui, vous et nous.

Soyez les premiers.

Une ardeur d’avance.

Je vous souhaite une excellente réunion.

Paul Hermant est chroniqueur, marcheur et acteur des temps présents, grain de sable.

rtbf.be

Monsieur Buelens, (ndlr : patron de l’aéroport d’Anvers)

Je réagis à la suite de la comparaison que vous avez osé faire entre la Gare du Midi et le Kosovoalors que vous communiquiez sur l’organisation de 3 vols entre Anvers et Londres !

Je suis le président d’une des plus grosses organisations de promotion de la culture albanaise en Belgique. Notre communauté représente plus de 60.000 personnes en Belgique dont près de la moitié est originaire du Kosovo. Quoi qu’il en soit et peu importe l’origine de cette communauté, tous les Albanais sont solidaires et considèrent comme tout à fait inacceptable la comparaison que vous avez faite.

Nous sommes persuadés que vous n’avez jamais visité le Kosovo et que votre remarque impertinente est liée à une image du pays que vous vous êtes fait en rapport avec la guerre subie par le peuple albanais du Kosovo dans les années 1998-99. Sachez Monsieur qu’il est rare de trouver un peuple aussi courageux que le peuple albanais du Kosovo et que vous seriez étonné de constater, s’il vous arrive un jour de visiter le pays, non seulement qu’il n’y a plus aucune trace de la guerre et que tout a été reconstruit mais qu’en un peu plus de 10 ans d’indépendance, le Kosovo a connu un développement impressionnant !

Quand vous apprendrez, avec un peu d’effort intellectuel, que la Guerre lancée par la Serbie contre le Kosovo en 1998 et qui est à l’origine de votre abominable comparaison, a causé le massacre de plus de 11.000 civils albanais dont plus de 1300 enfants, 296 d’entre eux avaient moins de 5 ans, plus de 1700 femmes et plus de 1800 personnes âgées de plus de 65 ans, que plus de 1450 corps gisent toujours dans des charniers en Serbie et que leur corps n’ont donc pas encore été remis à leur famille, que plus de 100.000 maisons privées ont été complètement détruites et brûlées ainsi que plus de 350 écoles, 123 institutions de santé et que plus de 20.000 femmes et jeunes femmes albanaises ont été violées, vous vous rendrez compte, nous espérons du moins, à quel point votre comparaison est scandaleuse pour le peuple albanais et particulièrement celui du Kosovo !

A la suite d’un article du journal Het Laatste Nieuws mettant à jour l’existence, à partir de l’aéroport d’Ostende que vous administriez déjà en 2015, d’un trafic d’armes à destination des terroristes du Proche-Orient, vous aviez estimé être victime d’une campagne de dénigrement. Cela aurait donc dû vous amener à un peu plus de prudence avant de vous essayer à ce genre de comparaison frôlant le racisme et à tout le moins dénigrante.

Votre piètre comparaison est également un non-sens du point de vue économique puisqu’un nombre non négligeable de personnes d’origine albanaise voyagent entre la Belgique et Londres dont assez bien d’entrepreneurs et de personnes potentiellement intéressées par votre offre mais qui ne se détourneront jamais plus de la Gare du Midi, dut-elle " supporter " une moins belle infrastructure que celle d’Anvers ! Tout compte fait et voyant le procédé des plus douteux que vous avez eu – excusez-nous du peu – l’imbécillité d’utiliser avec cette comparaison, nous ne doutons pas un instant d’une part, qu’elle ait été faite en désespoir de cause, conscient de l’anachronisme de votre offre en rapport avec le défi climatique (proposer le rajout de vols d’avions connaissant l’impact énorme sur l’environnement au lieu du TGV et son impact beaucoup moins élevé que l’avion) et d’autre part, de la sérieuse concurrence que constitue Bruxelles et sa stature de métropole internationale pour votre aéroport.

Il ne tient qu’à vous de réparer partiellement le préjudice causé en présentant publiquement vos excuses pour ce dénigrement complètement inutile et sans aucun fondement et en nous recevant, Monsieur l’Ambassadeur du Kosovo en Belgique et moi-même, pour aplanir cette polémique inutile et vous en expliquer toute l’abomination. Je vous conseille également de prévoir une visite au Kosovo à laquelle je suis bien volontiers disposé à vous accompagner.

Veuillez prendre en considération, Monsieur, notre plus haute indignation

Amet Gjanaj
Albabel asbl

RTBF,rtbf.be

Depuis les premiers exécutifs wallons il y a déjà 40 ans, notre Région s’est toujours dotée d’un ministre l’Agriculture et/ou la Ruralité. Cela lui a permis de développer des politiques publiques spécifiques, entre aménagement du territoire, environnement et développement économique.

En revanche, il n’y a à ce jour jamais eu de véritable "politique de la Ville et des zones urbaines" consacrée à ces zones denses d’habitants, d’industries, de services et de fonctions, et évidemment pas de ministre pour la mettre en œuvre ! Or ces zones denses concentrent plus de la moitié de la population wallonne (54%, chiffres IWEPS) et la tutelle sur les ex-Grandes Villes (dite PFGV, Plan Fédéral pour les Grandes Villes) a été régionalisée lors de la 6e réforme de l’Etat, sans que les deux exécutifs de la dernière législature s’en saisissent : plus de 5 ans de perdus ! Quand les grandes agglomérations s’enrhument, c’est tout le territoire autour qui tousse : investir dans les agglomérations profite aux centres et aux communes qui les entourent.

L’immobilisme historique, pour ne pas dire la négation pure et simple du fait urbain wallon, est très pénalisant et doit cesser sans plus attendre. Un nouvel accord de gouvernement régional se négocie en ce moment même et il serait inconcevable que cette dernière fasse l’impasse sur une véritable politique de la Ville et des zones urbaines, d’un.e ministre en ayant la responsabilité et de moyens d’action significatifs.

La réalité territoriale

Les zones urbaines wallonnes concernent peu ou prou 30 à 90 communes (sur 262), près de 2 millions de personnes sur une trajectoire ouest-est avec trois agglomérations hennuyères (dans l’ordre Charleroi, Mons, Tournai), une namuroise (Namur) et deux liégeoises (Liège et Verviers), en plus des effets de débordements de Bruxelles sur le Brabant wallon. Deux sont des métropoles : Charleroi et Liège ; les quatre autres sont des agglomérations significatives.

Priorités : logement, mobilité, social

Les pôles urbains sont liés à de l’habitat historique, à des industries aujourd’hui disparues et à une densité forte, urbanisée en "deux façades". Les communes concernées souffrent particulièrement d’un territoire morcelé (hérité d’une fusion des communes pas toujours réussie), d’une concentration de difficultés (chômage, pauvreté), d’une politique d’aménagement du territoire qui a encouragé la rurbanisation en défigurant les campagnes et d’une absence de moyens criante… c’est-à-dire d’une absence de politique urbaine digne de ce nom. Ce n’est pas une opinion, c’est un fait : notre région va mal depuis que ces centres urbains périclitent, et l’heure est aux soins intensifs les concernant.

Or un ensemble dense, en termes de politique publique, c’est la fameuse "case compte triple" du Scrabble, c’est là que les investissements sont les plus rentables, avec des effets multiplicateurs nets et immédiats ! Par exemple investir dans du logement urbain c’est tout à la fois préserver des campagnes verdoyantes, remplir les bus intra-muros, s’éviter des embouteillages de navetteurs matin et soir (écoles, industries, bureaux), soutenir le commerce local, lutter contre la paupérisation, épargner de l’argent public (égouttage, eau et gaz meilleur marché à l’installation et à l’entretien), lutter contre le réchauffement climatique avec des habitations économes et thermo-efficaces… La question est : tant qu’à (devoir) construire 1 mètre carré de béton, doit-il trouver place dans un champ, ou dans un chancre ?

Dura Lex Sed Lex

Pour le coup, nos villes et communes souffrent d’un vide législatif béant : par comparaison, les premières lois françaises sur les communautés urbaines datent de… 1966 (et concernent aussi les communautés de communes ou de territoire, pour les zones rurales). Ce sont elles qui permettent aux agglomérations et métropoles tricolores de se doter d’infrastructures adaptées et structurantes (trams, BHNS, logement public), et financent correctement les effets de centralités.

Des législations de ce type existent peu ou prou dans tous les pays d’Europe, mais la Belgique doit se débrouiller avec la Loi fédérale dite "d’agglomération" de 1971, tombée en désuétude très rapidement et dont seules Anvers s’est saisi (Bruxelles s’étant muée en région à part entière, Gand et Charleroi ayant quant à elles réussi leur fusion de 1976, il y a plus de 40 ans…).

Qu’il doive s’agir d’une législation spécifique adaptée, d’un nouveau round de fusion des communes, d’un redécoupage de compétences entre communes, intercommunales ou provinces, il faut d’urgence changer de modèle de pilotage et de financement, si possible en simplifiant le mille-feuille.

Just do it

Aujourd’hui les communes urbaines s’étranglent et les communes rurales sont saccagées par l’urbanisation en ruban. La Région veut combattre l’étalement urbain, avec sa loi de stop au béton, après des décennies d’urbanisation incontrôlée qui a ruiné la typicité de bien des villages et dévoré des terres agricoles pourtant essentielles, avec en conséquence un développement (auto) routier incontrôlable et très coûteux. Mais pour y arriver, elle ne pourra faire l’économie d’une vision et d’une politique spécifiquement urbaine. Il y aurait plusieurs grands gagnants potentiels à cette opération : dynamisme local, finances publiques, qualité de vie et enfin environnement.

La Wallonie a longtemps souffert du saupoudrage : se doter de politiques urbaines c’est au contraire concentrer des moyens en misant sur leurs effets multiplicateur et vertueux déjà expliqués. Ainsi restructurées, chaque agglomération pourrait retrouver son rôle premier, cœur de logement et poumon économique. Cette embellie profiterait à tous les territoires concernés (villes assainies, campagnes préservées), à la population locale (qualité de vie, mobilité pour tous) et aussi aux finances publiques (investissements plus vite rentabilisés, coûts d’entretien moindre, développement économique).

Une politique urbaine et le ministre qui va avec, tous les Wallons ont à y gagner !

 

Quentin le Bussy, 39 ans, est indépendant, chef d’entreprise, conseiller communal Ecolo à Liège et se présente comme "militant urbain".

 Quentin le Bussy,rtbf.be

Greta Thunberg est partout !

Faut-il écouter notre dernier phénomène médiatique, la célèbre adolescente suédoise qui milite contre le réchauffement climatique ?

Bien sûr, avec à la fois attention et précaution. Greta ou les inspirateurs de ses discours s’appuient beaucoup sur la science, les scientifiques, le GIEC - Groupe International sur l’Evolution du Climat / International Panel on Climate Change (IPCC) - et d’autres sources raisonnablement sérieuses. Ce qu’elle nous dit sur l’état de la planète ou du climat est assez peu controversé. Son effort de sensibilisation est, pour le moins, le bienvenu.

Un discours à certes nuancer

Pourquoi y appliquer le principe de précaution alors ? Justement parce que Greta elle-même applique ce fameux principe de manière un peu sélective, quelque peu naïve et parfois même inefficace.

Accusée par certains de diaboliser le nucléaire, force est de constater qu’elle tombe, de bonne ou de moins bonne foi, dans le piège habituel de l’idéologie écologiste, qui n’arrive pas à renoncer à ses racines anticapitalistes : l’exemple frappant est l’omission totale, et même des recommandations dans le sens opposé, d’une des conclusions pourtant claires du GIEC, à savoir que l’on devra conserver sinon augmenter la part du nucléaire dans le mix énergétique pour encore quelques décennies si on veut effectivement des trajectoires réduisant l’empreinte carbone (et donc une petite chance de tenir 1,5 ou 2 degrés).

C’est très mal vu de le dire, mais c’est un fait, et c’est le GIEC qui le dit : les politiques allemande, belge ou même peut-être française sous peu de fermeture de centrales sont néfastes au climat. Le remplacement par du renouvelable intermittent demande obligatoirement du fossile et donc du CO2 pour pallier l’intermittence, sauf à entreprendre des investissements massifs et peu réalistes dans des renforcements des réseaux (lignes à haute tension) ou du stockage (barrages / stations de transfert d’énergie par pompage STEP) à peine plus populaires et plus favorables à l’environnement que le nucléaire lui-même.  

De manière plus générale, et toujours avec un fond d’anticapitalisme un peu primaire, Greta nous suggère un tableau évidemment insoutenable de "croissance infinie dans un monde fini", dont nous serions "coupables" (nous les vieux occidentaux capitalistes et colonialistes) et qu’il faudrait évidemment combattre. Elle aurait raison si ce tableau correspondait à la réalité mais ce n’est pas le cas, et c’est là que les précautions s’imposent quant aux recommandations résultantes, car nos ressources sont évidemment limitées et nous devons les investir là où c’est à la fois efficace et réaliste.

Coller davantage à la réalité

Pourquoi la litanie de  "croissance infinie dans un monde fini" ne correspond-elle pas à la réalité ?

Croissance infinie : en Europe occidentale et au Japon, la croissance est terminée depuis longtemps (très longtemps au Japon). Ceci vaut tant pour la croissance économique que démographique. Le reste du monde plafonnera aussi, dans les deux domaines, dans les prochaines décennies. Il est important de constater à la fois que l’on se dirige vers une croissance au mieux molle généralisée, mais que l’on ne pourra pas empêcher ceux qui ne sont pas encore à notre niveau d’y aspirer et donc de continuer à croître tant que l’écart n’est pas résorbé. On ne les en empêchera pas ni moralement ni autrement. Une des conséquences est qu’il est peu réaliste de leur parler de décroissance ou même de sobriété pour l’instant, et c’est déjà difficile chez nous, comme l’ont aussi montré les fameux gilets jaunes.

Monde fini : évidemment la planète a ses limites, et on n’exploitera pas le reste de l’univers avant très longtemps. Cependant, à notre échelle, cette planète n’est pas aussi finie qu’elle en a l’air : nous n’en avons exploité qu’une fraction infime et il reste des marges considérables tant en volume (profondeurs, océans) qu’en technologies. A nous d’utiliser ces marges intelligemment, le gaz de schiste étant un contre-exemple frappant et on l’espère très temporaire. D’autres ruptures technologiques, dé-carbonées celles-ci, sont, on l’espère, à notre portée (au sens de la technologie mais aussi de la compétitivité, essentielle à leur adoption) dans les quelques décennies nécessaires à la croissance mondiale pour plafonner. Citons ici les espoirs de batteries plus légères et plus recyclables, les piles à combustible et l’hydrogène, les énergies tirées directement de la houle ou des marées, des progrès sur la géothermie, la fusion nucléaire, et bien d’autres.

Restons donc optimistes, et écoutons Greta avec attention et précaution. En parallèle, si son message apparaît alarmiste voire catastrophique, il ne doit pas décourager notamment l’Europe de rattraper son retard technologique et de se diriger vers un monde réellement plus respectueux de son environnement.

Stéphanie Heng, politologue et experte en communication

Alban de la Soudière, polytechnicien et fonctionnaire international

Stéphanie Heng est une politologue et experte en communication. Elle est diplômée de l’Institut d’études politiques de Strasbourg, du Collège d’Europe et d’un MBA de la Solvay Brussels School of Economics and Management (Bruxelles). Elle exerce, depuis une dizaine d'années, des fonctions de cadre de direction chargée des stratégies de communication d’entreprises internationales actives dans différents secteurs (finance, armement, chimie, etc.). Elle s'est présentée sur la liste DéFI du Brabant wallon pour la Chambre aux dernières élections fédérales.

Alban de la Soudière mène une carrière internationale, du ministère de la Défense français à l'OTAN. Il est actuellement fonctionnaire international dans une agence de l'OTAN. Il est un ancien membre du Think thank "Europe et Défense", un club dé géopolitique basé à Bruxelles. Il est chevalier de la Légion d'Honneur en France, également décoré par la France et l'OTAN pour participation à des opérations extérieures (Kosovo, Afghanistan).

Stéphanie Heng et Alban de la Soudière,rtbf.be

La N-VA a réagi vivement à l’information selon laquelle le PS refuserait toute discussion avec elle au niveau fédéral. Les ponts semblent donc définitivement coupés entre les socialistes francophones et les nationalistes flamands au point que le chroniqueur politique de la VRT Ivan De Vadder s’interroge sur une éventuelle fin de mission des informateurs Johan Vande Lanotte et Didier Reynders (MR).

Ce texte est une opinion de Mehdi kassou, porte-parole de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés, qu'il a d'abord fait paraître sur le réseau social Facebook.

"Ik zweer de Grondwet na te leven" (je jure d'observer la constitution).

Ces mots ont été prononcés ce jeudi par "l'homme" sur cette photo.

Les doigts assassins posés sur cette arme de guerre sont les mêmes qui lui ont servi à prêter serment devant le parlement fédéral.

Cet homme, inculpé pour racisme et négationnisme, libéré sous conditions, dont celle de se visiter la caserne Dossin (Mémorial et centre de documentation sur l’Holocauste) s'est empressé de répondre sans vergogne : “ça tombe bien, j’aime bien visiter les musées”, méprisant notre justice, insultant la mémoire des victimes du fascisme et confirmant impudemment son idéologie nauséabonde.

Dans la foulée et comme pour renforcer l'idée que notre démocratie poreuse aux idées d'extrême-droite est dangereusement menacée, Francken et son parti se sont hâtés de rappeler qu'ils "avaient toujours été contre le cordon sanitaire" et ont remis sur la table, non sans-gêne en cette journée mondiale des réfugiés, la proposition de loi dite des "visites domiciliaires".

Bien qu'il s'agisse probablement d'une vil tentative opportuniste d'exister médiatiquement afin de se (re)positionner à l'extrême-droite et rassurer ainsi l'électorat flamand sur les projets que la NVA mènerait au gouvernement fédéral sans le Vlaams Belang, dont on peut avoir la certitude qu'il ne participera à aucune majorité, cette attitude infecte (et dont on connaît les risques de propagation) devrait pousser l'ensemble des partis démocratiques, de gauche et de droite, à tout faire pour écarter des négociations ce trait d'union avec avec l'extrême-droite qu'est la NVA.

Face à la menace pour notre démocratie et nos droits fondamentaux que représentent ces deux partis, l'idée d'un gouvernement d'union nationale devrait être plus qu'envisagée.

À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle.

Je vous le dis en toute sincérité. J'ai peur. 

Mehdi kassou, porte-parole de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés